VALENCE: MANIF ANTI-PASS, QUI ET POURQUOI?

La liberté est un œuf. Fragile, porteur de vie ou de faim. Un œuf c’est poussin ou omelette. Prenez mille personnes et demandez-leur de vous donner leur définition de la liberté, vous aurez mille définitions toutes différentes. En ces temps de Covid jamais le mot « liberté » n’aura été aussi protéiforme, « celle qui ne doit pas empiéter sur celle d’autrui » est une peau de chagrin qu’il faut réduire, ou au contraire un concept-puzzle à généraliser. Après un petit break estival lebrillant.fr vous revient, plus libre que jamais. Samedi 21 août, nous nous sommes rendus dans le cœur de la sixième manif anti pass sanitaire qui avait lieu à Valence, là où le mot « liberté » était scandé, chanté et hurlé par environ 2 à 3000 personnes (à vue de nez). Premières impressions : la foule est bigarrée, des cheveux blancs côtoient des enfants, des poussettes au côté des pancartes et des tambourins, chacun s’exprime de façon directe ou indirecte, et vous allez le lire maintenant, chacun a son mot à dire, là où « liberté » se fond dans le libre arbitre ou l’opinion.

– Bonjour, je m’appelle Anne-Marie, je suis retraitée, mère de trois enfants et six petits enfants.

– Qu’est ce qui motive votre présence au sein de cette manif aujourd’hui ?

– Ma liberté de choix en premier, et parce que j’ai fait des recherches et j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de mensonges dans ce qui a été dit.

– La liberté de choix d’accord, mais la liberté de choisir entre quoi et quoi ?

– La liberté de choisir si on veut se faire vacciner ou non.

– Pour beaucoup le pass-sanitaire semble être une porte ouverte vers le pire, c’est quoi le pire ?

– Oui je le crois, on veut nous emmener vers un monde dirigé vers la finance, vers le pouvoir de certaines élites, et nous nous resterons les travailleurs de force.

– Alors, on résiste comment ?

– D’abord il faut que chacun prenne conscience de ce qu’il veut, et pourquoi pas de changer son mode de vie, chez soi, ça commence par là, et puis… peut-être venir manifester aussi.

– Vous êtes vaccinée ?

– Oh non… Et je ne veux pas l’être.

– Vous êtes dans le camp des anti-vax ?

– Je suis dans le camp des anti-piquouze… on n’est pas des rats !

Bien. Ma déambulation continue épaule contre épaule, voix contre voix, ici ce n’est pas la distanciation sociale, c’est la proximité humaine. Ici, on espère que la liberté est le plus contaminant des virus. Ici on chante l’espoir. Tiens un homme, qui pousse la bien nommée poussette, il a une petite quarantaine, je lui tends mon micro.

– Je suis Raphaël je suis médecin généraliste.

– Comment avez-vous vu la situation évoluer en un peu plus de 18 mois ?

– J’ai constaté beaucoup de censures, des interdictions non-justififiées, sur des prescriptions pour des traitements qui ont montré des effets remarquables. De nombreuses études, notamment sur l’ivermictime, la doxycycline, ou la citromycine que j’ai pu les prescrire plusieurs fois pour des patients Covid positif avec essouflement et fièvre importante, et ils étaient soulagés dès le lendemain. Alors je ne comprends pas pourquoi on nous interdit de prescrire de tels traitements qui sont très peu onéreux et qui sont très bien tolérés.

– Est-ce que la question n’est pas dans la réponse : « Parce qu’ils sont très peu onéreux »… ?

– C’est ce que je pense aussi car les études qui nous sont présentées comme fiables, sont seulement des études à « haut de niveau de preuves statistiques », c’est à dire randomisées en double-aveugle qui coûtent des millions de dollars et seuls les grands groupes pharmaceutiques peuvent réaliser de telles études, et je pense que ces grands groupes pharmaceutiques n’ont pas intérêt à étudier de tels traitements qui coûtent pas trop cher, ils préfèrent étudier des vaccins ou des anticorps monoclonaux qui coûtent 1000 euros la boite.

– Vous vous rendez compte que vous êtes complètement à rebours du consensus général.

– Je m’en rends compte, mais ce n’est pas le temps du lâcher prise, beaucoup de mensonges vont être mis en lumière, et je ne suis pas tout seul, même si ouvertement on est pas beaucoup de médecins à manifester, beaucoup se rendent compte que les mesures sanitaires ne sont pas médicalement justifiées.

Bon, avouons-le, une manif anti pass-sanitaire, c’est aussi l’occasion de tendre le micro du brillant.fr à un discours porté par des « antis » qui ont tous les mêmes mots ou presque, pour autant, ces réfractaires doivent-ils être privés de parole, nous pensons le contraire, la contestation est aussi une argumentation… Un partage.

A défaut d’être libre, elle est libérée, elle ne veut pas me donner son prénom, mais n’est pas avare sur ses motivations.

La liberté.

– Quel sens vous lui donnez à ce mot ?

– Pour moi c’est faire ce que j’ai envie de faire, en respectant cette limite qui est de ne pas gêner l’autre. Et je pense qu’on est dans le vrai en refusant ce pass-sanitaire

– Le pass sanitaire serait pass-carcéral ?

– Si je ne l’ai pas, je suis interdite. Je ne ne peux aller au restaurant, je n’ai pas le droit d’aller à la bibliothèque, je n’ai pas le droit d’aller au cinéma, je n’ai pas le droit de faire plein de choses. C’est une obligation vaccinale déguisée, à la limite ça aurait été plus clair si on nous avait dit que la vaccination est obligatoire… parce que là, juridiquement, on avait des recours… Si les gouvernements étaient si sûrs de la valeur de leur vaccin, pourquoi demanderait-on à quelqu’un qui va à l’hôpital pour une intervention, quelqu’un qui a les deux doses de repasser un test PCR, à chaque examen, et avant chaque intervention ? C’est bien la preuve que ça ne protège pas de la circulation du virus… on le sait. Donc moi je ne suis pas plus dangereuse que celui qui est vacciné. J’ajoute qu’on ne connait pas les effets à long terme, ce que je dirais tout de même c’est que ça protège des surinfections, mais ces surinfections arrivent souvent chez des gens qui ont des comorbidités et qui sont pas en grande forme. Et puis je vais vous dire, ça fait des millions d’années que les hommes vivent avec les virus, et on peut pas faire autrement et heureusement, c’est la vie.

Être au cœur d’une manif c’est être dans un labyrinthe humain, un dédale mouvant qui avance, qui marche sans rythme, et dans lequel on doit se frayer un chemin lui aussi, sinueux et mobile. Quand vous désirez instaurer le dialogue, vous devez stopper le manifestant. Il accepte ou il refuse. Surtout quand j’essaie de créer du lien avec un porteur de pancarte « média-collabo ».En vain.

– Bonjour, je m’appelle Mathias, je suis pompier volontaire à Saint Nazaire le Désert…

– Mathias avec un « T » ou deux… ?

– Un seul.

– Dans mes bras ! Plus sérieusement, en ce moment une crise secoue le corps des pompiers concernant la vaccination et le pass, certains de vos confrères parlent de discrimination…

– Discrimination. Oui, c’est le terme malheureusement. Car nous subissons l’obligation vaccinale, donc personnellement je suis pompier volontaire, ça fait six ans que je donne du temps à ma caserne, je sais dorénavant qu’à partir du 15 septembre je serais suspendu pour inaptitude médicale… Donc tant pis, je passerais à autre chose… Ce que je trouve plus moche c’est que j’ai des amis qui sont pompiers pros, qui ont des enfants, et qui eux aussi, à partir du 15 septembre seront suspendus sans salaire, et c’est pour ça que je suis là.

– Juste au niveau de votre caserne, quelles vont être les conséquences de cette vaccination obligatoire ?

– Sur 6 actifs, on est 2 non vaccinés… Donc il vont passer à un effectif de 4. Ce qui veut dire qu’en cas de seulement une ou deux absences, on sera infoutus de sortir un véhicule de la caserne, globalement c’est tout le Diois qui est impacté…

– Pourquoi refuser le vaccin ?

– Moi je regarde les chiffres. Je ne suis pas un pro vaccin à la base, mais je ne suis pas un antivax non plus, je vois qu’en Israël ils sont à 95% vaccinés, que la contamination continue, que la transmission continue, que les hospitalisations continuent… J’ai 50 ans, je suis en bonne santé, mes risques de développer une forme grave sont très faibles, je préfère tenter ma chance sans le vaccin !

– On manque de recul ?

– Tout simplement. On est sur un vaccin qui est en phase 3, qui n’est pas validé à 100%, et là je trouve déplorable qu’on oblige des enfants à être vaccinés.

Ma pensée de l’instant : La liberté c’est aussi ça, un feu follet insaisissable.

– Bonjour, je m’appelle Claudia

– Claudia, vous poussez un vélo que vous avez orné d’une structure qui maintient des pancartes plutôt explicites, est-ce que vous pouvez nous parler de votre « contest-bike » ?

– Je donne de l’information aux gens.

– Au centre de votre cyclo-panneau, il y a un mot : « corruption »…

  • C’est ce qu’on me dit, il y a beaucoup de personnes qui ont des conflits d’intérêts, C’est vrai qu’il faudrait demander aux médecins qui vont sur les plateaux télévisés ou de radio, s’ils ont des conflits d’intérêts ou pas, qu’on soit transparent et honnête de ce côté là… Donner l’information, qu’on sache que s’il y a conflit d’intérêt, on perd en objectivité…
  • A qui profite le crime ?
  • Au capitalisme encore une fois.

– Êtes-vous conspirationniste?

  • Non, non. Non, non. La conspiration a un but mortifère, on conspire pour tuer. Moi je veux juste mettre en avant des informations qui sont vraies. Que les gens ont qu’à aller chercher sur les sites officiels français et européens, des conseils scientifiques indépendants, ensuite il faut faire une synthèse de toutes ces informations. Il faut faire passer la vraie information…
  • Vous vous estimez plus éclairée que les autres ?
  • Je ne connais pas le niveau de conscience des autres, moi je suis bien dans ma peau, je suis enseignante et pas une seconde je n’ai enseigné avec le masque pour bien prouver aux parents que les enfants ne sont pas vecteurs.

Une manif c’est un torrent, et le micro est la rame qui permet au journaliste de se maintenir à flot. Évidemment il m’est très difficile ici de restituer la cacophonie ambiante, mais vous ne l’ignorez pas, une manif est avant tout une cascade de décibels, alors imaginez… Imaginez les chants, les trompettes, les tambourins, les porte-voix, et les slogans scandés à tue-tête.

  • Bonjour, je m’appelle Dominique, je suis médecin en médecine libérale…
  • Que faites-vous ici Dominique ?
  • Quand un peuple n’a plus confiance en son immunité naturelle, il n’a plus d’avenir.
  • Si je vous suis, vous ne croyez pas que la vaccination puisse créer cette immunité.
  • Je pense que cette vaccination n’en est pas une. C’est une injection expérimentale, qui n’a absolument pas lieu d’être imposée, qui est dangereuse, on n’a aucun recul, les labos se sont dédouanés des effets secondaires, les assurances aussi. Progressivement on est en train de diminuer l’âge des vaccinations qui vont bientôt toucher les plus petits qui sont déjà super vaccinés et c’est grave car en vaccinant tout le monde comme ça à tour de bras, notre immunité qui est un patrimoine que les parents lèguent à leurs enfants et qui est complètement en train d’être écrasé et du coup les gens vont devoir dépendre des laboratoires pour être en bonne santé, et ça je n’y crois pas, je ne peux pas faire confiance à la Big Pharma.
  • Ici le sujet de cette manifestation c’est la question du pass sanitaire, que représente t-il pour vous ?
  • Le pass sanitaire est une connerie monstrueuse. On ne peut admettre de vivre avec des pass, vous comme moi on paie nos impôts quand on travaille, on a une contribution généralisée, on a droit a tous les établissements publics, à partir du moment où on met un code-barre sur quelqu’un pour qu’il ait le droit de rentrer, et qu’il y a des gens qui font ça pour que les personnes aient le droit de rentrer, qui tolèrent, qui vérifient, on n’est plus dans une démocratie. La démocratie doit être gouvernée pour l’ensemble, chaque loi doit être promulguée doit l’être pour le plus grand nombre.
  • Je vais me faire l’avocat du diable, mais ne pensez-vous pas qu’avec notre numéro de Sécu, notre carte bancaire, nos téléphones portables, nous le sommes déjà répertoriés… Fliqués diront certains…
  • Oui, avec la télé, avec la radio on l’est déjà… Mais là on va trop loin. Moi ça fait des années que je me bats contre tout ça, mais là pense que les gens se rendent compte à quel point ils sont abusés. On est en train de transformer la France en un peuple de moutons, et ceux qui nous gouvernent ce sont des loups. Mais j’aimerais ajouter quelque chose, on parle aujourd’hui du pass sanitaire, mais on peut redouter un pass-artistique, un pass-médiatique, un pass-politique… Ça suffit !!!

Une manifestation n’est pas définissable en terme de tenue vestimentaire, là encore le bigarré est de mise, du BCBG au baba cool, du costume cravate à… l’uniforme militaire. Mais que vient faire le treillis dans une manif anti-pass ? Questions.

  • Je m’appelle Guillaume.
  • Vous êtes en tenue de militaire, il y a un message derrière le camouflage ?
  • Bon, d’abord j’ai été soldat, mais je ne le suis plus.
  • Dans ce cas, pourquoi revêtir la tenue militaire ?
  • Pour représenter ceux qui ne peuvent pas l’être. Tous les militaires…
  • Vous pensez que les militaires ne sont pas assez représentés dans cette crise ?
  • Vous avez vu ce qu’il s’est passé avec la tribune des militaires, ce n’était qu’un texte. Qui n’enfreignait en rien leur devoir de réserve…
  • Mais quel est le rapport avec le pass-sanitaire ?
  • Le rapport c’est que l’armée est obligée de se faire piquer pour faire des « opex ».
  • Vous contestez la vaccination obligatoire pour les opérations extérieures.
  • Y’a pas que ça, il y a les gendarmes, les soignants, c’est tout le monde…
  • Vous ne pensez pas qu’il y a une nécessité vaccinale quand on peut être au contact de ceux qui ont des fragilités ?
  • Bon d’abord, il va falloir qu’on m’explique comment on va faire quand tous les soignants qui vont refuser de se faire piquer seront absents des hôpitaux, soit la moitié à peu près. Ca fait vingt ans que ça dure. Ça n’a pas attendu le Covid… Chaque année de septembre à mars, les hôpitaux sont dans la merde, pourquoi, parce qu’ils n’ont pas le personnel, ils n’ont pas le matériel. Donc à un moment donné il faut se réveiller.
  • Vous brandissez une pancarte sur laquelle on peut lire « Touche pas à mon gosse », vous vous préoccupez des générations futures ?
  • C’est l’avenir d’un pays. Donc à moins qu’on décide d’handicaper le pays pour les vingt prochaines années, je ne sais pas ce qu’on va faire…
  • Vous êtes papa ?
  • Oui je suis papa. Et je pense que tous ceux qui sont pour ce pass sanitaire, ces vaccinations, ces masques etc… en fait ils n’ont pas d’enfants, ou alors ils n’ont rien compris!

  • Hum. Je me racle la gorge. Sans doute mon allergie face à l’intolérance. Ça commence par me faire tousser, ensuite, apparitions de plaques sur tous le corps, démangeaisons… Je vous pose la question : Faut il être tolérants face à l’intolérance ?

Vous avez deux heures.

Un barbu avec bonnet phrygien vissé au sommet du crane, c’est un peu le père noël avant l’heure.

Faut voir.

  • Bonjour, je m’appelle Andréas.
  • Pourquoi vous êtes ici ?
  • Je suis scandalisé par les mesures liberticides prises par ce gouvernement.
  • « Liberticides »… Vous tapez fort…
  • Je refuse qu’on me contrôle via un pass-sanitaire. C’est pas le rôle des citoyens de se contrôler les uns les autres, d’autre part, la justification scientifique du pass-sanitaire n’est absolument pas établie, c’est basé sur du pipeau en fait… Sur des allégations non fondées.
  • Qu’est-ce que vous redoutez ?
  • Je redoute l’instauration d’un régime de plus en plus autoritaire.
  • Donc aujourd’hui on défile au son de « tout sauf Macron » ?
  • Bah, Macron personnalise effectivement une tendance politique générale dont beaucoup de gens ne veulent pas. C’est à dire, la soumission à des oligarchies qu’on ne connaît pas, ce qu’on appelle la mondialisation d’une manière générale, et Macron symbolise parfaitement cette tendance qui se manifeste pas seulement en France.

Je me mets à penser que Jupiter en est réduit au simple rôle de paratonnerre. Question : est-ce que le coup de foudre peut frapper deux fois au même endroit ? Prendre rendez-vous chez Pascal Praud. Rire.

Allez… Retour dans la manif valentinoise de samedi. Bon globalement, comme dans toute manif, le discours est homogène, seul de petits détails varient d’un interlocuteur à l’autre. Mais ne dit on pas qu’en cas de maladie il faut avoir l’avis de plusieurs médecins ? Ici même chose, il faut avoir l’avis de plusieurs citoyens pour que se dégage un esprit commun.

  • Bonjour je m’appelle Caroline. J’ai principalement deux motivations qui expliquent ma présence, d’abord j’émets des réserves sur l’innocuité des vaccins, et la deuxième c’est le fait que je ne soutiens pas un gouvernement menteur, et qui ne cherche pas l’approbation de sa population ni son bien être et sa santé, et qui veut opposer des mesures autoritaires et liberticides… Donc voilà, cette propagande me fait vomir, et voilà pourquoi je suis là en gros…
  • Si le pass-sanitaire est une porte, il est une porte vers quoi ?
  • La discrimination. On est déjà en plein dedans… Voilà, ceux qui sont bien gentils, qui ferment leurs gueules et qui ont leur pass ils pourront continuer comme avant, les autres ne pourront que les regarder. La nasse se resserre. On va être coincé pour bosser, pour circuler pour se rencontrer. Alors on va devoir faire autrement, entre-nous.

Rideau, et fin de slaloms et autres bifurcations citoyennes, et tiens… puisqu’on en parle, l’information que lebrillant.fr vous a apportée dans cet article n’engage que la liberté d’expression, la parole libre pour définir ce mot, liberté et les choix qu’elle offre à chacun.

Et que chacun garde son libre arbitre !

Sa liberté ?

A bientôt.

Mathias Deguelle.

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