LE PHOTOGRAM DU BRILLANT: BALADE EN FORÊT DE SAOU.

Bonjour les Brillantes, bonjour les Brillants.

Puisque nous formons un tout, cette opportunité nous offre dès lors de formidables perspectives, y compris de faire de nos paradoxes des complémentarités.

Ok, tout ça n’est pas très clair, j’en conviens… alors je m’explique : jeudi dernier, le Photogram du brillant.fr vous amenait vers les roches, les montagnes et les beautés rocailleuses de Vallon Pont d’Arc. Aujourd’hui exit la roche et vive la chlorophylle, adieu les reliefs qui nous surplombent et vive la végétation qui nous contemple. Aujourd’hui nous entrons « en contact » avec la flore et toutes les merveilles que nous réservent la forêt de Saou.

« Viens je t’emmène avec moi… en balade » comme le chantait Michel Fugain.

Bienvenue dans l’une des plus belle forêt de notre région.

Mais commençons, si vous le voulez bien, par le commencement : Le chemin qui nous mène vers la destination finale…

Comme dans les contes de Grimm ou de Perrault, avant d’entrer dans le cœur de la forêt qui reste l’objet de toutes nos peurs enfantines, nous jetons un regard en arrière. Un peu sans doute, pour nous rassurer… Après tout, on sait toujours ce qu’on quitte…

Allez, cette fois, « reculer n’est plus une option et avancer nous devons », comme disait le petit être vert aux oreilles pointues.

Avouez que ça fait du bien… Voilà… Maintenant vous êtes détendus. Votre respiration devient régulière. Non, non… Surtout ne fermez pas les yeux. Vous devez rester en « pleine conscience ». Des pensées positives vous envahissent. Et puis… vous ne pensez plus à rien. Vous êtes immergés dans cet environnement végétal et bienveillant… Poursuivons ce voyage…

Vous entendez ? Il y a comme une musique. La musique de l’eau qui caresse les rochers. Ce flux, ce ruissellement, qui semble immuable, il est là… juste à vos pieds. Vous stoppez votre marche. Vos pensées vagabondent comme le courant qui vous fait face…

Cette contemplation vous sort enfin de votre si agréable torpeur. Vous reprenez vos esprits. Mais avouons-le, vous avez un peu perdu votre sens de l’orientation. Rien de grave. Vous n’êtes pas le seul…

Quand soudain, bien que, comme moi vous n’ayez une connaissance plus qu’approximative de la faune forestière… Soudain… ! Vous croisez un sanglier ! Ou peut-être était-ce un marcassin, en tous cas… C’était un carnivore prêt à tout pour vous dérober votre portable…

Allez, reprenez vos esprits… pensez vert, pensez feuille, pensez sève… Pensez ciel…

Voilà… votre rythme cardiaque reprend son rythme normal, votre regard se porte maintenant sur votre gauche, et amusé, vous vous dites que si pour les élections présidentielles il fallait « faire barrage » comme ça a pu être dit à longueur de journées, peut-être êtes-vous en ce moment même en train d’en contempler le résultat…

Puis, à ce moment précis, au moment de ce « lâcher-prise », vous devenez poète et vous voyez dans tout ce que vous offre la nature de la forêt de Saou, des architectures, des géométries et des compositions naturelles qui font de vous un peintre de l’imaginaire…

A ce moment, vous vous sentez seul mais pas solitaire, vous « faites corps » avec la nature, et à cet instant précis vous vous formulez la phrase suivante : « Suis-je donc le seul homme dont la main a jamais mis le pied dans cette forêt ? ». Puis arrive a vous ces constructions éphémères qui vous convainc du contraire… Non. Non, vous n’êtes pas seul…

Alors surtout… Surtout, vous ne laissez pas votre esprit être perturbé par l’irruption de l’homme dans votre promenade. Vous êtes une femme, vous êtes un homme et ce que vous voyez n’appartient qu’à vous seul(e)…

Et puis soudain, cette récurrence. A nouveau vous apercevez ce sanglier, ou ce marcassin, je ne sais pas… enfin, ce monstre des forêts, qui à l’évidence vous suit, qui à l’évidence vous chasse et va exiger le numéro de votre carte bleue…

Mais bravant le danger, vous avancez, et vous trouvez une aide opportune : un bébé poisson de pierre qui émerge opportunément du chemin pour vous venir en aide… « Blou, blou, blou… » vous dit-il. Vous lui répondez en lui conseillant de lire les articles du brillant.fr… Et là, moi je dis bravo… !

Enfin, (oui parce que toute bonne chose a une fin…), vous retrouvez le chemin du retour. Vous êtes comme décrassé, comme purifié, et harassé par cette longue marche. En votre fort intérieur vous vous dites « je suis aussi cassé que ce tronc »…

Mais bon sang, qu’est-ce que vous vous sentez bien, comme vous vous sentez mieux. C’est l’ensemble de votre corps qui se sent comme « reforesté »…

Et ouf… enfin, vous pouvez apprécier les sièges confortables de votre bagnole, vous oubliez le crédit et le prix de l’essence, et là… Mais, vraiment, vous vous dites qu’il faut « décanter tout ça », et que la forêt de Saou est vraiment une source de vitalité indispensable, pour dé-com-pre-sser  et se to-ni-fier… !

En tous cas, c’est vraiment ainsi que j’ai vécu cette balade que je viens de partager avec vous.

Et que ce fut bon… !

Textes et photos : Mathias Deguelle.

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