CREST: LE CALENDRIER DE L’AVENT VIVANT, PREMIÈRE ÉDITION.

Bonjour les Brillantes, bonjour les Brillants. Si je vous dis Festival 18:24, ça vous parle ? Quand l’association crestoise « Archijeux » prend les choses en main, le festival prend forme. Imaginer le projet : pendant un mois, jusqu’à Noël les rues de Crest vont se transformer en calendrier de l’avent grandeur nature et surtout vivant. En clair, ici on n’ouvre pas de petites fenêtres dans un support en carton pour y découvrir un petit chocolat, non, ici on ouvre les vraies fenêtres des vrais immeubles de Crest pour y découvrir un spectacle en live offert à la population de la ville.

  • Bonjour, je m’appelle Aline de Bretagne, je travaille chez « Archijeux ». Ce soir nous parlons du projet 18:24 Festival, c’est un festival qui a lieu tout au long du mois de décembre, du 1er au 24 décembre, soit 24 spectacles sur 24 fenêtres et donc des spectacles qui se passent sur la ville de Crest, de Mirabel-et-Blacons, de Aouste-sur-Sye et de Piégros la Clastre.
  • C’est donc une sorte de calendrier de l’avent mais réel, vivant…
  • C’est un calendrier de l’avent vivant et artistique, parce que les spectacles se passent aux fenêtres des habitants, et le spectateur est dans la rue et regarde le spectacle aux fenêtres. Donc oui, c’est vivant et artistique.
  • C’est « Archijeux » qui en est à l’origine, « Archijeux », tu peux nous définir le concept ?
  • Alors ce n’est pas seulement « Archijeux » qui est à l’origine du concept, c’est la rencontre d’un collectif, le collectif 18:24, et ce sont donc plusieurs personnes qui se sont réunies à la suite du confinement et qui ont eu envie de faire quelque chose ensemble, de faire vivre la ville, de faire vivre le spectacle dans les rues et aussi d’être solidaire avec les artistes qui étaient en manque de salle de spectacle pour aller jouer.
  • Au départ l’initiative nous vient d’un jeune homme de Saint Etienne…
  • En fait le projet a déjà existé dans plusieurs villes en France, notamment c’est vrai à Saint Etienne, et donc on a un copain artiste et technicien qui habite à Mirabel-et-Blacons qui a déjà participé lui au projet de Saint Etienne, et du coup qui a voulu apporter ce concept dans notre territoire rural.

  • Tu peux nous présenter l’association «Archijeux » et peut-être nous dire comment une telle idée a pu voir le jour.
  • « Archijeux » est un café-jeu associatif et ludique et on est aussi espace de vie sociale, on a donc un agrément de la CAF, la Caisse d’Allocation Familiale de la Drôme, et donc à ce titre là, on peut développer des projets artistiques sur le territoire, des projets culturels dans notre ville mais aussi sur l’espace extérieur, sur les villages alentours. L’idée de notre travail c’est d’aller vers les habitants, de développer des projets avec les habitants, et d’apporter la culture, les projets artistiques pour tout le monde, parce que tout le monde ne va pas voir les spectacles, donc là, nous on a décidé d’apporter les spectacles sur le territoire et d’en faire profiter le plus grand nombre.
  • Dans « Archijeux », il y a « jeux », est-ce que vous pensez que notre besoin de jouer est grandissant en ces temps un peu moroses ?
  • Le jeu je crois, est vraiment au cœur de la vie, et c’est important parce que c’est un objet qui permet de se rencontrer, qui permet de passer un moment de plaisir, et je crois qu’aujourd’hui nous avons tous besoin de liberté, on a besoin aussi de liens entre nous et le jeu pour ça, c’est assez formidable. D’ailleurs on se bat pour que le jeu soit reconnu comme objet culturel, alors le jeu c’est le jeu de plateau, mais c’est aussi le jeu artistique, le jeu de marionnettes, le jeu du clown, le jeu théâtral, et donc à ce titre là « Archijeux » est aussi légitime pour proposer ce genre de festival, parce que le jeu c’est aussi tout ce qui est relationnel, avec la parole, donc le jeu, on voit bien qu’aujourd’hui il dépasse complètement les frontières du plateau de jeu, comme le Monopoly, des Dames ou du Backgammon que tout le monde connaît, aujourd’hui le jeu va plus loin… Et puis j’ai aussi envie de te dire que le jeu c’est aussi « se prêter au jeu », donc là il y a plein de gens qui se sont prêtés au jeu de notre proposition, parce qu’on a fait un appel à candidatures au mois de septembre, et on a eu plus de 70 candidatures, d’habitants, qui ont dit : « oui, mais bien sûr, j’ai envie de te proposer ma fenêtre, j’ai envie de me prêter à ce jeu là »…
  • Là tu fais allusion à ce que j’appelle le calendrier de l’avent vivant qui a notamment lieu ce soir à Crest. Pardon Aline, je te recentre…
  • Je t’en prie Mathias, recentre-moi. Ce projet je le trouve assez formidable parce qu’il ne peut se faire qu’avec la participation des gens, des habitants, qui ont prêté leur espace privé. Donc nous on n’a loué aucun espace pour que les artistes puissent se produire, les artistes ne se produisent que dans des espaces privatifs et ça c’est formidable ! J’ajoute que les artistes eux aussi ont joué le jeu parce qu’on leur a dit : « Voila tes contraintes techniques, c’est une fenêtre de telle et telle dimension, alors peut-être qu’il y aura une fenêtre, deux, trois…On est allé jusqu’à neuf fenêtres pour une compagnie de théâtre qui nous a demandé neuf fenêtres, parce qu’ils étaient une dizaine de personnes. Et c’est un plaisir de constater que les artistes se sont pliés à nos conditions, et j’y reviens, ont joué le jeu.
  • Que nous réservent les 13 prochains jours qui nous séparent de noël ? D’autres fenêtres vont s’ouvrir sur le public ?
  • Tout à fait, nous sommes le 11 décembre et il nous reste encore 13 dates pour arriver jusqu’au 24 décembre qui sera la clôture de notre calendrier de l’avent vivant. Et donc jusqu’au 24, tous les soirs, à la même heure, 18h24, vous pourrez profiter d’une surprise artistique, parce que ce qui est important aussi Mathias, c’est que chaque soir, les habitants, les voisins, les passants, reçoivent une surprise: la fenêtre s’ouvre et les passants ne savent pas qu’elle est la forme artistique qui est derrière la fenêtre, peut-être que ce sera de la musique classique, peut-être que ce sera un bal inspiré des musiques des balkans, peut-être que ce sera un spectacle visuel avec des marionnettes, peut-être que ce sera un conte philosophique et poétique… On ne sait pas, chaque soir est une surprise différente, et on a sélectionné des artistes pour avoir une grande variété de spectacle. Pour cette première édition drômoise.
  • Je reviens à « Archijeux » et à son local. Imaginons. Je me promène à Crest, je suis rue Archinard, je vois votre local, je toque à la porte, j’entre… Racontez-moi la suite…
  • Tu seras toujours accueilli, on a vraiment travaillé à ce que chaque personne puisse être accueillie de façon inconditionnelle, quelque soit son âge, sa culture, son origine, sa confession. On va pouvoir t’accueillir, te proposer un jeu, un café… Peut-être que pour la première fois, quand tu entres dans « Archijeux », c’est plus facile de venir au bar et de discuter avec nous, on t’offre une boisson, et on créé ce lien là, et on voit quelle est ta demande, est-ce que tu as envie de rencontrer des gens, est-ce que tu as envie de jouer, est-ce que tu as envie de t’investir dans cette association, est-ce que tu as besoin d’un espace pour venir te reposer avec tes enfants en dehors de la sphère familiale, donc on essaie d’apporter une réponse, une écoute, par rapport à chaque personne qui entre dans « Archijeux ». Après, « Archijeux » est ouvert 20 heures par semaine, et il y a toujours des gens prêts à fraterniser avec toi.
  • Je vais prêcher le faux pour savoir le vrai : qu’est-ce que tu penses à la mention imprimée sur les tickets et les affiches de la Française des Jeux : « Le jeu provoque des risques de dépendances et d’isolement » ?
  • Je trouve ça terrible. Je trouve ça terrible parce que nous, sur notre enseigne il est écrit « lieu de déshydratation ludique », parce qu’on veut que les gens plongent dans le jeu, s’immergent dans le jeu et s’en nourrissent, et on leur dit qu’on peut jouer sans modération, on peut jouer jusqu’à s’enivrer. Aujourd’hui ce qui est souvent critiqué c’est le jeu en ligne, le jeu vidéo, parce que parfois effectivement les gens s’isolent et ne partagent pas ces espaces là. Nous on a à cœur d’accompagner le public, et d’être un espace de ressources pour justement discuter des risques de dépendances par rapport à ces jeux là. Le meilleur témoignage que je pourrais livrer c’est d’inciter les gens à venir partager une partie de jeu en réel, en live, et d’être avec des gens pour profiter de cet espace là, et cet espace là est vraiment à consommer sans modération.
  • Pourtant « Archijeux » s’est mis au numérique…
  • C’est vrai, nous nous sommes mis au numérique parce que l’air du temps est au numérique, donc forcément nous travaillons en réseau, pendant le confinement nous avons également pu animer une plate-forme de jeux en ligne, et donc bien-sûr, il faut vivre avec son temps. Et justement, nous qui sommes des professionnels du jeu, notre travail c’est d’accompagner à ces usages du jeu numérique.
  • « Archijeux » est ouvert à tous les âges ?
  • Alors aujourd’hui on a envie de toucher davantage les adolescents, parce que les adolescents c’est un public qui vient peu à « Archijeux », et on a envie d’être plus présents sur ce public là, et on pense que si effectivement, on met du jeu numérique, on met une borne d’arcade, et si on permet à des jeunes de pouvoir jouer à des jeux vidéos chez nous, ça peut les attirer, et on pourra du coup plus échanger avec eux, discuter sur cette usage là, et puis les emmener vers d’autres jeux.
  • A t’écouter, j’ai le sentiment d’entendre quelqu’un qui revendique aussi une vertu sociale.
  • Tout à fait. Parce que mon travail, originellement, il est dans le social. et je crois que le social est au cœur de toutes les pratiques professionnelles, et devrait devenir une priorité dans ces mêmes pratiques. Le social c’est accueillir l’autre, quel qu’il soit, et lui offrir ce dont il a besoin, pour faire avec lui, composer avec lui, être dans la co-création de notre monde et de notre avenir.
  • Parlons d’avenir justement, dans 5 ans tu te vois toujours en train de promouvoir les bienfaits du jeu, ou tu te vois libre et imprévisible ?
  • Je m’imagine libre et imprévisible parce que je crois que la vie, elle est là aujourd’hui, mais demain je ne sais pas, et j’ai envie qu’il y ai de la place pour les rencontres, pour la créativité, et puis pour construire un monde meilleur.
  • Je quitte Aline, sur la Place du Général de Gaulle (la place de l’église), on s’agite dans tous les sens, les techniciens branchent les derniers câbles, les musiciens règlent leurs instruments, et moi je butine en promenant mon micro de bouche en bouche.
  • Bonjour je m’appelle Do, comme la note, la première et la dernière note de musique de la gamme (rires), donc j’habite à Crest depuis bientôt trois ans, et je suis passionné par tout ce qui se passe ici sur la ville. Et ce soir je vais jouer un tout petit rôle pour attirer l’attention là où il faut à un moment silencieux et secret (rires). En fait, pour tout vous dire, j’ai le rôle d’un petit vieux qui détourne l’attention à un moment très précis, mais je ne vous en dirais pas plus !
  • Je respecte ce mystère, mais mes pas me guident vers d’autres rencontres, allons-y échangeons !
  • Bonsoir, je m’appelle Yannick Barbe, je suis musicien ce soir…
  • Quand les spectacles vont se produire aux fenêtres, vous allez improviser, ou bien il y a eu des répétitions préalables ?
  • Alors, on a répété, on a pris des photos, on a regardé comment était la place, et donc on fait une proposition spécialement pour ce soir, pour cette place, son agencement, sa taille etc… Mais évidemment, on a tout prévu, mais rien ne va se passer comme prévu, parce que c’est ça la rue, et donc on va faire ce qu’on peut avec ce qu’il se passe… !
  • Décrivez-nous votre formation musicale…
  • Ça s’appelle « l’orchestre de l’œuf », mais on est que trois ! Mais on va essayer de faire du bruit pour que ça ressemble à un orchestre, voilà, on existe depuis 2004 et notre principe à nous c’est de justement s’inscrire dans des contextes comme ça et de proposer des choses singulières, en essayant toutefois de faire danser qui que ce soit, où que ce soit, dans toutes circonstances.
  • C’est amusant, quelque part vous me ramenez à un temps passé, où les premiers films muets étaient illustrés musicalement par un orchestre.
  • Oui, oui… On essaie qu’il y ait une petite histoire qui se raconte quand on fait quelque chose, il y a toujours une fiction, on n’est pas là uniquement pour poser des notes, on essaie de faire en sorte que les gens partent un peu différents qu’à leur arrivée. Qu’ils soient acteurs de ce qu’il se passe. Après… Il faut aussi que le public soit bon ! Si le public est bon, alors on est bons !
  • Il n’est pas tentant de trop en faire ?
  • Trop en faire ? Ben si ouais… Mais il faut rester à l’écoute. Faire du spectacle c’est dire et écouter, écouter ce qui se passe pour répondre au pied levé à ce qui nous est proposé par le public de danseurs et d’auditeurs…
  • La foule s’agglutine malgré le froid, les regards se portent sur une façade dont les volets restent désespérément clos. Pour l’instant. Moi, j’en profite pour faire des rencontres.

  • Bonsoir, je suis Manu, je suis membre du collectif 18 :24, et donc là ce soir, pour cette soirée du 11 décembre, je suis référent et je…
  • Stop. Manu, qu’est-ce qu’un référent ?
  • En fait, vu que le projet est long, il dure 24 jours, on s’est dit que c’était bien de partager les tâches et l’organisation de chaque soirée, donc on a défini des référents sur chaque soir, et donc il y a une personne qui est chargée de coordonner le lien entre les gens qui nous accueillent, et les artistes… Les mettre en contact, qu’ils puissent faire des repérages si besoin, qu’ils puissent se rencontrer, et ensuite c’est faire du lien avec la technique, lumières etc… Ensuite c’est rassembler le collectif et tous les bénévoles présents ce jour là pour qu’on puisse faire en sorte que la soirée se passe bien.
  • J’ai l’impression d’écouter un metteur en scène.
  • Oui, c’est peut-être un peu ce rôle là, effectivement. On a ce rôle de coordonner plein d’énergies.
  • C’est contraignant ou c’est plaisant ?
  • C’est plutôt plaisant, mais après il faut penser à pleins de choses, mais on s’en sort parce qu’il y a toute une équipe derrière, et souvent on le fait en binôme, ça nous permet de pouvoir déléguer, se partager les infos et qu’il y ait un appui.
  • Comment tu la sens, la soirée de ce soir, ce calendrier de l’avent vivant du 11 décembre ?
  • Et bien écoute, je pense que ça va être chouette, on a une belle météo, il fait froid, mais c’est bien, pas de pluie et surtout il y a du monde, il y a du passage, donc je pense qu’il y a beaucoup de curieux qui vont s’arrêter, et rejoindre les fidèles qui sont là depuis dix soirs déjà.
  • C’est important pour toi de rendre ce monde un peu plus poétique, un peu plus magique qu’il ne l’est ?
  • Ah oui, c’est clair, et du coup ce projet là il est chouette pour ça, ce côté : on ouvre un espace privé sur un espace public, cette dualité m’intéresse beaucoup.

La foule est dense, et je dois littéralement me frayer un chemin à travers les unes et les autres, ouf… Je trouve une interlocutrice…

  • Bonjour, je m’appelle Flora Laurent, je fais partie du collectif 18:24 pour l’organisation du festival du calendrier de l’avent vivant.
  • Le spectacle est très poétique, c’est important de remettre la poésie au centre de nos vies selon vous ?
  • Oui, parce qu’actuellement tout devient trop sérieux, et du coup ça fait du bien d’avoir un peu de rêve, de poésie, d’humour, de légèreté… Et c’est l’ambition du festival, d’amener du plaisir et d’arrêter de tout le temps réfléchir à des choses trop sérieuses.
  • Tu ne sais pas ce qui nous attend ? Tu vas découvrir les spectacles ?
  • Oui absolument, j’avais envie de découvrir ce calendrier de l’avent, de le déguster, sans tout connaître à l’avance…
  • Intéressant, un garçon lui, il aurait tendance à tout dévorer d’un coup !
  • (rires), oui, c’est ça, c’est la subtilité féminine !
  • Le spectacle démarre, les quelques photos du brillant.fr ont essayé de capter ces moments fugaces, et la choses fut loin d’être aisée. Maintenant, si vous le voulez bien, nous allons conclure cet article avec l’avis subjectif mais avisé d’un spectateur.

  • Je m’appelle Jean-Denis, je suis crestois, j’habite juste à côté d’ici et je le dis cette initiative est fantastique, ça met de la poudre aux yeux, on est ici toutes générations confondues, on est très chaudement vêtus, mais ça bouge, ça danse, y’a un petit bar, voilà… Ça met un peu de merveilleux dans nos vies, c’est très chouette !
  • Tu penses que nous manquons tous de poésie ?
  • Je vais faire une réponse de normand : je crois que ça dépend des gens, mais moi je cultive comme je peux la poésie. J’imagine qu’en écrire ce n’est pas suffisant, il faut pouvoir aussi la voir, donc là c’est génial, parce que c’est une proposition très professionnelle, ils ont fait le calendrier de l’avent qui est normalement des petites cases, et finalement à travers ça, ça décloisonne plus qu’autre chose, ça ouvre le privé au public, et réciproquement, et de citer Jean Boudou qui disait que : « La liberté est sur la frontière », mais je pense qu’il s’agissait d’une litote pour dire que là où les espaces se rencontrent, finalement, il y a la magie. Contrairement à « La fête des voisins » qui mettait en contact des personnes qui vivaient ensemble, là nous sommes plus dans le domaine du merveilleux, qui dépasse cette promiscuité de tous les jours.
  • Pour toi Crest est source de stress, de satisfaction ou de plénitude ?
  • Ils sont chouettes ces trois mots que tu proposes… Alors je dirais qu’on n’est pas encore dans la plénitude, en tous cas la satisfaction c’est sûr, et le stress, non, moi je ne trouve pas que ça soit une ville stressante, je trouve qu’elle a plein de possibles, la preuve en est ce soir, tout de suite, maintenant… Et il y en a tellement d’autres à travers les initiatives de chacun, les associations… J’ai même envie de citer la Mairie, parce qu’ils paient le bal, et après il y a les petites initiatives très poétiques, spontanées et éphémères, et du coup voilà, on est dans cet entre-deux qui est assez chouette, où on est dans la satisfaction et potentiellement la plénitude. Ainsi se clôt cette promenade nocturne dans les rues de Crest, avec c’est vrai, un émerveillement qui n’a pas d’âge, une magie transgénérationnelle et enfin la possibilité de faire des rencontres, ce qui aujourd’hui ressemble presque à un luxe. En résumé, on vient de l’apprendre, l’ouverture est aussi une aération pour celles et ceux qui sont à l’extérieur. Et c’est une très bonne nouvelle.
  • Mathias Deguelle.

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