UN CRESTOIS SE PRÉPARE À UN TOUR DE FRANCE DÉDIÉ AUX ENFANTS MALADES.

Bonjour les Brillantes, bonjour les Brillants. Vous qui êtes de plus en plus nombreux à nous lire… immenses mercis, mercis, et encore merci à vous tous… ! Vous le savez, nous nous délectons de toutes ces rencontres qui donnent la parole à celles et ceux qui font vivre la région. Leurs singularités, leur volonté, et cet amour qu’ils portent à la passion qui les anime, tout ça est pour nous une source intarissable d’échanges et de découvertes, et vous faire partager toutes leurs motivations, toutes leurs implications, est véritablement notre raison d’être.

Aujourd’hui, vous allez le découvrir, lebrillant.fr vous propose une rencontre qui est littéralement « hors-norme ».

Je ne vous en dis pas plus, vous allez tout savoir en parcourant ces lignes, et croyez-moi, vous n’allez pas être déçus.

Soyez les bienvenus chez un être singulier entièrement dévoué au bien commun.

  • Bonjour, je m’appelle Rémi Gondran, j’ai 39 ans, bientôt 40… Alors dans la vie je me suis beaucoup cherché, et d’ailleurs je me cherche encore car je pense que dans la vie on ne fait que ça, se chercher. Alors au niveau des études, j’ai eu un BAC, puis j’ai tout de suite travaillé, alors j’ai fait un peu de tout… j’ai fait agent de sécurité, j’ai fait préparateur de commandes, j’ai fait ambulancier, et actuellement je suis hypnothérapeute, et je suis également comédien… bon, pour l’instant en amateur, mais mon projet de vie c’est de devenir comédien professionnel, j’ajoute que je suis aussi hypnotiseur de spectacles.
  • En somme, tu es un « homme puzzle » ?
  • Exactement, je crois que je suis un « puzzle mental », et ça fait très longtemps que je ne fais que rajouter « des pièces » à ce grand puzzle. Alors j’ai l’impression de l’avoir terminé ce puzzle, et puis non… d’un coup, je me rends compte qu’il manque une pièce à ce puzzle, alors je la cherche, et je pense que le jour de ma mort, ce puzzle ne sera toujours pas terminé en fait…
  • Alors Rémi, ce n’est pas parce que je suis en face de toi en ce dimanche 1er mai 2022, que j’ai tout compris de la nature de ta démarche. Peux-tu nous expliquer de quoi il retourne… Je t’écoute…
  • Alors, je vais partir là, dans quelques minutes… je vais partir en stop, sans argent, sans logement, sans avoir rien de prévu hormis les étapes qui vont me servir de bivouacs, mais sinon… Je pars pour un tour de France avec volontairement, le minimum d’organisation.
  • Ok. Maintenant, parlons de tes motivations…
  • Alors tout ça, je vais le faire dans le but de faire connaître mes combats pour « les enfants malades », précisément de sept enfants malades que je vais « accompagner », et en fait ce périple va m’amener de Crest à Mormant, en Région Parisienne, et donc, j’y suis attendu pour le 21 mai. Ce jour-là, à mon arrivée sur place, je vais présenter une soirée de gala pour l’association « Tous pour Jays »… Ensuite, le lendemain, je vais présenter un spectacle qui va s’appeler « Vous », et ce spectacle je vais l’écrire, l’imaginer, sur la route en écoutant et en retranscrivant les histoires qu’on va me raconter durant les moments d’auto-stop, mais aussi pendant les moments de logement chez l’habitant, parce qu’évidemment la volonté d’improvisation totale de ce voyage ne m’assure pas si je vais devoir dormir dehors ou chez l’habitant… Bon, j’espère chez quelqu’un (rire)… mais donc, tous ces moments-là, je vais les retranscrire pour en faire un spectacle. Alors je précise que les bénéfices de ce spectacle vont donc être entièrement reversés à l’association « Tous pour Jays », qui est une association basée en région parisienne… J’ai déjà récolté des fonds auprès de sponsors, de partenaires, et tous ces fonds vont permettre à ces sept enfants de réaliser leurs rêves.
  • Tu parles d’enfants malades, quelles sont les maladies qui touchent ces enfants, et pourquoi ça t’affecte à ce point ?
  • Alors il s’agit de cancers pour la plupart, ou de lymphomes du cerveau, une maladie très rare… et en fait oui, c’est vrai, ça m’affecte… En fait, je vais te dire, ni moi ni un de mes proches n’a été touché par ces maladies, donc c’est vraiment une démarche que j’entreprends « pour les autres ». Mais… ça m’affecte tout de même dans le sens où moi je vais avoir 40 ans dans quelques jours, et hormis ce rêve que je m’apprête à débuter juste à la fin de notre interview, moi… j’ai réalisé tous mes rêves. Tous les rêves de ma vie ont déjà été réalisés. Là, je pourrais mourir demain, bon je ne le souhaite pas… mais… (rire), je peux mourir demain, ma vie sera accomplie, j’ai eu des enfants… grâce à ma femme (rire, car l’épouse de Rémi est à portée de voix, et… tiens je ne vais pas tarder à lui demander son point de vue NDLR), j’ai des biens matériels, j’ai une maison, un chien, une voiture, je suis satisfait émotionnellement… Et je me dis qu’il y a des enfants qui n’auront peut-être pas la chance d’atteindre mon âge. Alors évidemment, je le leur souhaite de tout mon cœur, de tout mon être, qu’ils atteignent 40 et plus… Mais actuellement, ils sont au centre d’un combat qui est inégal, un combat qui les dépasse. A sept ans, à huit ans, ou à neuf ans… C’est l’âge auquel on joue à la poupée, où on fait du vélo, où on court, on rit… et eux, ils sont « dans les médicaments », les perfusions, ils sont dans les hôpitaux, parfois sur de très longues durées, des traitements lourds, et… finalement, pour moi, c’est important de leur offrir « un moment d’apaisement »… un moment de sourire, cet instant où ils vont oublier, oublier pendant le temps que va durer le rêve, oublier pour un moment cette maladie qui les accompagne depuis trop longtemps.
  • Rémi, tu n’as qu’à moitié répondu à ma question. Tu es le papa de deux enfants en bonne santé, ta démarche, et nous allons en parler, aurait pu être dédiée aux personnes âges, aux SDF, ou pourquoi pas, aux animaux abandonnés…
  • Alors, oui, j’ai lancé un appel sur Facebook, et j’ai reçu plusieurs propositions d’associations, mais moi déjà… dans ma demande, j’ai exigé une association qui se consacre aux enfants… Parce que pour moi, la maladie « ce n’est pas de leur âge ». Alors oui, je comprends le fond de ta question, et d’ailleurs elle est essentielle… A-t-on forcément besoin d’avoir « un lien » avec les gens qu’on aide ? Tu vois, moi comme je te l’ai dit, je pratique l’hypnose… or, j’ai pratiqué pour l’Association de foot de Allex, dont le local avait pris feu… j’ai aussi offert un spectacle en faveur d’une petite fille qui est en situation de handicap lourd… donc voilà, je n’ai pas besoin d’être forcément en lien avec une cause que je veux aider, c’est juste que cette cause me touche, en temps qu’homme, et je pense que ma mission sur cette terre c’est d’aider, et peu importe qui… Tu me parlais des animaux, figure-toi qu’il m’est arrivé de faire des spectacles pour la cause des chiens… et notamment pour offrir aux personnes non-voyantes des chiens dits « d’aveugle ». Voilà, je te le redis, j’ai été ambulancier, je fais des vacations d’aide-soignant… Je pense qu’on a tous une mission sur Terre, toi ta mission c’est de faire connaître l’actualité locale, et avant, si j’ai bien compris, l’actualité nationale au niveau de France Inter (je déteste rougir, mais là, j’avoue j’ai rosi NDLR), et bien, moi, ma mission, c’est celle d’aider avec mes petits moyens.
  • Tu parles de mission et pour moi j’y entends un écho presque sacré. Tu crois en Dieu ?
  • Oui et non, c’est-à-dire que je crois en une force générale, mais Dieu… non. Je ne suis pratiquant d’aucune religion. Je crois juste à la force du cœur.

Là. Très rapidement je brode cette dernière phrase sur un coussin pour être sûr de ne jamais l’oublier, et je me tourne vers l’épouse de Rémi.

  • Bonjour, je m’appelle Armonie… Mais sans « H »… !
  • (rire) Vous faites bien de le préciser les plus belles harmonies peuvent être appréciées sans « H »… Alors Armonie, tu viens d’assister à la conversation que Rémi et moi venons d’avoir, il part maintenant dans quelques minutes… mais dis-moi, comment as-tu réagi le jour où il a pris cette décision ?
  • Sur le coup, je n’y croyais pas trop, je me disais juste que c’était un projet « dans sa tête », et qu’il n’allait pas forcément aboutir, et puis après… au plus ça avançait, au plus je me disais « ça y est, c’est posé »… Donc voilà, Rémi va être absent pendant trois semaines, puisque nous allons le retrouver le 23 mai. Alors je vais être super franche, on passe par un peu toutes les étapes… Je me suis même dis « bon je vais me retrouver seule avec les deux enfants », vous voyez ? Mais vous savez, c’est souvent arrivé qu’il ait des périodes pour le travail de partir quelques jours, des fois il partait quinze jours d’affilé, mais à cette époque les enfants étaient plus petits, donc c’était beaucoup moins facile à gérer par rapport à maintenant qu’ils sont adolescents (rire). Mais oui, c’est vrai, au début, je me suis dit « il s’embête pas, il part comme ça… », et c’est vrai que ce que je me suis dit c’est que « sa démarche est très solitaire », et sur le coup, je lui ai dit « tu pourrais me proposer de venir avec toi »… Après, moi j’ai des soucis de santé, donc oui, il a pensé à ma santé, et c’est vrai que dormir n’importe où ce n’est pas possible pour moi, j’ai une fibromyalgie, j’ai une capsulite, donc forcément je ne peux pas dormir n’importe où comme lui, en plus j’ai un travail, donc je ne peux pas en plus m’imposer des…

Rémi au fond de la cuisine : « Et en plus tu es végétarienne ! »

(éclats de rire dans toute la pièce !).

Rémi, se rapproche. L’aventurier des temps modernes va nous expliquer sa théorie qui lie la distance avec le temps.

Commençons par la tenue vestimentaire. Quand Rémi m’accueille (nous sommes à présent à environ 10 minutes de son départ), il porte une paire de baskets, un pantalon de toile bleu, et une chemise large de type « hawaïenne ».

  • Oui, mais attention Mathias, je vais tomber la chemise, et je vais partir avec « ça » sur le dos…
  • C’est un T-shirt au nom de l’association, avec le prénom des sept enfants, et les sponsors… Mais oui… J’ai envie de partir dans le dénuement, et même le dépouillement le plus total, c’est pour ça que je ne prends pas de smartphone, je ne disposerais que d’un téléphone de secours… et en fait, je vais faire en sorte de me faire « équiper » sur la route, de me faire aider par les gens que je vais rencontrer. Bon, concrètement, dans mon petit sac-à-dos il y a trois paires de chaussettes et trois slips… et donc, je vais essayer de me faire offrir des paires de chaussettes, des slips… même si… vu ma taille ça ne va pas être évident (rire), voilà… je compte faire mes machines à laver chez les gens… Je compte beaucoup sur « l’échange », c’est-à-dire que moi je vais leur proposer, leur offrir, des séances d’hypnose, ou pourquoi pas, des moments de théâtre d’improvisation, des contes… Voilà, je leur offre mes services, contre un repas, une machine à laver, une paire de chaussette…
  • Juste Rémi. Petit récapitulatif. Tu sollicites tes sponsors via Facebook, et là tu t’engages dans un tour de France en stop sans aucun « compte-rendu » sur les réseaux sociaux… Franchement, là, il y a un chapeau dans le lapin.
  • (rire). Alors… Oui et non, parce que moi, je n’aurais pas d’outils numériques, mais Armonie, a accepté de devenir « la cheville ouvrière » du projet, elle va donc travailler « en parallèle » avec moi, puisque tous les soirs, on va se faire « un point presse », à 19 heures, et tous les soirs, je vais allumer mon téléphone de secours et je vais lui dire « où je suis », « ce que j’ai fait dans la journée », et elle va retranscrire mon actualité sur le site internet qui ensuite sera partagé sur les réseaux sociaux (l’adresse du site en question est en fin d’article NDLR), donc moi je n’aurais, à titre personnel, aucun moyen numérique, mais on pourra tout de même me suivre, sans que j’en sois l’acteur direct. Pour une seule raison : je veux être concentré émotionnellement sur les gens, sur la personne. Cette technologie numérique dont chacun se sert tous les jours, ça nous enlève de l’attention, et j’en suis le premier désolé, parce que moi, quand je suis sur mon téléphone, je suis moins concentré sur ma famille, et je me gâche des moments de vie avec ma famille.
  • Rémi… Je résume. Tu pars faire un tour de France en stop qui va t’éloigner de ta famille, et donc tu le fais sans smartphone parce que ce dernier t’éloigne de ta famille. Rémi ? Tu sais quoi ? Finalement, je vais reprendre une tasse de thé.

(éclats de rire général dans toute la pièce).

  • Oui… Ok. Mais tu vois je le fais aussi pour l’avenir. Si j’ai cette démarche de me débarrasser de mon smartphone, c’est aussi pour que cette démarche que j’initie, continue à mon retour. Vraiment, je vais être honnête, c’est aussi une thérapie pour moi-même, pour me débarrasser de cette addiction que j’ai. Mais c’est aussi valable pour la nourriture, parce que je suis trop addict’ à la nourriture, je suis addict’ à mon smartphone, et ces deux choses m’empêchent de vivre sereinement avec ma famille. Donc, oui, c’est avant tout un projet tourné vers les autres, mais comme dans tous projets, il y a une part d’égoïsme. Je vais me servir de ça pour faire ma thérapie, mais je vais aussi me servir de ça pour écrire mon spectacle. Et puis, je ne pars pas seul, il y a ma mascotte… Je te présente Lucio (rire)… !
  • Donc, toi… ton tour de France, les « impressions » de cette longue promenade, tu vas les consigner sur papier, sur un carnet. Tu as imaginé la forme que cela pourrait prendre ?
  • Je pense qu’il y a deux aspects. Il y aura un carnet qui va retranscrire non pas « à la minute », mais qui chaque jour va retranscrire, façon « carnet de bord », mes sentiments et mes impressions, à « l’instant T », le soir, le bilan de tout ce qui m’aura le plus émotionnellement marqué. Mais mon spectacle se sera autre chose, un autre carnet, il sera beaucoup plus centré sur les histoires qu’on va me raconter, il va y avoir des photos, je vais aussi leur demander quelle est la musique qui pour eux serait la plus appropriée pour illustrer leur histoire. Et donc ce spectacle qui s’appelle « Vous », va raconter, va rapporter l’histoire de ces gens que je vais croiser, et puis, une fois « mise en scène », je vais transmettre… Mais aussi pourquoi pas, parler de l’histoire, de l’origine des fêtes locales. Alors, j’espère pouvoir durant ce tour de France en auto-stop, pouvoir récolter et annoter entre vingt et quarante histoires, pour que le 22 mai, mon spectacle soit écrit et prêt à jouer. Tu sais, je m’inscris dans une forme de tradition, je sillonne la France et ensuite je raconte les français. Alors, oui… ça m’oblige à intégrer les histoires drôles, les histoires tristes, émouvantes, et pourquoi pas… les histoires nulles (rire). Et puis, entre-nous, j’ai pour moi un immense sens de l’adaptation, vraiment, je le dis sans me vanter… mais, on peut difficilement faire mieux (rire), vous savez hier j’étais dans un EHPAD, mais j’ai aussi été Père Noël ou livreur…
  • Rémi le Troubadour, on attaque ton parcours, celui que tu vas commencer dans maintenant cinq minutes ?
  • Ok. Donc oui, je pars de Crest dans quelques instants, ensuite je me dirige vers l’est, vers la frontière italienne, vers le Fort des Gondrans, c’est une fortification de la Ligne Maginot, qui a été construite entre 1935 et 1938… Alors pourquoi le Fort des Gondrans ? Parce que mon nom de famille est Gondran, et ça c’est le défi qui a été proposé aux internautes par mon père, et qui a été plébiscité parce que justement, il y a cette homonymie…
  • Ensuite je redescends sud-sud-ouest vers le Mont Ventoux à 1919 mètres, parce que c’est le défi de « Nu et Culotté », l’émission de France 5, qui sont aussi parrain de l’aventure. Ensuite je vais à Vallon Pont d’Arc (qui… voyage, voyage… sera le thème du Photogram de jeudi NDLR), alors Vallon Pont d’Arc c’est un défi qui a été choisi par les internautes… ensuite je file vers le département du Lot, vers Rocamadour. Alors Rocamadour c’est le défi qui a été choisi par Fabrice de l’émission « Pékin Express », qui est mon deuxième parrain… Après, direction Bordeaux et La Dune du Pilat, ensuite je vais devoir remonter, direction Le Fort Boyard, bon, là, je crois que tout le monde connaît,  donc, en face du département des Charentes, je continue en remontant vers la pointe ouest de la Bretagne à Penmarch exactement, je poursuis sur Le Mont Saint Michel, où là, j’ai pour défi de me faire prendre en photo avec un prêtre ou une bonne-sœur (rire), ensuite je file vers les plages du débarquement… Notamment Omaha Beach… et pour finir, si je suis dans les temps, après être passé le 21 mai par Mormant pour mon spectacle, hop… je continue et je termine à Strasbourg !
  • Arrive maintenant la question que tout le monde se pose. Ton périple représente combien de kilomètres ?
  • Plus de 3500… Je crois que ça fait 3523 kilomètres pour être précis…
  • Donc, pour résumer, tu es un grand malade… !
  • (éclat de rire), je pense… je pense… Effectivement, mais en 21 jours, ça va le faire… J’ai calculé, ça fait environ une moyenne de 200 kilomètres par jour. Sachant que je vais être entre huit heures et dix heures avec le pouce levé, et je l’espère, dans une voiture, donc oui, c’est tout à fait réalisable.
  • Rémi, tu es quand même conscient que l’auto-stop des années 70 n’est pas le même que celui de 2022. Que l’individualisme et le sentiment d’insécurité sont passés par là…
  • Oui, mais il y a toujours quelqu’un qui s’arrête. Moi je compte sur les voitures qui s’arrêtent, et même s’il y en a une sur dix, ou une sur cent, je la prendrais… Sans compter que je vais tenir en main mon petit panneau « Merci » que ma femme m’a longuement préparé…
  • Parce que ce qui compte essentiellement, c’est la démarche. La démarche humanitaire, la démarche de dépouillement, donc je pense que les gens y seront sensibles, et quand on voit l’intention, ça suit… Mais oui, tu as certainement raison, il y a beaucoup de gens qui ne vont pas te prendre en stop parce qu’ils ont peur, peur de l’agression etc… Mais moi je vais leur envoyer toute mon attention, tout mon sourire, et toute mon intention positive d’aider les gens, donc je pense que ça marchera, j’en suis persuadé, ça marchera…
  • Je ne veux pas te prendre au pied de la lettre et jouer sur les mots, mais si tu me dis « ça va marcher », moi je te réponds, en auto-stop, « si ça marche », ça veut dire que ça « ne roule pas »… Alors ? En cas d’attente prolongée sur un bord de route, tu marches ou tu restes statique ?
  • Alors, marcher ne sert à rien en auto-stop… Sauf si on va de Crest à Saillans, mais sinon clairement là je me lance dans plus de 3500 kilomètres et je ne compte pas les faire à pied, donc, oui, j’attendrais. Ou alors je ferais un peu de marche pour trouver un endroit, un rond-point plus accessible pour les arrêts. Donc pour répondre à ta question, en fait je marcherais très peu. Alors comme tu peux le voir je suis un homme qui a de belles rondeurs, mais non… je ne parle pas de ma condition physique, j’ai fait les Trois Becs avec mes 140 kilos, et ce n’est pas ça qui me fait peur… Non, vraiment je suis assez confiant.
  • Mais Rémi, si j’ai bien compris, tu dois absolument être le 21 mai à Mormant pour y offrir ton spectacle, mais considérant que l’auto-stop n’est pas une science exacte, imaginons que tu prennes du retard sur cette date, ce fameux 21 mai…
  • Alors, si on est en retard ce qu’on va faire, c’est qu’on ne va pas aller à Strasbourg, si je vois que le 18 mai je suis encore au Phare d’Eckmühl, en Bretagne, dans ce cas je file directement à Mormant, je ne vais pas prendre de risque. Quitte à brûler certaines étapes, ce que je ne souhaite pas, et d’ailleurs je suis sûr d’y arriver, je dois absolument être le 21 mai à Mormant.
  • Merci Rémi, je te souhaite une bonne route, et même, des bonnes routes.

Un petit peu comme dans la toute dernière case de la bande-dessinée, j’ai l’impression d’assister au départ de Lucky Luke. Il ne manque que le coucher de soleil, Jolly Jumper, et la chanson : « I’m a poor lonesome cow-boy »…

À la différence près que ce départ annonce non pas la fin d’une histoire, mais son début. Si comme moi, vous avez été touché par la démarche (des marches ?), de Rémi Gontran, je vous invite à « le suivre », en vous connectant sur le site :

www.offronsleurunetreve.letsco.co et également à vous connecter sur sa page Facebook : offrons leur une t’rêve.

D’ailleurs, je viens à l’instant de me connecter sur le site de Rémi, relayé par Armonie, et c’est vraiment génial, sans aucun jeu de mot, on suit « pas à pas » son parcours, ses joies et ses déboires, et vraiment, ça vaut le coup d’œil…

On s’y croirait (presque) 😉

On va vous tenir au courant (mais en marchant).

Mathias Deguelle.

Une réflexion sur “UN CRESTOIS SE PRÉPARE À UN TOUR DE FRANCE DÉDIÉ AUX ENFANTS MALADES.

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