LE PHOTOGRAM DU BRILLANT: MARSANNE.

Bonjour les Brillantes, bonjour les Brillants.

Je n’ai pas pour habitude de vous parler de ma jeunesse drômoise, mais là je vais faire une toute petite exception. De 1970 à 1975, j’ai été scolarisé dans la commune de Marsanne, des années d’insouciances qui furent abondantes… et surtout, fondatrices pour l’homme que je suis devenu. Ce dimanche je suis revenu sur ces terres de souvenirs et je peux l’avouer, de nostalgies.

Une fois sur place je constatais que le fond historique n’avait nullement changé, mais qu’en revanche la forme elle avait considérablement évolué. Et ce n’est pas l’actuel Maire Damien Lagier qui viendra me contredire. Mais si vous le voulez bien, nous allons nous attarder sur ce Marsanne intemporel, celui qui donc reste ma madeleine de Proust.

Voilà, pour l’essentiel non-exhaustif de ce que le village de 1301 habitants (et seulement 800 habitants au temps où je plantais ma plume sergent-major dans l’encrier de l’école). Mais avançons dans le cœur de la commune… je pénètre dans l’église placée au centre de Marsanne…

Mais Marsanne recèle en son sein d’autres merveilles, des merveilles qui une fois encore demandent de sacrées guiboles, car oui l’histoire du lieu tutoie des sommets pédestres qui méritent d’être gravis. Vous êtes prêts ? Allez, c’est en mettant un pied devant l’autre que les merveilles du XIIème siècle vont s’offrir à nos regards.

Direction…

J’y suis, et cette fois j’entre dans le dur… Les pierres roulent sous mes chaussures, mes jambes commencent à tirer, mon souffle se fait plus saccadé, et la sueur inonde mon visage…

 Je m’apprête à dévaler ce chemin qui va me permettre de revenir vers la civilisation marsannaise, mais les allers ont ceci en commun avec les retours : ils proposent tous des perspectives qu’en allant nous avions dans notre dos et qui en revenant sur nos pas, nous font forcément face.

Alors, là… je m’interroge… Qu’est-ce qu’un « four banal » ? Sommes-nous là dans le registre du four à pain entièrement élaboré par des voutes de pierres concaves, ou bien sommes-nous face à un four sans programmation de cuisson ni pyrolyse… ?

La curiosité est la meilleure chasseresse de toutes mes interrogations un peu candides, je converge à nouveau vers le centre de Marsanne, je reviens donc vers mon passé scolaire…

Je suis presque en fin de descente, et là, je reste littéralement en arrêt… Sont-ce des hiéroglyphes ?  Un antique message proche de l’Araméen ? Est-ce une œuvre de Jackson Pollock ?

Est-ce que j’aime ? Assurément la réponse est oui…

Moi qui ai appris à écrire, lire et compter à Marsanne, je me dis qu’il y a toujours une vraie beauté dans la calligraphie, fut-elle hors de notre intelligible portée. Allez, on continue, j’ai encore plein de souvenirs à vous proposer…

Bon, là il ne s’agit pas d’un souvenir personnel… quoique, puisque son portrait ornait le mur de ma classe de classe en CM1 et CM2, donc…

Alors Émile Loubet (1838 – 1929) a été Président de la République Française, et ce natif de Marsanne, excusez du peu, a été l’instigateur de la Loi de 1905 de séparation de l’Église et l’État, la fin de l’Affaire Dreyfus entre autre… Les marsannais sont tous des gens d’exception. Et notre Mimile fit ces études, au cœur de Marsanne, précisément derrière cette porte.

Mesdames, Messieurs, les sanglots longs me montent au violon, vous voici face à l’entrée de mon école primaire, bon sang je réalise que c’est l’automne de ma vie… Snif, snif…

Pour tout vous dire, j’ai passé ma primaire, du CE1 au CM2 derrière cette porte, CE1 et CE2 avec Monsieur Landais, CM1 et CM2 avec Monsieur Noyer.

Et puis à la fin des cours, en attendant que mes parents viennent me chercher j’attendais chez « Marraine », et Marraine avait cette particularité : un usage particulièrement immodéré du martinet. Et pour tout vous avouer, j’avais réussi à couper un à un les fils de cuir du martinet, ce qui me valut une correction qui me coûta des années plus tard 10 ans de thérapie 😉. Mais à ma grande tristesse, la maison de « Marraine » est aujourd’hui en vente.

Mais aujourd’hui, ça va, je vais beaucoup mieux

Voici pour vous, mon autoportrait, désormais à l’abris des coups de martinet.

J’aime Marsanne, et très prochainement, une grande fête m’a confirmé cet amour.

Oui, les 15, 16, et 17 septembre un grand festival nommé « Ze Fiestival » est organisé à Marsanne, avec une tête d’affiche formidable, le groupe Les Wampas. Or j’ai eu le privilège de recevoir leur chanteur Didier Wampas face à Nikola Sirkis du groupe Indochine alors que j’officiais sur France Inter, mais plus que tout, je connais leur musique, et vraiment… si pour vous, faire la fête se fait avec un rock rigolo mais sérieux, alors venez tous à Marsanne le samedi 17 septembre… ! En plus c’est je jour de l’anniversaire de ma maman !

Mais il n’y a pas que les Wampas, renseignez-vous sur leur site zefiestival.net

Voilà, maintenant comment conclure ce reportage ? J’ai vite trouvé… j’ai trouvé l’unique escalier qui a été spécifiquement construit pour les Dahus…

Et que dit-on à Marcel ? Chauffe, Marcel, chauffe !!!

Ensuite, on plonge…

Entre mes souvenirs, et cette double proposition qui vous est faite, je ne peux que vous encourager à venir vous promener, dès que vous en avez la possibilité, car Marsanne est là pour durer, et surtout… cette proposition d’être dans le public de Ze Fiestival, les 15, 16 et 17 septembre pour enfin connaître la joie de votre corps qui s’émancipe de tout jugement, sauf de celui de la vraie, de la bonne musique… Et bien ça, ça ne se refuse pas !

Car contrairement à l’inflation, ça… ça n’a pas de prix.

zefiestival.net

ou par téléphone : 06 79 90 80 60.

Marsanne, ce n’est pas que de vieux rocks, c’est aussi des jeunes qui rollent… !

Et si vous êtes volontaires, comme l’est Stéphane Bern, sachez que l’Église du Prieuré Saint-Félix de Marsanne a besoin de vos dons pour pérenniser sa réfection, vous saurez tout en vous connectant sur le site :

www.fondation-patrimoine.org/61578

Textes et Photos : Mathias Deguelle.

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