LEBRILLANT.FR : LE PARI

Déjà trois mois que le micro de Mathias Deguelle se balade dans Crest pour vous donner la parole dans lebrillant.fr

Mille mercis pour l’intérêt que vous avez immédiatement porté à ce journal numérique qui est arrivé sans prévenir dans l’horizon médiatique local.

Lebrillant.fr a trouvé une place sur vos écrans et vous n’avez encore rien vu !

Ce dernier numéro, avant les vacances, va donc vous montrer l’envers du décor et Mathias a accepté de se prêter au jeu de l’interview et c’est lui qui va répondre à mes questions, celles d’une femme crestoise, grande lectrice du média.

Pour ne rien vous cacher, lebrillant.fr va se développer et vous proposer plus de contenus et d’éditos mais aussi vous permettre de vous exprimer sur divers sujets.

Mais aujourd’hui, nous allons vous parler de lui, lebrillant.fr va faire sa une, et comme vous le savez tous, on n’est jamais mieux servi que par soi-même !

Bien sûr nous aurions pu nous contenter d’un simple texte de présentation, mais nous avons opté pour le mode de l’interview. Un amusant renversement de rôles

  • Bonjour Mathias
  • Bonjour Oli, sois la bienvenue.
  • Qu’est-ce que lebrillant.fr vient faire à Crest ?
  • Comme toutes les belles histoires c’est aussi une succession de hasards. C’est à dire que vous le savez ou vous l’ignorez, ce site d’infos locales est né en Seine-et-Marne et y a fait son petit effet, comme quoi il y a une vie après France Inter. Mais le Covid est arrivé, obligeant à un arrêt temporaire du média. J’en ai profité pour quitter la métropole et aller voir un ami à La Réunion, où il m’est arrivé aventures et mésaventures. Et j’y reviens, c’est vraiment le hasard qui m’a fait revenir dans ce département d’adoption qu’a toujours été la Drôme pour moi, puisque j’ai grandi à Marsanne, entre Cléon d’Andran et La Laupie, j’ai vécu mes années collège aux Alexis à Montélimar, et j’ai commencé ma vie professionnel d’animateur radio à Radio Montélimar Information, puis à Radio Côtes du Rhône avant de me faire remarquer par Radio France Drôme devenu aujourd’hui France Bleu Drôme Ardèche. Alors ce que je veux dire c’est que mon retour en Drôme n’est pas si paradoxal, il est comme un retour aux sources, un retour au vrai, retour à une profession que j’adore ici à Crest, avec des habitants très éclectiques, ouverts d’esprits et prompts à répondre à mes questions quand je leur tends mon micro.
  • J’ai lu, tu ne l’ignores pas, tous les articles du brillant.fr, quel est l’intérêt de retranscrire des interviews audio, si ce n’est quelque part pouvoir continuer à tendre ton micro et donc continuer à faire de la radio ?
  • Très bonne question chère Oli. En fait, je me découvre. Non, pas en poseur de questions, ça je l’ai toujours été, parce que j’ai toujours vécu derrière un micro en questionnant mes interlocuteurs et en essayant à chaque fois de découvrir ce qu’il se cachait derrière la façade de leur succès. Mais aujourd’hui il y a cette étape supplémentaire qui est de remplacer la partie montage par la retranscription par écrit, en textuel. Et forcément, je l’avoue, cette étape du travail si je ne censure rien, ne change rien au sens qui m’est proposé d’entendre, mais simplement voilà, je réduis les hésitations, les quelques longueurs dues au trac de la personne, mais je le signale par les parenthèses qui contiennent trois petits points : (…) un signal qui à équivalence est un symbole qui signifie un silence appuyé ou parfois donc, qui signifie que j’ai ôté un passage inutile ou trop dans la longueur. Parfois il arrive que l’interviewé s’enfonce dans un monologue un peu pénalisant pour le rythme, donc là j’interviens pour garder un certain confort de lecture pour l’internaute.
  • Le brillant.fr est un média local. Mais qu’est-ce que le local pour le journaliste que tu es ?
  • Moi en fait j’ai toujours fait mon boulot au local. Même pendant mes longues années sur France Inter de 2002 à 2017… Finalement, quand vous faites de la radio, quand vous tendez votre micro à votre invité, vous dédiez cette parole à une, deux ou trois personnes qui sont vos proches, votre famille, en tous cas des personnes qui vous sont chères, mais ce peut être aussi des personnes rencontrées la veille, avec qui vous avez échangé, la pratique de la radio est affectueuse et très chaleureuse, c’est un média de proximité. Donc Paris ou Crest, France Inter ou lebrillant, ça ne change pas grand-chose pour moi. La seule chose notable c’est sans doute que Crest est une petite ville en comparaison à l’audience nationale qui pouvait être la mienne sur France Inter, mais ça ne me dérange pas, je viens de la ville de Montélimar, je suis donc un habitué, un amoureux des villes de moyennes importances. Et puis la pluralité des personnalités crestoises me fait retrouver une proximité, un plaisir tout comme cette diversité que j’ai pu rencontrer en travaillant à Paris. Et il y a la qualité de la vie, l’absence de stress qui y sont aussi pour beaucoup.
  • Partager avec le public, tu considères ça plus comme un métier ou comme un art ?
  • Je répondrais différemment, je pense qu’aujourd’hui il y a deux sortes de médias. Il y a les médias d’information et les médias d’opinion. Pour ne parler que de la chaîne C-News, nous sommes clairement dans ce dernier cas, certains de ses animateurs je pense notamment à Eric Zemmour, on sait qu’il y a derrière chaque mot qu’il prononce une motivation idéologique. Maintenant, pour le cas du Brillant, ça n’a rien à voir. Si j’ai très modestement une volonté c’est de donner libre-cours à la parole contradictoire. La parole est libre et n’est pas contenue, qu’elle soit respectueuse. Le site du brillant.fr n’est qu’un contenant, ensuite il y a le contenu et ce dernier se doit d’être fluide et respectueux j’y reviens. Enfin, pas de jugement, lebrillant.fr ne juge personne.
  • Mais selon toi c’est un métier ou un art ?
  • Tu insistes. Le métier rentre vite à ce que je vois… (rires). C’est un métier, c’est une profession, c’est épuisant. Rencontrer des personnes vous met sous tension, vous êtes très concentré et attentif à ce que l’on vous dit, donc vous êtes tendu, le corps parle, l’esprit est attentif, les oreilles sont à l’écoute, la langue participe à ces échanges… Maintenant, pour autant est-ce un art ? Personnellement je pense que c’est un contre-art. Mais pour autant cette phrase qui ressemble à un oxymore, ne dénature pas la fonction artistique c’est à dire laisser la libre-parole, ne pas avoir de jugement, et c’est malheureux en 2021 où nous sommes tracés, oppressés, géolocalisés, repérés, répertoriés et parfois surveillés, et bien retrouver la parole libre peut amener à une éloquence, au développement des idées, et donc avec les guillemets qui s’imposent «  à une forme de création artistique », mais je reste modeste, le journaliste ne rivalisera jamais avec Bach, Goya ou Rodin…
  • Lors de la parution de chaque article du brillant.fr qui est le plus heureux, le rédacteur ou le lecteur ?
  • Ça il faudrait commencer par poser la question aux internautes, mais si j’en crois les vues, les likes et les partages, et l’acceptation par tous les groupes, et là je vais en profiter pour remercier tout le monde, vous qui peut-être lisez cette interview menée en totale improvisation, parce que je découvre les questions, rien n’a été scénarisé à l’avance, je vous en donne ma parole. Donc oui merci à tous, parce que vous avez réservé un accueil très chaleureux à notre site, et c’est toujours agréable, appréciable, de se savoir lu, accepté et respecté. J’y reviens toujours, la ligne éditoriale, du brillant.fr reste le respect.
  • Un dernier mot ?
  • Oui, j’aimerais beaucoup rendre hommage à Radio Saint Férréol, une radio littéralement « libre », que j’écoute toujours avec plaisir et qui nous prouve que les utopies peuvent aussi être réalisées avec des bénévoles. Bravo à Radio Saint Fé.
  • Ma dernière question, lebrillant.fr va-t-il rester un média gratuit ?
  • La dernière question est traditionnellement la question qui fâche. En fait la réponse est non, dès la rentrée de septembre lebrillant.fr va devenir payant. Mais rassurez-vous, il vous en coûtera moins d’1 euro par semaine, soit 3,80 euros / mois, une somme qui va essentiellement couvrir nos frais de déplacement puis nous allons singulièrement agrandir notre rayon d’action en couvrant l’ensemble du Val de Drôme. Et sans malice j’ajoute pour celles et ceux qui connaissent le site qu’il y a mon assistant Noé, et qu’à son âge il mange comme quatre. Enfin qui dit média payant, dit aussi développement du contenu et il ne sera pas rare qu’on puisse y lire des billets d’humeur et des éditos quotidiennement. Merci de m’avoir posé cette question Oli.
  • Mais de rien Mathias. Le Brillant.fr prend quelques jours de vacances et revient début août, c’est bien ça ?
  • Exactement, on ne peut rien te cacher.

OLI & MATHIAS DEGUELLE.

Une réflexion sur “LEBRILLANT.FR : LE PARI

  • 16 juillet 2021 à 15h44
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    L’intervieweur interviewé, il fallait y penser! Façon de se présenter vivante et dynamique allant à l’essentiel! Il était temps: certains se demandaient comment était né ce nouveau média sur Crest!

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