LE MÉGAPHONE DU BRILLANT: SAOU.

Bonjour les Brillantes, bonjour les Brillants. Comme annoncé précédemment sur lebrillant.fr, et après le Photogram du jeudi (que vous pouvez retrouver en cliquant sur l’onglet « galerie de photos »), nous sommes revenus à Saou pour rencontrer les habitants de la commune. Seulement voilà, nous sommes en hiver, et il faut bien le reconnaître, en cette période de l’année, les rues de Saou sont désertées, les saôniens restent calfeutrés chez eux, bien au chaud, et on les comprend… Mais, à cœur vaillant rien d’impossible, lebrillant.fr a réussi à croiser cinq personnes, sur un village qui compte moins de 600 habitants et nous avons conversé avec eux, sur la vie du village, mais aussi sur la vie dans le village et sur les charmes de cette commune traversée par des cours d’eau et encerclée par les montagnes.

  • Bonjour, je m’appelle Coby. Je viens des Pays-Bas, c’est mon pays d’origine, mais j’ai toujours travaillé en France, et notamment à Montpellier pendant des années, enfin… toute ma carrière a été faite sur Montpellier, et j’avais de très bons amis qui habitent dans la région d’ici et quand j’ai pris ma retraite, je me suis dit « Montpellier c’est chouette, mais bon, quand on ne travaille plus, une grande ville… », et je me suis rapprochée de Saou, enfin, de la région. Au départ j’ai atterri à Aouste, tout au début, et puis tout tranquillement, je me suis fait beaucoup d’amis ici. Je m’occupe beaucoup des enfants du village, et j’ai eu la grande joie de me voir annoncer une attribution d’un appartement par la Mairie, il y a deux et demi maintenant. Et depuis, je suis donc à Saou, je fais du bénévolat, je connais presque tout le monde maintenant, et je suis très bien ici.
  • Ainsi, vous avez ressenti le besoin de vous impliquer dans la vie locale… !
  • Oui, oui, tout de suite parce que, bah… parce qu’il se passe plein de choses à Saou. C’est un tout petit village, mais avec plein d’idées… des restaurants qui organisent toujours des choses, il y a la Fête du Picodon, pour laquelle je suis également bénévole, c’est très important… et puis il y a les gens du village, et les enfants surtout, je m’occupe beaucoup des enfants des autres…
  • Vous savez, moi j’ai grandi dans la campagne de Montélimar, à Marsanne précisément, alors je vous parle là d’un temps qui nous ramène aux années 1970, 75 peut-être, mais à l’époque, je me souviens que les propriétaires terriens, ou les propriétaires de maisons, de fermes, étaient assez critiques face à ce qu’ils appelaient « l’invasion hollandaise », j’aimerais connaître votre sentiment sur ce souvenir d’enfance…
  • Alors moi je suis maintenant française, depuis quelques années déjà, et c’est vrai… cette invasion elle est réelle, surtout dans l’Ardèche. Moi j’ai travaillé un tout petit peu en Ardèche, et je ne suis pas restée à cause de ça. Après, ici aussi il y a beaucoup de hollandais, mais c’est un autre tourisme, ce n’est pas un tourisme de masse, donc ça va, ça se passe bien. Ici il y a une bonne intégration des hollandais et puis, dans le village, on est déjà trois hollandais à vivre ici (éclat de rire), mais on ne se fréquente pas beaucoup, et puis entre hollandais on ne parle qu’en français, c’est vous dire… On a carrément oublié qu’on venait du grand nord…
  • Comme l’affirmait Albert Camus : « Ma patrie c’est ma langue »…
  • Oui, tout à fait, mon pays pour moi c’est la France. Ça fait très longtemps que c’est la France, il n’y a rien de plus beau que la France !
  • Vous êtes tombée « en amour » ! Allez, si vous deviez vous montrer un peu plus critique, qu’est-ce qui pourrait être amélioré à Saou ?
  • Alors, peut-être un peu plus de vie l’hiver (rire), voilà. Parce que l’été, c’est vrai que dans quelques mois, il y a toutes les festivités du printemps, et de l’été qui redémarrent, mais c’est vrai qu’à partir d’octobre, novembre, on se sent complètement abandonnés en fait, même si les alentours sont magnifiques, on a de la chance de vivre ici, mais un peu plus d’animation l’hiver, ce serait pas mal.
  • Si vous deviez mettre une note, de 0 à 10 à la commune de Saou ?
  • Oh… ça serait 9 sur 10 ! Vraiment, j’adore.
  • Je quitte Coby, je serpente dans les rues et les ruelles de Saou, le vent me fouette, le froid hivernal me pique, je frissonne… quand, au détour d’une rue, je tombe sur ce Monsieur, il est saônien, et il accepte volontiers de répondre à mes questions quand je lui tends mon micro…
  • Bonjour, je m’appelle Daniel, et je vis à Saou depuis… ça va faire vingt ans cette année.
  • En deux décennies j’imagine que vous avez été témoin de certains changements dans Saou. Selon vous, est-ce que la commune est ancrée dans son temps, est-ce qu’elle a su s’adapter à cette quête de modernisme effrénée ?
  • Écoutez, le modernisme de Saou, je ne sais pas, mais en tous cas le village poursuit son chemin, peut-être avec un peu plus de monde, la commune a grandi, on était quoi ? 450 quand je suis arrivé, on est près de 600 aujourd’hui.
  • Il n’y a donc pas « d’arrêt sur le temps » à Saou ?
  • Holala… Comme vous y allez ! Non, je n’irais pas jusque là, je veux dire, on n’est pas en ville, on est en retrait, ce qui permet d’avoir un peu de recul, surtout avec ce qu’il se passe en ce moment…
  • Il se passe quoi en ce moment, Daniel ?
  • Il y a plein de choses qui se passent en ce moment, entre le Covid, les élections qui s’annoncent etc… Non, je dis juste que d’une manière générale, dans la vie, prendre un peu de recul, être un peu en retrait, c’est parfois pas si mal, c’est ce que je vis en habitant à Saou, voilà.
  • A croire que vous parlez d’un refuge, d’une fuite…
  • Ah non, non, je n’ai pas fui en venant ici… non, non, je suis venu il y a vingt ans, je suis venu chercher quelque chose, je ne suis pas venu pour fuir quoi que ce soit.
  • Est-ce que l’implication de la municipalité, menée par Monsieur le Maire Raphaël Paillot, est suffisamment importante dans le village ?
  • Oui elle est importante, et pour répondre à votre question, j’ai une petite anecdote : Un jour je rentrais du travail tard, 22 heures, 23 heures… je me gare pas loin de la Mairie, où il y avait de la lumière, et des travaux avaient été faits dans le village, des travaux d’aménagements, et quelqu’un qui faisait partie du conseil municipal était dehors, peut-être en train de fumer une cigarette, je ne sais pas… balayé par le vent, un soir où il faisait froid, et il me voit regarder les travaux parce que j’étais parti pendant une quinzaine de jours, et il m’a regardé en souriant et gentiment il m’a dit « est-ce que tu as quelque chose à dire ? », alors je lui ai répondu « non, je n’ai rien à dire, parce que si j’ai quelque chose à dire, je me tape toutes les réunions, toutes les semaines, et je m’engage, chose que je ne fais pas ». Donc, quand je ne fais pas, je la boucle !
  • Pourquoi vous refusez de vous investir ?
  • Ah non, ce n’est pas un refus. Simplement j’ai un métier qui ne me permet pas de m’investir dans des choses d’ici de manière régulière, parce que je suis souvent absent, et donc je trouve formidable quand je rentre le soir à 23 heures et que ça caille dans le village, et qu’il y a personne, de voir toute la Mairie éclairée, avec des gens qui travaillent, qui donnent de leur temps pour la collectivité, chose que je ne fais pas… A partir du moment où je ne le fais pas, la moindre des choses c’est de les respecter, et d’accepter leurs choix, c’est tout, je ne vais pas plus loin que ça.
  • Vous diriez que vivre à Saou, c’est un peu comme une vie insulaire ?
  • Non (rire), il n’y a pas de vie insulaire à Saou… ! Heureusement d’ailleurs ! Mais je suis bien obligé de reconnaître que moi-même, en venant m’installer ici il y a vingt ans, j’ai participé à ce changement démographique. Depuis qu’il y a le TGV… je vivais à Paris avant, et j’ai décidé à un moment donné, que je pouvais faire mon travail en habitant ici. La société est comme ça, j’y ai participé, donc ça m’est difficile de la critiquer aujourd’hui.
  • Quelle note de 0 à 10 vous donneriez à la commune de Saou ?
  • La vie à Saou… ? ah… alors je donne 10 sur 10.

Et oui, amis lecteurs du brillant.fr, à vous qui pensiez que la perfection n’est pas de ce monde, c’est un scoop que nous vous livrons, la perfection est saônienne ou n’est pas. Je salue Daniel, je contourne la Mairie, et là j’interpelle un jeune homme qui m’offre un temps d’écoute, un temps d’analyse, et de longs temps de silence.

  • Bonjour, je m’appelle Romaric, et ça va faire bientôt cinq ans que j’habite à Saou. Moi je viens du Massif Central, d’une région assez rurale, et attachée à des paysages que j’appréciais beaucoup dans ce pays du Massif Central, et je souhaitais déménager, et c’était important pour moi d’arriver dans un endroit où la présence de la nature était importante, et me touchait, et c’est évidemment le cas à Saou, où j’ai été vraiment très touché par l’équilibre entre douceur et puissance.
  • Alors pourquoi Saou, et quelle est votre définition du « bien-être saônien » ?
  • Heu… (à ce moment, Romaric inspire, il réfléchit… pendant cinq secondes), alors je dirais à travers mon prisme, j’ai été touché en découvrant Saou, par le site en fait. Le site géologique, le site naturel, la rivière… l’équilibre rivière/montagne, moi je partais d’une région qui était granitique, et je souhaitais arriver dans une région qui est plus calcaire, et là je suis bien servi. Et puis, il y a l’architecture aussi, celle du village, la structure même du village, c’est vraiment… son organisation… Et puis quand je suis arrivé, je suis venu en famille, et on a senti qu’il y avait une forme de dynamisme familial, avec une école dynamique, donc voilà, pour ces différents aspects, ça nous paraissait être le bon endroit.
  • Dites-moi, vous me donnez le sentiment d’un homme cartésien, littéralement : « terre à terre »… Mais vous, l’homme du Massif, comment avez-vous été accueilli, à votre arrivée, par les habitants de Saou, vos prédécesseurs ?
  • Alors, pour revenir sur le côté cartésien, forcément il y a quelque chose qui me vient, un peu en opposition à votre analyse, en fait quand je suis arrivé… la deuxième fois que je suis venu à Saou, je me suis garé là, juste derrière, sur le parking du Picodon, et en fait, j’avais l’impression d’être chez moi. Donc, c’est plutôt au niveau du ressenti que ça s’est passé, et c’était une des premières fois où je ressentais ça… de manière aussi forte. L’impression d’être à la maison en fait. C’était très fluide, alors c’est peut-être lié à mon côté attentif à la beauté, à l’harmonie, du coup ça m’a tellement touché, que j’avais envie que ce soit chez moi. Maintenant pour répondre à votre question de l’accueil des habitants, euh… (à ce moment, Romaric inspire, il réfléchit… pendant sept secondes), moi je viens d’une zone qui est très rurale je l’ai dit, donc pour moi ce n’était pas « la ville », Saou, mais presque. Donc je suis arrivé tranquillement, avec quelque chose de très… à la fois la joie d’avoir plus de partage possible, et en même temps, respecter aussi une zone de solitude qui est importante pour moi aussi. Mais j’ai rencontré pas mal de gens avec qui je peux échanger, et c’est très agréable.
  • Quel est votre point de vue sur « la grande sœur de Saou », la commune de Crest ?
  • (à ce moment, Romaric inspire, il réfléchit… pendant dix secondes). Pour le coup, Crest, il y a quelque chose d’urbain qui est présent. En fait, moi, je navigue beaucoup entre Saou et Crest, et j’y retrouve les espaces d’une ville, de mélange, mais être aussi davantage bousculé, davantage de mouvements, d’imprévus aussi, mais c’est une zone nécessaire pour pouvoir fonctionner, et pour pouvoir simplement faire ses courses, trouver certaines choses…
  • Vous me faites sourire, vous êtes le négatif du parisien…
  • Oui, mais ce qui est marrant c’est que j’ai passé beaucoup de temps à Paris et en banlieue parisienne, mais voilà, j’aime les contrastes aussi…
  • Romaric, si vous deviez donner une note de 0 à 10 à la commune de Saou…
  • De 0 à 10… (à ce moment, Romaric inspire, il réfléchit… pendant dix-neuf secondes !), je dirais… entre 7 et 9… Donc, on va dire 8 sur 10.

Je laisse Romaric à ses occupations, et je reviens vers le centre de Saou, le village est toujours balayé par ce vent d’hiver, les commerces sont fermés, je déambule un moment sans rencontrer âme qui vive, mais comme un pêcheur doit savoir se montrer patient avant de ferrer, après quelques minutes j’aperçois le cuisinier du restaurant « L’oiseau sur sa branche », situé au cœur de la commune, je m’approche de lui.

  • Bonjour je m’appelle Nicolas, je suis arrivé à Saou en 1996 pour attaquer mon apprentissage de cuisine au restaurant « L’oiseau sur sa branche ». J’ai quitté Saou de 2000 à 2005, pour aller dans la Marine Nationale, je suis revenu en 2007 à Saou, et je suis revenu dans l’établissement en 2016, et voilà.
  • Quelles pensées vous traversaient l’esprit lorsque vous vous remémoriez le village de Saou, lors de votre parenthèse dans la Marine Nationale, vous étiez nostalgique ?
  • Bon, j’avais gardé des contacts réguliers avec le patron qui est quelqu’un que donc, je connais depuis 1996, donc on a gardé le contact, et puis à chaque fois que je revenais de missions, je venais ici faire un coucou à Saou, parce que c’est un village magnifique, et puis j’ai plein d’amis ici… voilà, je n’ai jamais coupé les ponts avec Saou en fait…
  • C’est de l’amour qui vous lie à Saou ?
  • Ah oui, oui… ! C’est un gros coup de cœur oui…
  • Pour vous Saou c’est quoi ? Restons entre-nous ? Ou alors, tout le monde est le bienvenu ?
  • Tout le monde est le bienvenu ! Tout le monde peut venir s’installer ici ! Et c’est même ce qui définit Saou, ce sens de l’accueil. En ce sens Saou peut être considéré comme une terre d’opportunité, oui. D’abord il faut venir pour en prendre plein les yeux, parce que c’est vraiment un lieu merveilleux, c’est très beau et il y a plein de choses à faire, et puis on est super bien accueillis.
  • Alors moi, je n’ai pas de chance… Parce qu’il y a deux Saou. Le Saou de l’été, et le Saou de l’hiver, et là je vous rencontre, nous sommes début février, donc le village est un peu assoupi…
  • Oui, Saou l’hiver c’est un peu… Ah, c’est un peu triste parce que les rues sont vides, mais ça n’enlève rien à la beauté des paysages bien évidemment, mais l’été c’est vrai, c’est plein de monde, c’est plein de vie, c’est très très bien oui…
  • Pour parler de votre boulot Nicolas, ici au restaurant, vous faites combien de couverts l’été en comparaison à ce que vous faites l’hiver ?
  • L’hiver on peut faire 50 couverts/jour, et puis l’été c’est 120, 130 couverts par jour. Il y a beaucoup plus de monde l’été, c’est certain.
  • Dans quels domaines Saou « peut mieux faire » ?
  • Ça c’est une bonne question… en fait, pas grand chose… Non, mais vraiment, tout est bien. Moi j’ai commencé ici, il y avait une épicerie et un restaurant, maintenant il y a trois restos, il y a une épicerie bio, un brasseur, un bar à vin, voilà, Saou s’agrandit, et c’est un village plein de vie, plein de vie… même l’hiver où il n’y a pas grand monde c’est quand même plein de vie…
  • Nico, on va se quitter sur cette dernière question : Notez Saou de 0 à 10…
  • Heu, 9 sur 10. Parce que la perfection n’est pas de ce monde ! (sourire).

Et là… Patatra… La bévue… Je suis comme ce vieux tracteur, je me détourne de Nicolas, j’aperçois de l’autre côté de la place la silhouette d’une dame, je cours vers elle, je suis essoufflé, la dame me dit qu’elle s’appelle Dominique et qu’elle est d’accord pour répondre à mes questions, je l’interroge et (…), j’ai oublié, j’ai zappé. Je n’ai pas pris Dominique en photo! Mea Culpa, Maxima Culpa…! Un oubli qui est certainement dû à la qualité des propos de cette dame qui restera sans visage… Alors pour rattraper l’irrattrapable, voici non pas une, non pas deux, mais trois photos de Saou… on se rattrape comme on peut 😉

  • Bonjour je m’appelle Dominique, je suis la mère d’une saônienne, qui est maman de deux enfants, et qui est installée ici depuis quatre ans. Personnellement je suis d’Annemasse, de Haute-Savoie, et je viens régulièrement ici à Saou, pour voir mes petits-enfants, et voir mon gendre et ma fille. J’ai fait la connaissance d’autre saôniens et saôniennes, parce que ce que j’ai remarqué ici à Saou, qui est un tout petit village, c’est que les gens font rapidement connaissance. Ma fille a fait très rapidement connaissance, mon gendre étant dans la construction, dans le bâtiment, alors évidemment comme les saôniens sont des bâtisseurs, ben voilà… J’ai moi aussi fait la connaissance d’autres saôniens… des bâtisseurs et des artistes, il y a beaucoup d’artistes aussi… Ma fille est artiste et mon gendre est bâtisseur, ils viennent de restaurer leur maison ici, et ça leur a permis de faire beaucoup de rencontres… Mais depuis le Covid, parce qu’il faut aussi le signaler, je trouve que Saou malheureusement, a perdu un peu de sa vie du fait de la réalité de la crise sanitaire, et je trouve qu’il y a beaucoup moins de monde qui vient, surtout en hiver évidemment. Mais ça reste un endroit où pour moi les gens sont très sympathiques, mais les restrictions causées par cette crise, moi ça me coûte personnellement de respecter ces obligations là… Sinon, il reste la forêt de Saou, qui est très agréable pour aller se balader…
  • C’est amusant, vous placez l’humain, l’habitant de Saou, avant le cadre naturel…
  • Oui, et je comprends ça, mais c’est d’abord l’humain qui s’est installé à Saou, la nature y est de fait… c’est d’abord avec les humains qu’on se lie, enfin, pour moi en tous cas qui ai travaillé dans le social. Donc c’est d’abord les humains qui me lient, et ensuite, par les humains, leurs intérêts… moi j’aime beaucoup la nature aussi, en Haute-Savoie, je suis carrément plongée dans la nature, j’ai le Mont Blanc en face de moi, le Lac Léman, Annecy et compagnie… Donc ici, ce n’est pas ça que je suis venue rechercher au début, je suis venue avec ma famille, et ensuite, évidemment, comme une cerise sur le gâteau, ma fille est venue ici parce que le cadre est magnifique, elle est cinéaste alors évidemment elle est très attachée aux beautés de la nature pour ses prises de vues, etc… Et c’est vrai, ici la nature est magnifique, quand on regarde le coucher du soleil, et qu’on regarde la falaise, le roc, c’est sublime, c’est vraiment sublime… ce sont des pépites qui sortent de terre, et avec le soleil qui frappe la roche, c’est absolument extraordinaire… et puis à côté on a La Vèbre, on a plein de cours d’eau dans lesquels on peut aller plonger été comme hiver d’ailleurs, et il y a des randonnées magnifiques dans la forêt de Saou… non, c’est sûr que l’environnement est absolument admirable.
  • Dites-moi… Votre description de Saou ressemble à celle d’une terre promise !
  • Oui c’est ça, on aurait presque envie de ne pas trop en parler, pour garder l’écrin vierge (rire), mais ça y est, il a été bien défloré depuis mais bon… c’est vrai que c’est un très beau lieu, c’est un très beau lieu.
  • Et si vous deviez donner une note de 0 à 10 à la commune de Saou…
  • Je dirais 15… (rire), non plus sérieusement c’est un lieu où j’aimerais vivre, mais après, peut-être le bémol, c’est que l’immobilier est très cher, de plus en plus cher, il y a une explosion des prix… les saôniens sont peut-être aussi un peu jaloux de la beauté de leur lieu, et sont très vigilants je pense aussi, sur cet aspect là, c’est compliqué mais bon, moi… allez, je mettrais 8 sur 10, à cause de l’aspect de l’immobilier, parce que moi je viendrais bien vivre ici, mais ce n’est pas à ma portée en ce moment, et puis une fois passé le Covid, je mettrais 10 sur 10 parce que les humains sont magnifiques. J’adore.

Bon, alors bien évidemment, nous n’allons pas ici parler de sondage, mais plutôt d’une amusante consultation… Et si je fais mes totaux, la commune de Saou obtient la note exceptionnelle de 8,8 sur 10…! Qui dit mieux?!

Pour terminer ce Mégaphone, je tiens à remercier les habitants de Saou qui m’ont tous accueillis les bras ouverts, et à eux, je donne la note maximale, avec mention!

A jeudi soir pour le Photogram du brillant.fr, cette fois consacré à la commune de Aouste-sur-Sye.

Textes et photos: Mathias Deguelle.

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