CREST: LA RUÉE VERS « L’OR DES BENNES ».

Bonjour les Brillantes, bonjour les Brillants.

Bon, récapitulons : Sur l’ensemble du département, Emmanuel Macron a obtenu 55, 72% des voix, et Marine Le Pen, 44, 28%. Maintenant, si nous affinons ces chiffres sur la ville de Crest, ça donne : Macron : 65, 83%, et Le Pen : 34, 17% des voix.

Maintenant, si vous le voulez bien, passons au sujet qui nous intéresse.

Plus personne ne l’ignore, dans cette société de surconsommation, l’heure est aujourd’hui au reconditionnement, à la récup’, et au recyclage… Une prise de conscience a lieu, et c’est vrai qu’aujourd’hui on y réfléchit à deux fois avant de jeter définitivement un objet. L’initiative est vertueuse à plusieurs niveau, d’abord elle limite considérablement le gâchis, ensuite elle est écologique, et enfin elle est sociale puisque désormais acheter à bas prix des produits de seconde main, semble être une alternative à l’obsolescence programmée. Aujourd’hui lebrillant.fr vous invite à la rencontre de ce qui est presque devenu une institution crestoise : « L’Or des Bennes ».

Pour vous y rendre, vous partez du centre de Crest, direction…

Puis vous bifurquez vers la gauche en longeant les bords de Drôme… ensuite tout est indiqué :

Quand vous êtes sur place, vous tombez sur le « mode d’emploi » :

Puis une charmante entrée vous accueille :

Enfin, nous entrons dans le saint des saints. Avec, s’il vous plaît, un peu de peluche dans ce monde de barbelés :

Soyez les bienvenus à L’or des Bennes. Crest. France. Europe. Monde. Système solaire… je vous laisse finir…

Et puis, là, tadadada… vous allez le lire, bien au-delà du bien-fondé de leur démarche vertueuse, l’organisation de L’or des Bennes, sa structure, est sérieuse, organisée et responsable.

Bon, alors-là, vous vous en doutez, nous ne pouvions donner la parole à tous les volontaires, bénévoles et salariés de l’association. Donc nous avons littéralement organisé, façon chevaliers, « une table ronde », de quatre personnes : Patricia, Brigitte et Fernand, et votre serviteur.

Présentations :

  • Bonjour, je m’appelle Patricia, alors moi je suis une ancienne fonctionnaire, et je suis administratrice à L’Or des Bennes, en charge particulièrement de la communication.

Je continue mon tour de table :

  • Bonjour, je suis Brigitte. Moi je suis « valoriste » à L’Or des Bennes depuis presque trois ans, et depuis peu j’occupe également la fonction de coordination sur le terrain.

Enfin, nous terminons par l’homme de cette petite tablée :

  • Bonjour, je m’appelle Fernand, je suis bénévole depuis 2018, et je suis le Président de l’Association depuis septembre 2020.
  • Patricia, déjà moi je tiens à dire que j’adore le nom : L’or des Bennes. Je trouve ça assez signifiant. Patricia, comment elle a commencé cette aventure ?
  • L’Or des Bennes a été créé par Florence et Charlotte et a ouvert en 2017, et autour d’elles, il y avait aussi Gilles et Sébastien… enfin, voilà, il y avait un certain nombre de gens et c’est de ce « brainstorming » qu’est sorti le nom de la structure et tout ce qui a déterminé sa philosophie.
  • Bien, maintenant je me tourne vers vous Fernand, vers vous, Monsieur le Président. Quelle est la charte de L’Or des Bennes ?
  • Bon, déjà, L’Or des Bennes est une recyclerie associative, donc il y a une grande différence avec d’autres recycleries qui sont plus axées sur l’insertion. Nous, nous sommes gérés d’une manière collective, en gouvernance partagée, où les salariés ne sont pas que salariés, mais ils participent aussi aux conseils d’administration qui gèrent la stratégie mais aussi la gestion quotidienne de notre recyclerie.
  • Donc en fait Fernand, je résume. Vous êtes en train de me dire que certaines recycleries sont aidées, financées, et que là… ce n’est pas votre cas… Comment dès-lors vous trouvez votre dynamisme financier?
  • Notre dynamique, elle est née dès le départ. Nous sommes une recyclerie créative, qui met en valeur les dons de tous les donateurs. Et là, nous l’avons constaté, nous avons eu une croissance de 2017 à 2021, avec des usagers qui viennent régulièrement et qui nous permettent, par leurs achats, de régler toutes nos charges… les salaires et le reste. Nous n’avons aucune subvention de fonctionnement des collectivités, mais je dois aussi dire que depuis janvier nous avons créé un poste qui est « un peu » aidé par une subvention européenne, et une aide de l’interco’ mais qui est pour l’instant minime, puisqu’elle s’élève à 3000 Euros par an.
  • Patricia, pour qu’on comprenne bien, qu’est-ce qui vous différencie d’Emmaüs ?
  • Et bien, merci à vous parce que je voulais y revenir… nous ne sommes pas une recyclerie d’insertion, alors oui… au tout début de l’histoire de L’Or des Bennes, il a été question que nous soyons un « chantier d’insertion », comme par exemple celle de Die, qui accueille des personnes en réinsertion sociale des personnes qui ont été tenues éloignées de l’emploi, et qu’elle aide, justement, à reprendre le chemin de la vie sociale. Pour ce qui nous concerne, un autre choix a été fait, et je ne vous cache pas que ce fut très très lourd à mettre en œuvre, mais voilà… nous avons décidé de rester « privé » si je puis dire, puisque nous sommes une association, et comme l’a dit Fernand, nous ne fonctionnons que grâce à ce que nous vendons.
  • Et pourtant, vous avez parfois recours à des Travaux d’Intérêt Général, les TIG…
  • Alors effectivement à L’Or des Bennes il y a une vocation sociale, qui fait que oui, il nous arrive d’employer des personnes d’Intérêt Général, des jeunes en stage, des bourses au permis, voilà tout un panel de gens qui viennent ici… des volontaires en service civique aussi, qui viennent pour, soit passer leur permis de conduire dans le but de trouver un emploi, soit pour remettre le pied à l’étrier… Mais ça c’est une vocation sociale qui ne se traduit pas en terme de chiffre d’affaire, pas du tout…
  • Brigitte, à vous la parole… Vous vous présentez comme « valoriste », est-ce à dire que vous êtes celle qui donne une deuxième vie aux objets que vous réceptionnez ?
  • Oui, c’est tout à fait ça… ici nous récupérons des objets « de seconde main », on vérifie leur état et leur intérêt pour la future clientèle, parce qu’avec l’expérience on arrive à déterminer les goûts de la clientèle… D’ailleurs à ce titre nous avons même installé une caravane…
  • C’est « La Caravane de la Gratuité », qui offre à celles et ceux qui le veulent bien, de profiter d’objets qui n’ont pas les faveurs du grand public. Donc, oui cette « déperdition », nous sommes obligés de l’expliquer à nos donateurs, et c’est vrai que l’une de nos spécificité c’est de ne pas prendre systématiquement tout ce que les gens nous apportent. On fait un tri, avec eux, en leur expliquant les raisons : pourquoi on prend ? Pourquoi on ne prend pas certains des objets qu’ils amènent. Ensuite, il y a une vérification qui est faite, et parallèlement une estimation… Donc voilà, il y a les objets de première nécessité, il y a les objets de loisir, de luxe, de superflu, les objets pratiques pour la vie quotidienne… Et puis… Il y a un détail que je voulais mettre en avant, il faut que ces produits soient organisés en magasin, nous avons fait en sorte que le magasin soit joli, avec une mise en rayon thématisée, avec des affichages esthétiques, pour que chacun s’y retrouve…
  • Mais, et pardonnez-moi de revenir sur ce mot, vous êtes donc « valoriste » ici à L’Or des Bennes, or il ne vous étonnera pas que pour moi, être « valoriste » c’est l’action de mettre en valeur…
  • Alors oui, c’est vrai, on le fait, mais ça ne peut pas être systématique. Il y a des choses qu’on va vendre « tel-quel », parce le prix à la revente et moindre, et certains clients veulent rénover par eux-même… Mais bon, il faut que « ça tienne debout » quand même… Et puis ça dépend aussi des compétences de nos bénévoles, leurs capacités au bricolage, si un bénévole se sent pour réhabiliter un meuble, alors c’est ok, on va le prendre…
  • Mais, pour répondre à votre question, ici à L’Or des Bennes, nous avons une équipe qu’on a appelé « Les Créacycleurs », alors eux, leur mission c’est de créer à partir de récup’. Donc oui, ces objets vont effectivement avoir une « deuxième vie », parce qu’ils vont être assemblés autrement, ils vont être imaginés autrement, de manière esthétique, voir artistique. Mais pour autant, on ne peut pas prendre en charge tout ce qui est « transformable »… Je le dis souvent « nous avons la capacité d’une éponge, mais nous ne pouvons absorber des baignoires », voilà…
  • Alors là, cette métaphore ne vaut pas tout « l’or du monde », mais elle nous éclaire sur sur tout L’Or des Bennes (rire). Ah… Patricia, tu veux rajouter un mot…
  • Oui, je voulais juste rajouter… Tu nous demandais tout à l’heure ce qui nous distingue d’Emmaüs, et bien voilà… C’est notamment, ça… ça nous distingue d’Emmaüs. Emmaüs, prend tout. Non, non, on ne prend pas tout, et on réinvente…
  • Fernand, vous levez le doigt, je vous laisse parler…
  • Oui, je voulais juste préciser que parmi nos différents rôles nous voulons sensibiliser au gaspillage. Il y a beaucoup d’objets, ça ne sert à rien de les mettre directement à la déchetterie. D’autres personnes peuvent les utiliser, et la valorisation de ces dons est pour nous essentielle. Nous voulons amplifier cette manière de consommer qui est différente. C’est ce qu’on appelle le « réemploi ». Ce qu’on veut faire comprendre c’est que : toujours acheter « du neuf », qui provoque un énorme gaspillage, c’est toxique… donc nous ici à L’Or des Bennes, nous mettons ces objets rénovés, restaurés, et nous les proposons à bas prix, donc vous comprenez… nous avons aussi un rôle social qui est au cœur de notre démarche, et que nous devons faire perdurer. Vous savez, ici, on a presque un rôle de service public, on l’a bien vu, l’Or des Bennes a maintenant un rôle indispensable dans le territoire… Pourquoi ? Parce qu’il y a ce besoin, cette nécessité sociale, dans nos territoires, parce qu’il y a beaucoup de personnes qui ont peu de revenus, et puis il y a cette « montée » de la sensibilisation à l’écologie, c’est à dire que préserver l’environnement, ça veut aussi dire qu’il faut faire des actes dans son quotidien pour éviter cette surproduction.
  • Maintenant, nous allons parler en milliers de kilos, nous allons parler en tonnes… Votre démarche, se passe donc en trois temps : Le premier c’est la collecte, le deuxième temps, intermédiaire, c’est « le détournement », et enfin il y a la phase de redistribution…
  • Alors le mieux c’est de vous livrer les chiffres de 2021, en 2021 nous avons récoltés des « objets de toutes sortes », à hauteur de 67 tonnes, 67 tonnes qui sont entrés dans « l’espace de dons ». Alors ce sont évidemment des dons qui proviennent de la Vallée, donc ça va jusqu’à Livron, Loriol, un peu du bassin de Valence, du diois, ensuite il y a les tonnes « détournées » qui représentent 56 tonnes… Ces 56 tonnes sont vendues en magasin… Donc en fait, il y a 83% des produits reçus qui ont été soit, vendus aux usagers, soit donnés à des associations, ou des artisans, des créatifs… Parce que c’est essentiel de le préciser, nous donnons aussi une partie des dons que nous recevons… Brigitte je te laisse compléter…
  • Oui, Fernand, c’est vrai… il y a effectivement des créateurs qui ont besoin de matière… des créateurs de tapis, de sac à main, des couturières… A qui, donc, on va donner de la matière… ensuite il y a des associations sociales, à qui on va donner des vêtements, des jouets, ou de la vaisselle… Mais ça reste vrai, même nous, nous n’y échappons pas, et il y a un reliquat dans les tonnes que nous recevons, qui forcément part à la déchetterie.
  • Mais alors, pour éviter le gâchis, vous devez, en amont, vous livrer à un tri préalable, juste histoire de ne pas être submergés pas « ces fameux déchets »… Fernand…
  • Oui, nous faisons plusieurs tris ici à L’Or des Bennes, c’est pour ça qu’il y a 10 salariés à l’heure actuelle, mais il y a aussi beaucoup de bénévoles, environ une quarantaine de bénévoles actifs, parce que tout ça demande beaucoup de manutention. A l’arrivée, on décide « on prend ou on ne prend pas », ensuite il faut dispatcher ce qui a été retenu dans les différents services… Alors… et avant que vous ne me posiez la question sur les vêtements, je vous réponds : ici on ne lave pas les vêtements. Les usagers le savent, ils doivent tout laver quand ils rentrent chez eux. Mais là encore, ça s’inscrit dans notre démarche : nous pensons que c’est une forme de gaspillage que de les laver avant… Vous savez, ce tri en amont il a aussi une vertu, les gens qui viennent à L’Or des Bennes, le savent, donc eux-même font un pré-tri chez eux avant de venir nous voir, et donc, ils vont prendre d’eux-mêmes, l’initiative de jeter ce qui est à jeter, directement à la déchetterie.
  • Est-ce que le recyclage est aujourd’hui devenu un business ? Patricia… est-ce que vous avez ce sentiment d’avoir pris le bon train, au bon moment ?
  • Non… On ne fait pas du business, dans le sens où on est une association, et que notre association, elle a pour objectif de sensibiliser les gens, et de créer un espace social, et environnemental, mais aussi elle a pour objectif de faire vivre dix personnes. Et encore une fois, l’argent qui est récolté à L’Or des Bennes, ne sert qu’à payer les charges, le loyer, l’électricité, bref… tout ce qu’il faut pour fonctionner. Donc, non, on ne fait pas de business… Alors certainement, L’or des Bennes existe maintenant depuis presque cinq ans, et il est clair que ça correspond à la prise de conscience que nous avons tous eu. Mais… j’aime pas beaucoup le mot « business », non. Pas parce que c’est mal de faire du business, mais à nouveau, alors je vais le répéter : ici on fait le travail des services publics, mais on le fait sans argent. Vous voyez la nuance ? Alors que, de fait, on fait une partie de leur travail. Mais oui, quand l’Or des Bennes s’est créé, nous avons répondu à une demande, alors oui « on a attrapé un train » comme vous dites… Mais dans ce train, nous ne sommes pas seuls, et même nous sommes de plus en plus nombreux… Brigitte, tu veux ajouter un mot… ?
  • Oui, juste pour dire, que oui, on est un commerce. Moi je dirais que sur mon temps de travail il y a 50% qui est du commerce, et 50% qui est du social… Et vous savez, dans ces 50% de social, il y a, je ne sais pas exactement… mais disons… 20% de gouvernance partagée, et d’intelligence collective, ce qui est très intéressant… Alors oui, nous vendons, donc oui, on peut appeler ça un commerce, mais cette économie a permis de créer dix emplois, donc oui il y a de petits bénéfices, mais il y a surtout de la redistribution à travers les emplois.
  • Fernand, vous nous avez dit que L’Or des Bennes, à 3000 Euros par an près, ne recevait aucune aide, d’aucun organisme local… Si vous les receviez ces aides, est-ce que L’Or des Bennes, serait ce qu’elle est aujourd’hui ?
  • A l’heure actuelle nous ne sommes pas demandeurs d’aides. Pour une raison simple : nous tenons à notre autonomie, c’est à dire que nous défendons des valeurs, on ne demande pas à ce que nos salariés deviennent des fonctionnaires. Non, on demande juste d’avoir un peu plus d’appui des collectivités….
  • Fernand, vous êtes sérieux ? Vous voulez votre indépendance, ne pas transformer vos salariés en fonctionnaires… Mais… Vous ne rechignerez pas à « avoir un peu plus d’appui »… Elle est où votre frontière ?
  • Non, ce que je veux dire c’est que, la recyclerie depuis 2017, son véritable socle ce sont ses valeurs. Alors, je vous écoutais parler de business avec Patricia, et bien non… c’est pas comme ça qu’on voit les choses. Alors oui, évidemment, il me semble tout à fait légitime d’accorder un prix par rapport au travail effectué. D’ailleurs, je vais vous dire la vérité, le prix qui est appliqué aux salariés est en dessous de la réalité. Personne ne pourrait payer le véritable coût de ce travail là. Et c’est aussi pour cela, qu’une grande partie du fonctionnement de L’Or des Bennes, nous la devons à nos bénévoles. Enfin… qu’en penses-tu Patricia ?
  • Oui c’est vrai, la question s’est posée à l’heure de la création de L’Or des Bennes… donc oui, c’est une vraie question, celle que vous posez : Faut-il rester indépendants, être une association de « droit privé », avec tout ce que ça implique, ou… alors… faut-il entrer dans une logique de subventionnements, qui serait la mort de l’indépendance ? Mais. Écoutez, je vais vous le confier… la question demeure toujours à L’Or des Bennes. A chaque fois qu’on demande des subventions… (brouhaha autour de la table), oui voilà… c’est ça… ça créé du débat. Ça créé du débat parce qu’une subvention… immanquablement, elle va se payer en terme de dépendance. Mais en même temps… et c’est pour ça qu’il y a du débat…(sourire), en même temps, je le redis, nous remplissons des missions de service public. Par exemple… La sensibilisation. C’est un grand chantier que nous démarrons cette année… la sensibilisation, c’est une mission de service public… Il est hors de question, qu’on puisse facturer à des Maisons de Jeunes, à des Lycées, à des Collèges, à des Écoles Primaires… à toutes les structures qui s’occupent de la population… il est pas question que nous puissions facturer nos prestations en « sensibilisation » au prix des gens qui font « ça » dans le privé… et ce serait même complètement aberrant. Voilà bien l’exemple type de l’activité qui peut être subventionnée sans que nous y laissions notre indépendance, parce qu’en effet, nous sommes-là « entièrement », sur une mission de service public. Et donc, là, oui, nous espérons des subventions pour pouvoir créer un poste : Un emploi.
  • « Alors quoi ? La liberté dépend de la longueur de la laisse » ? (rire). Fernand… ?
  • Oui, mais moi je préfère toujours parler en terme de partenariat. Quand on voit les enjeux collectifs, qui sont énormes là-dessus, sur les déchets, sur le gaspillage, je veux dire… il faut qu’on soit tous partenaires… On peut avoir un partenariat avec les collectivités, mais en bonne intelligence… En fait… Les collectivités, elles ne pourraient pas faire ce qu’on fait. L’adhésion qu’il y a eu, qu’il y a, et qui je l’espère, il y aura… autour de L’Or des Bennes, elles n’aurait pu avoir lieu autour d’une collectivité, donc oui, travaillons en bonne intelligence. Avec un soutien financier un peu plus important, certes… enfin, c’est ce que j’estime, mais avec aussi une considération pour nos valeurs, notre envie sociale et environnementale… D’ailleurs, vous m’y faites penser, c’est désormais Baptiste, qui n’est malheureusement pas dans nos murs, qui va être en charge de le « sensibilisation », alors il a imaginé des programmes « d’animation », qui soient aussi bien dans le magasin, liés à l’acte d’achat, pour que les gens ne viennent pas « seulement » pour « voir » mais aussi pour « entendre » autre chose… Ensuite, il va y avoir des initiatives à destination des écoliers, dans les centres de loisirs, dans les centres sociaux. Il développe également des outils pédagogiques, voilà… c’est sa mission, et ensuite il va permettre d’accompagner certains projets, qui sont liés au réemploi…
  • Nous sommes sur le point de nous quitter, la dramaturgie de cette rencontre m’impose une question hautement existentielle. Alors, je me lance : Quel(s) est(sont) le(s) rapport(s) que vous entretenez avec Monsieur le Maire, Hervé Mariton ? Patricia… ?
  • Aucun.
  • Fernand ?
  • On a des rapports… disons… bon, l’idée c’est de faire des ateliers avec le périscolaire, des choses comme ça… Bon, si la ville nous donnait une subvention, nous on ne serait pas contre, voyez…. (sourire)… Enfin, là je te donne la parole Patricia…
  • Oui, la Mairie pourrait tout à fait nous allouer une subvention, parce que nous sommes une association installée à Crest, donc oui, elle peut financer les associations qui sont installées à Crest.
  • Est-ce que c’est le cas ?
  • Non. Nous ne sommes pas subventionnés par la ville de Crest.
  • lebrillant.fr non plus, je vous rassure… (éclats de rire). Et pourvu que ça dure… ! Ah, Brigitte, tu as la mine grave, je t’écoute…
  • Oui, moi je veux m’éloigner du côté purement financier. Je veux parler du soutien des services techniques de Crest, la question de la gestion de nos poubelles… Vous savez, nous en avons parlé précédemment, c’est quand même 11 tonnes que nous amenons chaque année à la déchetterie, avec le camion qu’on a nous-même acheté… Voilà, consommer ça crée du déchet.
  • C’est donc sous la photo de votre camionnette que je vais conclure notre rencontre… ? Non… je m’y refuse, attention… 1… 2… 3… Cheese… !
  • Sérieusement, merci à vous trois, et à toutes les équipes de L’Or des Bennes.

Et puis… je tombe en arrêt devant cette paire de sandales pour enfant :

Et là me revient en mémoire le défi qu’un cercle d’écrivains s’était donné, un cercle dont faisait partie Ernest Hemingway. L’enjeu du défi était simple : écrire une fiction en seulement six mots, et il se raconte que Hemingway aurait remporté le défi en écrivant ceci :

« A vendre, chaussures bébé, jamais portées ».

Alors avant que nous nous quittions, j’informe les lectrices et les lecteurs du brillant.fr qu’à la mi-mai, L’Or des Bennes va organiser une petite fête qui s’appelle « La Malle au Trésor », et que pour en savoir plus, il suffit de tendre ses bras généreux et responsables vers le 82, Chemin du Grand-Saint-Jean à Crest…

Ou alors de vous connecter : contact@lordesbennes.fr

Un grand merci à toute l’équipe des « Ordébennois »…

Un jour ce mot entrera dans le dictionnaire.

Pour info, lebrillant.fr va profiter des vacances scolaires pour faire lui-aussi son « école buissonnière », donc pas de Mégaphone mardi, et pas de Photogram jeudi…

On souffle… et à dimanche prochain… !

Mathias Deguelle.

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