VOTRE PHOTOGRAM: AURIPLES-LA RÉPARA.

Bonjour les Brillantes, bonjour les Brillants.

L’affaire s’avérait d’emblée ardue. Allais-je me rendre à Auriples-La Répara, ou à La Répara-Auriples ? C’est l’une des questions que j’aurais pu poser à Monsieur le Maire Pierre Boutarin, mais ce n’est pas la seule, car Auriples et Répara sont en fait le rassemblement de plusieurs hameaux : Les Lombards, La Balme, Le Châtelard et enfin Le Péage.

Si vous êtes nés en 1159, je ne vous apprends pas que la commune s’appelait Auruplum pour l’actuelle Auriples, et Reparate pour La Répara. Bon, là, rebelote, car ce n’est pas une surprise, au temps féodal ces terres faisaient parties du patrimoine des comtes du Valentinois, mais ça, dans la région nous y sommes habitués. En 1548 ces terres sont vendues à Diane de Poitiers, ensuite elles passent à l’élection  de Montélimar et après 1790 la commune d’Auriples est comprise dans le canton de Puy-Saint-Martin, avant d’entrer définitivement dans le canton de Crest-Sud, voilà pour un très très bref résumé des péripéties historiques des lieux qui ont donc fusionné : La Répara et Auriples.

Ouf.

Pour ce Photogram, les meilleurs auspices étaient de mon côté, et le ciel semblait me donner raison.

Ma boussole, ça ne vous étonnera pas c’était…

Je baguenaudais, et m’arrêtais devant cette relique qui affrontait un antique transformateur électrique face à une végétation envahissante.

Si je mets cette photo en exergue, ce n’est pas innocent, car vous allez le voir, d’énergies il va être question dans ce Photogram…

Ah, je m’approche…

Mais…

Bon sang, et que le grand cric me croque, je m’y perds complètement… Allez. Je me décide. Direction Les Lombards et son Église.

Tel le quatrième Roi-Mage, j’arrive (un peu en retard), dans l’une des maisons de Dieu. Je me signe et pénètre dans l’une de ses demeures.

Je marche à pas feutrés, même s’il n’y a âme qui vive, et je contemple les représentations de la pénitence du Christ qui, je l’avoue à mon corps défendant, eurent sur moi le même impact qu’une sorte de bande-dessinée liturgique…

Avant de quitter ce lieu de sainteté, j’immortalisais les divers personnages qui me contemplaient dans une intemporalité qui me fit presque frissonner.

À travers les interstices de cette grille, je percevais là-encore une odeur de sainteté…

Mais dans une église comme dans un temple de la consommation, il y a une porte de sortie de secours, qui là, vous le remarquerez à la droite du cliché, était veillée par une petite araignée.

Une fois à l’extérieur de l’Église, je constate comme une évidence, que le cimetière de la commune est accolé au bâtiment divin.

Après cette visite, je me sens comme béni des lieux, et je reprends ma route…

Pour me rendre dans l’une des autres composantes de ce conglomérat de petits hameaux.

Et là, sans que je n’ai à payer un quelconque droit de passage, je pénètre dans…

Ô surprise, le bonhomme Cétélem m’accueille en me tirant la langue…

Puis le même bonhomme me donne à voir une sorte d’étreinte végétale plutôt impudique…

La Mairie est effectivement au cœur du village…

Pas un brin de vent souffle dans mon abondante chevelure mais les éoliennes sont en nombre, et si ce chemin me menait vers l’une d’entre-elles ? En avant Rosinante, contre tous ces moulins nous allons batailler…

Je m’apprête à revenir vers Crest, mon point de départ, et je fais chauffer les freins de Rosinante, mon petit scooter, tant les paysages sont sujets à moultes compositions picturales…

50 NUANCES DE VERTS…

Sur la route de mon retour j’aperçois au loin…

Et autrefois, avant le four de cet été, ceci était une rivière…

Et autrefois, avant le productivisme global, ceci était un camion…

Je boucle ma boucle dans ce monde circulaire et déjà, à l’horizon, je vois poindre, la cité de mon nid douillet…

Amis du brillant.fr, je sais ô combien que les vicissitudes financières de cette rentrée vont certainement occulter le plaisir de la promenade, pourtant, je ne saurais que vous enjoindre à vous y plier. C’est partir qui est éprouvant, mais une fois que vous êtes dans la contemplation, vraiment… vous vous dites « c’est toujours ça que l’état ne me prendra pas, ce plaisir insouciant d’apprécier avec abondance la beauté qui m’entoure ».

Bon sang, vive la Drôme !

Textes et photos : Mathias Deguelle.

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