LE MÉGAPHONE DU BRILLANT: SAILLANS.

Bonjour les Brillantes, bonjour les Brillants. Croyez-vous au hasard des rencontres ? Moi oui. Souvenez-vous, dimanche dernier lebrillant.fr consacrait un reportage au Centre d’Art de Crest, et juste après je me rendais au boulodrome et je rencontrais Jean-Pierre qui évoquait notamment son grand tournois de pétanque, qui donc a eu lieu samedi dernier.

Pour mémoire, Jean-Pierre notre bouliste, est au centre de la photo.

Gardez cette info dans un coin de votre tête, car elle va avoir une suite.

Donc nous voilà partis, Noé Richard-Clément le photographe du brillant.fr et moi, nous sommes à nouveau à deux, sur notre petit scooter, direction Saillans, afin de faire des rencontres avec les saillansons et les saillansonnes qui allaient croiser notre chemin. Commençons par la route qui précède l’entrée dans le village :

Alors une fois passé ce « Champ Élysée végétal », nous garons notre scooter sur sa béquille, et nous partons en goguette, à la recherche d’interlocuteurs adeptes de la conversation et de l’échange. Et là nous tombons en arrêt devant la devanture de ce café…

Et qui nous retrouvons derrière le comptoir du bar « Le National » ?

Notre ami Jean-Pierre. Notre bouliste « du Centre d’Art »…. !

Et évidemment, la conversation s’engage immédiatement, comme si nous nous étions quittés la veille, ce qui dans les faits était presque la stricte vérité.

  • Bonjour tout le monde… Donc oui, c’est à nouveau moi, c’est Jean-Pierre et je le confirme à tous les lecteurs du Brillant, cette deuxième rencontre n’est que le pur fruit du hasard. Alors là nous sommes installés en face de l’église, dans le bar « Le National », à Saillans, un bar qui vient de rouvrir ses portes depuis vendredi. Maintenant c’est ma fille qui va en avoir la gestion, et moi je suis là pour lui donner un coup de main, pour l’aider à relancer l’affaire… Mais c’est vrai que c’est le hasard qui nous fait à nouveau rencontrer, comme quoi, les grands esprits se retrouvent toujours ! (rire).
  • Alors Jean-Pierre quand je vous ai rencontré vous organisiez ce concours de pétanque de plus de 100 joueurs, soit 16 équipes, c’était donc samedi dernier. Alors là j’en profite pour vous le demander… quel a été le résultat final de ce concours… C’est qui le Winner ?
  • Et bé, Saillans, le petit village où tu es là, on a gagné ce concours. Et je dois le dire, nous avons gagné de brillante façon, avec mon fils, ses amis, ses copains… donc on a bien rigolé quoi… !
  • Alors je reviens à la discussion que nous avions tous les deux au boulodrome de Crest, face au Centre d’Art… Tu me disais : les boules c’est pas un art, sauf… sauf, quand tu arrives en finale. Alors là, tu me disais, certains joueurs jouent comme de véritables « artistes »…
  • Alors pour cette finale, il n’y a pas eu spécialement ces coups d’éclats qui font « les artistes des boules », parce que les organismes étaient fatigués, mais… ça a bien joué, voilà… on a passé un moment de convivialité, et c’est ce qui était le but recherché, voilà… tout le monde était content, on a bien mangé, grâce à Jean-Pierre qui a fait la cuisine… je le dis modestement, parce que le cuisinier Jean-Pierre, c’était moi (rire)…
  • Je reviens à ce que vous m’avez dit, c’est donc votre fille qui va reprendre la gérance du bar « Le National », ici à Saillans, alors ne me traitez pas de macho, mais l’hôtellerie, c’est pénible physiquement, non… ?
  • Oui, alors il y aura son copain qui viendra en renfort, mais là c’est mon frère et moi qui la secondons et je vous le dis : on est des piliers de la ville de Saillans ! On fait ce qu’il y a à faire, pour le village, pour les copains, et… ils revivent, oui c’est ça, ils revivent! Ils me disent tous « il était temps de rouvrir ce bar », alors du coup, nous on a décidé de le laisser « dans son jus »…
  • Alors Noé et moi nous allons continuer à faire des rencontres dans Saillans, et on verra bien si la réputation est oui ou non avérée… mais ce qui se dit sur Saillans, c’est que c’est devenu un lieu de retraite pour beaucoup de hollandais. Jean-Pierre, vous le confirmez, Saillans est devenu un village multi-culturel ?
  • Oui, on peut le dire comme ça, oui… Moi j’ai une copine qui est mariée avec un allemand… pour revenir aux hollandais, il faut se souvenir qu’il y a quarante ans de ça, c’étaient eux qui déjà avaient investi tous les campings. Et… ils sont restés, d’ailleurs ma fille a racheté une villa à un hollandais qui lui-même l’avait acheté à un français avant quoi… bon voilà, ça tourne, mais c’est vrai que les hollandais sont très implantés à Saillans.
  • Vous savez Jean-Pierre, au fil de mes reportages au sein des communes du Val de Drôme, je constate que nous assistons à un véritable changement démographique du département, vous en êtes conscient ?
  • Oui… Alors hélas… hélas oui et non, parce qu’avec la crise du Covid, avec le confinement, il y a beaucoup de gens qui arrivent qu’on ne connaît pas quoi… Et ça a été déterminant, j’ai beaucoup de copains qui reviennent et qui me disent « Punaise, Jean-Pierre, quand je viens chez toi je ne reconnais plus personne », et moi je leur dis « Je te rassure, moi non-plus… ». Ce sont des nouvelles têtes qui sont sympathiques, et même très sympathiques, mais on ne les connaît pas…Voilà, c’est une nouvelle démographie, donc oui, c’est une nouvelle France.
  • Mais alors Jean-Pierre, c’est à « eux », d’aller vers « vous », ou c’est à « vous » d’aller vers « eux » ?
  • Oh, vous savez… c’est un peu des deux. Bon, c’est vrai qu’avec les deux ponts et le tunnel, on a peut-être voulu marquer notre territoire, façon village gaulois (rire), on n’en n’était pas loin, je crois qu’on en avait tous ras-le-bol de tout ce qu’il se faisait… passé un moment, vous savez… « trop c’était trop ». Maintenant c’est aussi à nous d’aller faire ce mouvement, c’est vrai, à nous d’aller vers eux, parce qu’ils se sentent mal accueillis, alors qu’on n’est pas… on n’est pas des voyous je veux dire. Mais vous savez, il y a une chose qui joue : d’abord ils arrivent des villes, avec « la pensée », « la culture »… et pour eux « les bouseux », c’est ici… alors oui, certainement qu’ils arrivent avec leurs certitudes, leurs à priori… Mais on ne peut pas leur en vouloir… Parce que c’est vrai qu’il faut y vivre dans ces grandes villes, moi je les plains en fait… Ici c’est un autre mode de vie, et c’est même une autre façon de penser. Mais je vais te dire, les hollandais et tous les autres, ils l’ont bien compris : La Drôme c’est un paradis, un paradis caché.
  • Bon, moi ce que je retiens Jean-Pierre, c’est qu’à ce jour, ce paradis dont tu parles, s’il est « caché », il n’est pas fiscal… !
  • Aïe, aïe, aïe… Et non de ça, il n’y en pas en France…malheureusement ! (éclat de rire).

Nous quittons Jean-Pierre sans qu’il n’ait insisté pour nous offrir l’apéro, merci à toi mon J.-P… Allez, c’est pas le tout, mais Noé et moi avons désormais une mission : rencontrer d’autres habitants de Saillans. Et, vous allez le constater, la discussion que nous venons d’avoir avec Jean-Pierre va littéralement prendre forme humaine avec ce qui suit.

Je vous parlais des hasards des rencontres.

Démonstration avec ce couple :

  • Bonjour, je m’appelle Corie…
  • Et bonjour, moi mon prénom c’est Rien… R-I-E-N… Mon prénom c’est pareil en France, « rien »… (rire)…
  • Alors Monsieur Rien, comment devient-on « quelqu’un » ici à Saillans ?
  • Alors moi je suis en retraite… de Hollande… et après quarante ans de travail, alors on est arrivé ici en 2006, à Saillans, mais avant on a fait beaucoup de camping dans la région avant, dans toute la France, et après la retraite… c’était définitif, il fallait partir en France !
  • Donc là, je m’adresse à vous Corie, vous êtes venue accompagnée de Rien ?
  • Oui, oui… on est mariés depuis 48 ans… c’est très long d’être mariée à Rien ! (éclat de ire).
  • Quand vous dites « c’est très long », vous ne parlez pas des performances sexuelles de Rien ?
  • Non, avec Rien, je dois le dire c’est très bien (rire).
  • Rien, quelle était votre profession en Hollande avant votre retraite ici à Saillans ?
  • Moi j’ai travaillé en Hollande pendant quarante ans chez Deutsch Telekom, et puis la retraite, et puis… Saillans… !
  • Mais pourquoi Saillans, il n’y a pas d’équivalent aux Pays-Bas ?
  • Nous on habitaient dans une grande ville, et pour la retraite nous préférions vivre dans un petit village… C’est ça Corie ?
  • Oui, et de construire la maison… A côté du village…
  • Et alors ? Vous êtes bien à Saillans aujourd’hui ?
  • (en chœur) : Oh oui… ! Très bien… ! Très contents… !
  • Oui, je vous disais que nous préférions vivre notre retraite dans un petit village, c’est surtout pour pouvoir rencontrer les gens, la proximité avec eux… Corie… ?
  • Oui, parfois pour parler c’est un peu difficile à cause de notre accent… J’imagine que vous allez corriger notre accent quand vous allez écrire cet article (tu m’étonnes ! NDLR), mais c’est tous les jours utile (rire).
  • Vous avez donc été adoptés par Saillans… ? Corie ?
  • Vous savez, quand nous avons fait notre maison, toutes les personnes du village ont participé au résultat de la maison. On a eu de vrais coups de main… Et ça c’est l’esprit de Saillans !
  • Merci Corie et Rien, et n’oubliez pas… Rien ne vaut Corie…

Bon, là, je vous l’avoue, rien ne me porte à croire que le couple ai pigé toute la subtilité de ma périphrase. Mais bon, la Hollande… ! Une terre de contraste avec ses tulipes, ses diamants, son… chut… !

Je m’égare. Toutefois est-ce que vous croyez toujours au hasard des rencontres, et à cette incohérence logique, ce fil rouge, qui les deux, les unit.

Moi oui.

  • Noé ? T’en penses quoi ?
  • Attends, ne me parle pas je me fais un plan « triple pont » tout en ombres et lumières. Regarde…
  • Pinaise, Noé, on était pourtant d’accord… les plus belles photos de Saillans, on se les réserve pour le Photogram de jeudi… C’est vrai parfois t’es chiant, mais pas tout le temps… Tu grilles des cartouches, les gens il faut les séduire, il faut les appâter…
  • Bref, tu es soumis.
  • Bon. Tu sais quoi ? On va changer de sujet. Tiens… Regarde cet homme, il a l’air cool et curieux, on parle avec lui ?
  • Bonjour, je m’appelle Marc. Je suis en visite dans le coin parce que je compte m’y installer et y rester un long moment, et pourquoi pas investir dans la Drôme Provençale…
  • Bon, je ne veux pas ici entrer dans la polémique, mais il demeure un fait : « le crestois », et le Val de Drôme ne sont pas tout à fait la Drôme Provençale… Mais faisons fi de ces guéguerres territoriales… D’où venez-vous Marc ?
  • Alors moi je viens du Vaucluse, vers Les Dentelles de Montmirail, et voilà… ici ça y ressemble un peu, alors normalement les gens du sud sont plus « mer », mais moi je suis plus « montagne », et je trouve qu’ici c’est un bon compromis entre la ville et la montagne.
  • Dois-je en déduire que je vous croise ici à Saillans, en plein « repérage » ?
  • Exactement. Je repère des petits villages qui sont un peu éloignés des grandes villes… et pourquoi pas, dans un futur proche, investir « dans la pierre », comme on dit, mais vraiment je le fais pour avoir un pied-à-terre, et voilà…
  • Ok, alors là… Je vous fais un revers lifté en fond de court… Marc… Il faut bien vivre. Alors allons-y, parlons boulot…
  • Ok. Alors donc tu m’obliges à monter au filet ? (rire), oui… j’avais effectivement un restaurant, à Romans sur Isère… Mais ce restaurant n’existe plus parce que le pass-sanitaire est passé par là… Je peux vous donner son nom, le restaurant s’appelait « Au Chant de l’heure », un restaurant-créperie en basse-ville. Et donc je le dis ici, notre fermeture a été à 100% parce qu’ils ne nous ont pas suivis, ils ne nous ont pas aidés jusqu’au bout, et au mois de mai il y a eu le pass-vaccinal, et le pass-sanitaire au mois d’août, et ce mois d’août… ça m’a assassiné, j’ai mis quatre mois, et en quatre mois… j’ai mis la clef sous la porte. Parce qu’il faut le dire, j’étais le patron de l’affaire…
  • Mais alors, Marc, d’un côté vous avez subi un revers économique à Romans, d’un autre côté vous avouez être ici à Saillans « en repérage »… Vous pourriez envisagez de montez une petite affaire ici ?
  • Ah oui, oui… ! Moi je n’ai pas dit mon dernier mot, je me suis juste… excusez-moi du terme « cassé la gueule », cinq fois en deux ans et demi, la cinquième a été la fois de trop, donc, je me suis dit « je vais garder mon énergie dans un village où il y a du monde, du passage, du tourisme »… Et pourquoi pas Saillans, parce que j’adore cette ville, et au bout de quatre ou cinq ans, à force de passer pour aller se baigner dans la Drôme, je me suis dit : il faut que je m’arrête un jour, et ce jour… c’est aujourd’hui ! Mais je le reconnais, au niveau de l’accession à la propriété, il faut faire face aux hollandais, mais aujourd’hui c’est surtout les belges, et encore plus les suisses… ! Ici il y a les montagnes qu’ils adorent, et en plus il y a ce micro-climat qu’ils adorent…
  • Noé… ? C’est bon ? Tu l’as fait le portrait de Hans, notre dernier invité…
  • Attends je vérifie… Ah, je crois qu’il y a dû y avoir un bug, parce que là… Le Hans, je ne le vois pas…
  • Mec, le bug il est dans ta tête. Ok, je suis en train de mettre l’article en ligne, je te donne 6 heures pour me faire un portrait de Hans, tel que tes souvenirs l’ont mémorisé. Voilà, tu dois me dessiner son portrait. Tu as 6 heures.

4 minutes et 18 secondes plus tard.

  • Salut c’est Noé, pour moi Hans c’est exactement lui.

Bref, vous qui êtes maintenant convaincu que ce reportage a été guidé par une puissance supérieure, il ne vous étonnera pas donc que notre troisième et dernier interlocuteur soit aussi hollandais.

Ici c’est super Saillans ! (il s’agit là d’un jeu de mot qui se réfère à l’univers des Mangas, mais forcément, si vous avez mon âge, vous ne pouvez pas comprendre NDLR).

  • Bonjour je m’appelle Hans.
  • Nous sommes Noé et moi dans votre atelier, mais j’aimerais l’entendre de votre bouche : c’est quoi l’atelier de Hans, quelle est sa fonction ?
  • Alors mon atelier est un atelier de peintre, mais ça peut être aussi l’atelier d’un photographe, ou d’un sculpteur… mais c’est d’abord pour moi et mes propres tableaux… enfin, le peintre que je suis… Mais j’ai aussi envie d’inviter des gens, d’exposer leur travail chez moi également. Alors c’est la deuxième année que ça existe, avant c’était uniquement mon atelier, mais je peins ici depuis… douze ans maintenant. Mais en ce moment je travaille sur un éclairage, pour illuminer ma scène de concert qui se trouve à l’étage…
  • Vous êtes hollandais n’est-ce pas ? Ok, vous opinez. Maintenant cher Hans, il faut que je vous le dise, avant de vous rencontrer, nous avons interviewé un couple : Corie et Rien… et selon vous, quel était leur pays d’origine ?
  • (éclat de rire), des danois ? Non, je plaisante… mais vous savez je m’appelle Hans, et il y a d’autres Hans qui se sont installés ici à Saillans… Des danois qui eux-aussi s’appellent Hans… ! Mais vous savez les néerlandais, ils sont installés maintenant depuis 30 ou 40 ans… alors que pour moi c’est douze ans. Et j’ai bientôt 75 ans ! (éclat de rire).
  • Vous êtes un artiste. Vous travaillez ici à Saillans. Est-ce que votre art est mieux perçu ici dans la Drôme, qu’il ne pourrait l’être, là-bas, aux Pays Bas ? Êtes-vous le nouveau Van Gogh ?
  • (éclat de rire), non, je ne pense pas que c’est le cas, mais c’est peut-être l’inverse. Vous savez la peinture ne décide pas d’aller dans un autre pays. C’est moi, le peintre qui a décidé d’aller ailleurs. Et j’ai amené ma peinture ici avec moi, je l’ai développée ici… vraiment. Il n’y a pas de doute je pense… c’est pas pour rien que j’habite ici dans cette belle pays… pardon, dans ce beau pays… c’est une influence sur mon travail qui est pour moi évidente, et ça c’est développé par la nature, par la qualité de vie également.
  • Vous allez me trouver « un peu tordu », et je prendrais ça pour un compliment. Mais quand on part d’un pays, pour vous, donc, il s’agit de la Hollande, et qu’on s’installe dans la Drôme, au minimum on met dans nos valises une part de remords, mais on y met aussi une part de regret…
  • Non. Ces deux mots ne font pas partie de ma vie. Moi, vous savez, je suis d’une nature optimiste, j’avais besoin de plus de « qualité de vie », qu’il y avait en Hollande. Et puis là-bas je n’étais pas riche, d’ailleurs je ne suis toujours pas riche, mais ici c’était possible pour moi de trouver un lieu qui me ressemble.
  • Vous savez quoi, Hans, ici au brillant.fr on adore jouer au jeu « Emballe / Déballe »… Bref ce qui vous enthousiasme et ce qui vous… « Beurk… » ! Je vois à votre regard, que vous avez compris la règle de ce jeu assez crétin, il faut bien le dire… Hum, donc, qu’est-ce qui vous « déballe » en Hollande ?
  • Hum… Il y a plein de choses, mais… je vais en prendre une qui peut-être est très parlante : la qualité de la nourriture. C’est bizarre de le dire ainsi, et ici, mais pour moi ça a été un facteur qui a motivé mon départ. De prendre cette décision : partir. La nourriture ici est meilleure que dans n’importe quel autre pays je pense.
  • Et, promis, après, je vous lâche… Qu’est-ce qui vous « emballe » ici à Saillans dans la Drôme ?
  • Bah… La première chose : l’amour ! Après il y a la nature. La verdure, et cette rivière limpide, voilà… tout ça c’est mon quotidien. Et pour me joindre, c’est très facile, vous tapez à la porte, et si je suis là, j’ouvre ma « maison » qui se situe au 5, Rue Notre-Dame du Bourg à Saillans.

Je répète… 5, Rue Notre-Dame du Bourg… Notre-Dame du Bourg… Dame du Bourg… du Bourg…

Perso, j’ai toujours été convaincu que pour faire une bonne pâte à crêpe, bien fluide et homogène et sans grumeau, tout résidait dans l’art de l’incorporation des éléments, de la farine, des œufs, du lait, du beurre, du couscous, des pastas, du kebab, et même… mais là je sais que j’abuse… et même des loukoums.

La Drôme change. Veillons à ce qu’elle reste belle, attractive et souriante.

Photos : Noé Richard-Clément. Textes : Mathias Deguelle.

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