LE PHOTOGRAM DU BRILLANT: LA ROCHE-SUR-GRÂNE.

Bonjour les Brillantes, bonjour les Brillants.

Jeudi dernier, le Photogram du brillant consacrait son reportage en images à la commune de Montclar-sur-Gervanne. Aujourd’hui je vous propose de visiter La Roche-sur-Grâne, qui est à peu de chose près, la jumelle de Montclar.

191 habitants pour Montclar, 164 pour la Roche-sur-Grâne. La superficie des deux villages diffère toutefois, moins de 30 kilomètres carrés pour Montclar et à peine plus de 12 pour La Roche-sur-Grâne. Mais au-delà des chiffres, c’est bien l’esthétique commune aux deux villages qui m’a étonnée.

C’est parti, visitons la commune de Monsieur le Maire Christian Bonnet.

Avant d’arriver sur place, je constate que dans sa quête effrénée de vitesse, l’homme invente des structures qui gâchent le paysage, sans qu’une fois à bord du train on puisse prendre le temps de les apprécier.

L’homme est un être paradoxal, et ça le perdra.

Ah, ça y est, j’y suis.

J’entre dans ce village qui fut au moyen-âge, et ça n’étonnera personne, une terre des Comtes du Valentinois, en 1381 la commune passe par mariage à la famille du Puy de Rochefort (sympa le cadeau de mariage !), puis en 1628, le village passe aux Beaumont, les derniers seigneurs.

Après avoir croisé « le regard » de cette bâtisse, je décide d’arpenter les rues de La Roche-sur-Grâne toutes classées « hors-catégories » pour parler comme sur le Tour de France, et là je photographie à tour de doigt jusqu’à contracter un « index elbow » tant ce dernier n’a de cesse d’appuyer sur le déclencheur de mon appareil.

Et on va ensemble le constater, l’Histoire de la commune reste vivace grâce aux anciennes tours de fortification qui la délimitent.

Je continue entre deux souffles, de vous raconter dans les grandes lignes, l’histoire de la Roche-sur-Grâne, et j’ajoute qu’après 1789 la commune est intégrée au canton de Chabrillan, ce qui la place de-facto dans le canton de Crest-Sud.

Alors il faut que je vous dise une chose, ma visite je l’ai faite hier mercredi, or vous ne l’ignorez pas, hier il pleuvait (ce qui explique la présence de gouttes d’eau sur l’objectif de mon appareil), et je peux vous le dire, l’aller-retour Crest / La Roche-sur-Grâne m’a transformé en une sorte de « rain man », j’étais trempé jusqu’aux os… !

Ouf, en étant seul, j’ai le privilège du premier de cordée, tout en restant le dernier. J’arrive sur l’esplanade de l’Église Saint-Jacques-et-Saint-Christophe. Devant moi la plaine s’offre, baignée dans la brume…

Je me retourne vers l’Église qui parait impassible et massive, comme si le temps n’avait pas prise sur elle…

L’escalier n’aboutit qu’à une porte fermée, je fais demi-tour, et là en revanche je tombe nez-à-nez devant cette poignée.

Je frappe à la porte. En l’absence de réponse, j’entre, je tente un « Il y a quelqu’un ? » qui rebondit dans le vide, Dieu étant occupé ailleurs, je visite l’une de ses nombreuses maisons. La première chose que je remarque c’est qu’ici aussi la sècheresse a eu des conséquences, ce bénitier vide semble l’attester !

Bon, à ce moment, je me suis un peu attardé, j’ai pénétré dans le confessionnal et j’ai avoué l’inavouable. Mais chut… Je n’en dirais pas plus.

Je ressors de l’Église Saint-Jacques-et-Saint-Christophe, et avant de redescendre dans le village, pour la dernière fois, j’admire l’écrin de la commune : son paysage.

Et oui, elle est toujours là, cette cicatrice de béton qui fend à jamais ma contemplation. Allez hop, j’attaque la descente…

Je marche, et tout comme je l’ai vécu à Montclar-sur-Gervanne, je constate qu’il n’y a pas âme qui vive dans le village, je mets ça sur le compte de la météo plutôt exécrable, quand soudain , je me ravise…

Un homme ! Un homme qui travaille de surcroit ! Le monde est décidemment plein de surprises et La Roche-sur-Grâne n’échappe pas à cette règle.

Je m’attarde sur ces détail qui font aussi le charme de la commune…

Et puis je prends la décision de quitter La Roche-sur-Grâne au moment où un mur me tire la langue.

Je rentre sur Crest avec mon petit scooter, c’est le déluge, la pluie fouette mon visage et quand j’arrive je suis plus trempé qu’une soupe, je quitte mes vêtements juste bons à être essorés.

Et… je décide de prendre une douche.

Je vous le disais, l’homme est un être paradoxal.

Textes et photos : Mathias Deguelle.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.