LE PHOTOGRAM DU BRILLANT-3. SAOU.

Bonjour les Brillantes, bonjour les Brillants. On ne vous cache rien, on vous dit tout… lebrillant.fr va désormais élargir sa géographie. Après avoir cartographié Crest et ses acteurs, nous avons en effet aujourd’hui décidé de nous intéresser aux communes voisines de Crest. Ainsi, après ce Photogram deux autres rendez-vont être consacrés à la commune de Saou (le Mégaphone qui va à la rencontre des habitants de la commune. Ça c’est pour le mardi 8 février, et le reportage du dimanche soir, le 13 février, avec une rencontre autour d’un futur lieu culturel et gastronomique qui se monte actuellement à Saou).

Mais revenons à notre Photogram du jour.

Et… approchons doucement de Saou.

Ça y est, je suis maintenant au centre, là ou tout converge. Je suis au cœur de Saou, face au bar-restaurant « L’oiseau sur sa branche ». Mon regard se déporte légèrement sur ma droite, je contre-plonge l’église…

Mais ici au cœur de cette commune d’environ 600 habitants, et avant de leur donner la parole mardi prochain, c’est l’addition des harmonies et des contrastes qui caractérise Saou… Si vous le voulez bien, nous allons commencer par l’eau. A Saou, l’eau est un objet de fascination et de poésie. Le fil de l’eau est aussi un fil de couture qui réunit deux rives.

Parfois de façon sage et paisible.

Mais aussi, parfois, de façon vivante et mouvante.

Parfois promesse et rêverie.

Parfois inspiratrice de ponts entre deux rives.

L’eau rend Saou et l’abreuve… c’est entendu. Mais il y a aussi la proximité presque palpable de la montagne qui cerne la commune. Parfois, j’avais l’impression de pouvoir caresser leurs crêtes juste en tendant la main. Ce village semble littéralement comme fortifié par ces mastodontes de roches qui impressionnent autant qu’ils rassurent et se fondent dans les architectures créées par l’homme.

Je reviens sur mes pas et j’emprunte des ruelles où ma main n’avait jamais mis le pied, et donc pas à pas, je prends toute la mesure de la sérénité, de la tranquillité, et du profond bien-être qui m’habite. J’inspire, je relâche…

Et je reste attentif à chaque détail qui fait de Saou, un village si singulier.

Et ce n’est pas cette abeille vaccinée contre tous pesticides qui viendra me contredire.

A Saou, on ne remplace pas les cabines téléphoniques par une multitude de téléphones portables solitaires et individualisés, on préfère le partage d’un bon bouquin, mis à la disposition de tous…

Je contemple et je scrute, et je reste en arrêt devant ces œuvres qui ont la pudeur de ne pas dire leurs noms.

Je m’apprête à quitter Saou. Bien sûr, j’en suis conscient, Saou est plus beau en été, le village frétille, propose et offre son meilleur profil en été, certes. Mais pour autant, il y a le Saou hivernal, plus mélancolique peut-être, plus propice aux balades silencieuses et méditatives… Il n’en demeure pas moins que l’écrin est somptueux toute l’année, et que réellement, la beauté n’a pas de saison.

Je conclue ma visite en empruntant les petits chemins qui entourent la commune, et je me dis que pour apprécier la beauté il faut parfois savoir prendre de la distance, avoir un pas de recul, et ce n’est pas cet épouvantail qui me fera changer d’avis !

La présence de ce lavoir abandonné me plonge dans mes pensées : finalement, l’avènement du lave-linge a contribué à l’obsolescence de ce lieu, finalement nous sommes tous programmés pour être tôt ou tard obsolescents. Comme de vulgaire yaourts, nous avons notre date de péremption, donc oui… Profitons-en, profitons de tous ces moments savoureux et fugaces, car ils sont tous, les pièces de ce puzzle qu’on appelle bonheur.

Et pour vous qui avez suivi les précédents numéros du Photogram du brillant.fr, vous le savez, j’aime les cœurs, je les recherche, je les traque… Et, miracle, à Saou, j’ai trouvé de quoi compléter ma petite collection…

Un dernier au revoir au bec de la fontaine, le vent souffle, je rentre à la maison, je suis ivre de Saou… et j’adore ça !

Je ne vous dévoile pas le sujet de dimanche soir, disons que… c’est une surprise avec consentement mutuel… ! Voilà.

En revanche je vous annonce donc que mardi prochain, lebrillant.fr interroge quelques habitants de Saou sur leur vie dans la commune, et pour clore nos visites, le dimanche 13, en avant première mondiale(!), nous allons lever le voile sur un lieu, qui va à l’évidence faire parler de lui, « Le Gasoline Palace », en pleine installation au cœur de Saou.

A dimanche les Brillants, merci d’être de plus en plus nombreux à nous visiter !

Photos et textes Mathias Deguelle.

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