RENCONTRE AVEC LE POUVOIR DES PLANTES

Bonjour les brillantes, bonjour les brillants… Aujourd’hui lebrillant.fr va se pencher sur un vivre-ensemble très peu abordé par les experts : comment vivre en harmonie avec les plantes ? Comment bénéficier de leurs multiples vertus ? Mais aussi : comment gagner sa vie grâce aux plantes ? Alors nous avons sillonné le marché de Crest, à la recherche d’un producteur de ces tisanes et autres potions bienfaisantes. Et il faut bien l’avouer, la route ne fut pas longue pour trouver l’étal idéal, restait à rencontrer et interroger son responsable, ce que nous fîmes, le tutoiement en prime.

  • Bonjour, je m’appelle Eric, je transforme des plantes et je vends mes produits sur le marché à Crest.
  • Tu es donc ce que l’on appelle un herboriste ?
  • Alors le métier d’herboriste n’est plus reconnu, maintenant on est obligé de dire herbaliste. Mais effectivement, je vends des plantes médicinales entre autres…
  • Alors nous nous croisons tous les deux sur le marché de Crest, nous sommes samedi matin, et je suis passé devant ton étal et ça m’a inspiré, et l’une des premières choses que j’ai vu, c’est ce petit panneau, sur lequel il y a une citation, j’en donne lecture : « La pharmacie du Bon Dieu. Livre de l’Ecclésiastique 38. Verset 4 : Le seigneur a créé de la terre des médicaments, et un homme prudent ne les rejettera pas ». Eric, tu as quelque chose à rajouter ?
  • C’est une citation qui est au début du livre de Maria Treben, (une herboriste du début du XXème siècle. NDLR), une grande dame autrichienne qui a écrit cet ouvrage de référence « La pharmacie du Bon Dieu », une empiriste, un peu comme Hildegarde de Bingen contemporaine, qui a soigné énormément de gens grâce aux plantes. La médecine classique n’avait pas de réponse, pas de solution, voilà.
  • Alors nous allons commencer à faire l’énumération la plus exhaustive possible de tous les produits que tu présentes sur ton stand, on va commencer par le pesto, parce que ce qu’il faut bien préciser c’est que tu es le producteur de tout ce que tu présentes.
  • Oui. C’est moi qui fais tout. Après il y a des choses que je ne peux pas cultiver parce que j’ai pas le temps de tout faire, je passe beaucoup de temps en cueillette sauvage et c’est très chronophage comme activité. Donc là, pour le pesto de basilic, souvent le basilic je vais le chercher chez des amis maraîchers qui sont en bio évidemment.
  • Et ensuite c’est toi qui fais la cuisine ?
  • C’est ça, c’est moi qui fais toute les transformations que ce soit alimentaire, cosmétique ou médicinale.
  • Continuons notre balade et longeons ton étal, j’ai compté, il y a dix types de vinaigres, dont un vinaigre de violette. Comment tu prépares, comment tu confectionnes ce vinaigre de violette ?
  • C’est une recette ancienne, comme le vinaigre de sureau qu’on ne voit plus beaucoup. Alors pour la violette c’est un travail très délicat évidemment, mais sinon tout simplement on fait macérer les fleurs fraîches dans du vinaigre de cidre.
  • Est-ce que ton travail s’apparente plus à de la cuisine ou plus à de l’alchimie ?
  • Quelque part oui, c’est un peu de l’alchimie mais en tous cas mon pesto il sert en cuisine et il est bien apprécié.
  • Continuons. Nous passons devant les traditionnelles confitures. Alors là je t’imagine dans ta cuisine avec une immense gamelle pour la cuisson de la confiture. J’ai bon, ou je me trompe ?
  • Non, c’est ça. C’est une grosse marmite de 50 litres oui, bon il y en a qui ont plus gros, moi je fais quand même une petite production, mais c’est déjà bien assez à gérer… J’ai une cuillère en bois qui fait plus d’un mètre de long… (rires).

  • Ça fait un peu druide. Alors nous progressons à présent vers la partie médicinale de ton stand, honnêtement, ce que tu présentes, ça soigne ou ça guérit ?
  • Ça peut être les deux. Ça peut soulager, ça peut mener à une guérison suivant l’état d’avancement de la maladie, suivant la régularité du traitement, suivant évidemment ce qu’on traite, et le produit utilisé. Moi il se trouve que je pratique la communication avec les plantes, et donc je demande aux plantes d’augmenter leur pouvoir, leur vertus médicales…
  • Tu peux nous expliquer ? Comment tu t’y prends ? Tu communiques réellement avec les plantes ? Tu leur parles ?
  • Oui, il s’agit d’un réel échange oui, et d’ailleurs j’ai appris que il y a une femme qui enseigne la communication avec le monde invisible dans une Université aux États-Unis, voilà, c’est la première.
  • Et est-ce que tu obtiens des résultats probants ? Est-ce que tu parles à l’oreille des plantes ?
  • Oui, parce que on a toujours une réponse par oui ou par non, et le résultat probant il est surtout ensuite du fait du retour d’expérience des clients qui utilisent les produits. Donc oui, c’est testé et avéré, on a de très bons résultats quand on demande à la plante d’augmenter sa médecine pour telle ou telle destination.
  • Comment sait on… Je prends un exemple, que le Marcera solaire de Millepertuis soigne les rhumatismes ?
  • Alors ça c’est une préparation qui a traversé les siècles, donc ça prouve bien qu’elle est efficace, donc c’est un savoir qui ne date pas d’hier… Alors, comment on fait, et bien tout simplement je pense qu’il faut demander à la plante. C’était le chamanisme originel qui pratiquait ça et puis ensuite, à force d’expérience, on sait que ça fait pour le coup de soleil, les brûlures, les piqûres d’insectes, le zona…
  • Alors je m’attarde un instant sur la communication que tu entretiens avec tes amies les plantes. Dire qu’elles sont à ton écoute et qu’elles sont réceptives ça sous-entend que ce sont des êtres de vie, et donc capable de ressentir la douleur, de souffrir.
  • Bien sûr. On est aux prémices de la compréhension des échanges du règne végétal, et je pense que d’ici une ou deux décennies quand on aura compris beaucoup plus de choses, ça changera énormément notre rapport à l’environnement naturel et au nouveau monde qui se présente.
  • Quand tu marches sur un sol qui est végétalisé tu dois faire attention où tu mets les pieds ?
  • Effectivement. Quand on est à l’écoute, si on marche pieds-nus ça va, mais si on a des grosses chaussures, on peut parfois entendre des plantes qui s’en plaignent. Donc je porte attention à ça, et j’essaie de marcher délicatement.
  • Nous continuons à longer ton rayon de produits et nous arrivons à la partie où se trouvent une multitude d’enveloppes remplies de plantes séchées à infuser, alors ces différentes plantes sont variées, on peut les apercevoir à travers la petite fenêtre transparente sur chaque enveloppe. Alors il y a de tout, le fameux tilleul bien-sûr, mais il y a aussi des anti-fatigue et bien d’autres plantes aux vertus diverses et variées. Eric, raconte-moi ton emploi du temps, comment s’organisent tes cueillettes ? Tu as des coins à fleurs, à herbes, comme d’autres ont leurs coins à champignons c’est ça ?
  • Tout à fait. Des coins particuliers trouvés au fil des ans et puis ensuite on s’accorde avec la météo, et puis autant que faire se peut, avec le calendrier lunaire pour cueillir racines, feuilles, fleurs et fruits au meilleur jour possible suivant la lune.
  • Quelle est l’incidence, l’importance de la lune ?
  • Elle est très forte. Elle est très forte dans toute action, que ce soit le travail de la terre, les semis, les plantations, les cueillettes, les transformations aussi, la cuisine, quand on cuisine en pleine lune on n’a pas le même résultat…
  • T’es sérieux ? Bon cela-dit on sait tous le pouvoir de la lune sur les marées…
  • Bien sûr, et la préparation que tu vas réaliser sera meilleure en pleine lune, elle sera plus gonflée d’énergie si je peux dire, de toute façon comme tu disais ça marche pour l’eau de mer, comme pour notre sang, comme pour la sève des plantes et des arbres, c’est la même chose.
  • T’es une sorte de pharmacien finalement ?
  • Je ne peux pas me dire pharmacien, je suis à la fois issu d’une formation, et puis d’une recherche empirique et d’expériences sur le terrain…
  • Est-ce que les laboratoires pharmaceutiques, on parle beaucoup de Big Pharma, qui envahit en ce moment l’espace médiatique… Est-ce qu’ils se satisfont de cette concurrence que tu leur fait ?
  • Non, d’ailleurs c’est bien pour ça qu’ils rendent notre travail illégal. Ils en sont même à vouloir interdire la lavande…
  • Pourquoi la lavande ?
  • La lavande c’est trop efficace, c’est trop puissant, c’est comme d’autres plantes, comme la sauge, en latin « salvia », donc la salvatrice, celle qui sauve. Voilà, ce sont des plantes qui soignent tellement bien qu’elles leur font de l’ombre.
  • Même leur molécules qu’on trouve dans les cachets ou les comprimés ont une origine végétale.
  • Bien-sûr. C’est pour ça qu’ils s’évertuent à poser des brevets sur chaque végétaux qu’ils trouvent et qui leur sert à produire leurs milliards.
  • Déposer un brevet c’est en sorte s’accaparer la plante et donc interdire toute cueillette à des gens comme toi ?
  • Et oui… Et d’en faire usage alors que l’homme s’en sert depuis l’aube des temps, alors oui, il est peut être temps que ça fasse bouger un peu plus de monde.
  • Nous allons terminer notre visite de ton stand par ce qui m’a fait sourire. C’est dans cette petite boîte en bois face à nous, où tu as marqué « tonique sexuel », où je vois une enveloppe contenant de la « verge d’or », c’est une plante je crois ?
  • Oui, c’est une plante à fleurs jaunes, très efficace comme son nom l’indique.
  • Et toutes ont été testées par toi ?
  • (rires) Oui, bien sûr, testées par moi, testées par les clients. Voilà, testées et approuvées, j’ai de nombreux retours très enthousiastes.
  • Est-ce que tu vis bien de ton commerce ?
  • Heu… Je vis… Je vis bien, parce que je n’ai pas de grands besoins, mais après, tout est relatif, ça reste quand même compliqué, il y a un petit commerce local mais qui n’est pas à grande échelle.
  • Pourtant moi j’ai l’impression qu’ici à Crest, il y a une clientèle pour les produits que tu proposes.

  • Oui, de plus en plus les gens reviennent vers les plantes et c’est une très bonne chose et c’est ça qui me motive à continuer.
  • Merci Eric, on a tout dit ? Tu as quelque chose à rajouter ?
  • Oui, je voudrais dire que si Monsieur Verreux (malgré nos recherches, nous n’avons pas trouvé de trace de ce Monsieur Verreux, mais aurais-je mal entendu, et s’agissait-il d’un ministre? NDLR), a pu dire dans les médias qu’il trouvait dommage que certaines personnes utilisent l’ortie et le pissenlit au lieu de se faire vacciner, et bien je voudrais que les gens prennent conscience que si ces gens là ne savaient pas que c’est efficace, il n’en prendraient pas.
  • Tu es anti-vax ?
  • Y’a pas pro ou anti. Je suis surtout contre la bêtise et pour l’utilisation des plantes au lieu de faire le jeu des lobbys pharmaco-industriels.
  • Enfin, tu ne vas pas me dire que l’ortie guérit la Covid ?
  • Je dis pas ça. Je dis que l’ortie booste l’immunité et qu’on peut en consommer sans limite de quantité, donc c’est un grand bienfait, c’est une panacée oubliée. On a des ancêtres pas si éloignés qui ont survécu pendant l’occupation grâce à l’ortie parce qu’ils n’avaient plus rien à manger.

Évidemment, tout dans ce reportage est à prendre avec recul, il ne s’agit pas pour lebrillant.fr de se faire le porte-parole d’une médecine opposée à la science et à la recherche médicale. Non, les plantes ne peuvent pas guérir toutes les maladies, cependant il nous a paru intéressant de mettre en avant un constat sur lequel tout le monde s’accordera : les plantes ont toutes un pouvoir.

Même le cactus.

Mathias Deguelle.

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