CREST: LA COULEUR TRIOMPHE AU CENTRE D’ART !

Bonjour les Brillantes, bonjour les Brillants. Ouf… et re-ouf… A nouveau lebrillant.fr vous propose de vous mettre dans la position du lotus et de souffler…

Inspirez, expirez… Oui, je sais, nous allons devoir voter dimanche prochain. Mais là, j’ai juste eu envie de vous proposer une parenthèse.

Une parenthèse multicolore, historique et artistique.

Suivez-moi… je vous invite à une visite culturelle, nous nous rendons au Centre d’Art de Crest. Vous savez, tout au bout du champ de Mars, juste en face du boulodrome.

Et comme me l’a dit un bouliste sympa : « l’art et les boules c’est ancré en Crest ».

Rien à ajouter. Sauf ces deux photos qui émaillèrent mon parcours :

Il faut que je en vous parle de ces « préliminaires » pédestres. Quand tu te rends dans un Musée ou dans un Centre d’Art… ton cerveau se met en mode « tout est art », il anticipe, il imagine… Il faut dire que depuis « L’Urinoir » de Marcel Duchamp, c’est vrai, tout est art…

Je n’invente rien :

J’arrive à destination…

Et là, bim… dès mon arrivée je me trouve face-à-face avec…

  • Bonjour, je suis Éric Aubert, je suis responsable du Pôle « Culture et Animation » de la ville. Alors et avant tout… la culture que je représente est un service public, ça c’est très important de le prendre en considération. Heu… qu’est-ce que ça veut dire la culture ? La culture à Crest c’est un service de huit personnes, entièrement dédiées à cette tache. Alors on a des personnes déléguées sur le Centre d’Art, où vous vous trouvez aujourd’hui, ces personnes font l’accueil, la billetterie, la médiation, les visites… Ensuite il faut concevoir les expositions, les programmer, le tout en partenariat avec des institutions, ou même avec les artistes, voir avec les galeristes, alors ça, c’est la partie « Centre d’Art », mais on a aussi la partie « Saison Culturelle », avec tout ce qui est « spectacle vivant »… qui se déroule au cinéma l’Éden une, voire deux fois par mois… donc là, il s’agit d’une vraie programmation de théâtre, ou de concert…
  • Eric Aubert, je m’en excuse, mais je ne vais pas vous laisser dérouler votre « programme » sans au préalable connaître votre parcours. Alors, vous êtes le boss de la culture à Crest. Mais la votre, « votre » culture, elle vient d’où ? N’en prenez pas ombrage, mais on vous connaît finalement assez mal Monsieur Aubert…
  • Vous savez, moi ça fait 20 ans que je « traite » ou que j’expose des images. Je suis historien de l’art à la base, plutôt concentré sur la Renaissance Italienne, et croyez-moi… ça forme ! L’iconographie chrétienne, etc… J’ai aussi travaillé au « Louvre », j’ai travaillé aux « Monuments Historiques »… Alors moi, je faisais partie des personnes qui faisaient de la documentation, des recherches historiques de l’histoire de l’art qui vont ensuite servir à produire des catalogues, ou à choisir des œuvres, donc oui… j’ai une culture de l’image. Est-ce que cette culture m’accorde une légitimité ? Bon, je sais que tout le monde ne sera pas forcément d’accord… Mais voilà, moi ça fait vingt ans que je « regarde » des images, et que je les « lis »…
  • Monsieur Aubert, j’aimerais que vous vous arrêtiez sur l’intitulé de cette expo qui donc a lieu en ce moment au Centre d’Art de Crest, une expo qui donc s’appelle « Le Triomphe de la Couleur », or pour moi le mot « Triomphe » me ramène à pourquoi pas à « L’Arc de Triomphe »… et en ce sens il revêt une signification presque guerrière. Je m’explique, est-ce que ce triomphe de la couleur se fait au détriment du noir et blanc, et le cas échéant, est-ce qu’il ne relègue pas un artiste comme Pierre Soulages, ou un photographe comme Robert Doisneau qui, on le sait, ont su trouver dans l’usage du noir, une certaine profondeur et même certaines couleurs… ?
  • Non, là vraiment l’expo se porte vraiment sur une évolution de l’histoire de la photographie, avec tous les procédés qui ont fait naître la couleur. Ce qui était très compliqué dans les décennies avant son invention. La couleur qui donc a fini par détrôner l’usage du noir et blanc. Alors Mathilde Falguiere qui est la Commissaire de l’Exposition, vous en parlera mieux que moi, mais voilà… ça justifie le titre de l’exposition.
  • Vous comme moi, nous avons vu des films « colorisés », vous en pensez quoi ?
  • C’est toujours impressionnant, Alors les films, ce n’est pas forcément à eux que je pense en premier, mais les photos en couleurs des « Poilus », je trouve ça très émouvant, tous ces gars dans les tranchées, les voir en couleur, ça renvoie au bleu horizon qui ressort bien sur les photos, même si ça a été colorisé après, moi je trouve que ces photos elles nous transportent au cœur du champ de bataille.
  • Vous pensez que dans ce cas précis, l’avènement de la colorisation de ces vieilles photos, de ces vieux films, peuvent rapprocher les jeunes générations de ce que furent les vérités de la guerre ?
  • Alors je ne sais pas si on peut dire ça, je veux dire nous sommes maintenant à l’époque des filtres et tout ça… aujourd’hui vous faites ce que vous voulez, vous pouvez transformer votre image couleur en sépia en deux secondes… je veux dire que le noir et blanc et la couleur n’existent quasiment plus… Mais là vraiment, il s’agit d’une exposition scientifique, donc vous avez aussi toutes les explications techniques, et puis toutes les évolutions sur plusieurs décennies, je crois que là on est vraiment éloigné de la retouche d’image à laquelle les jeunes peuvent accéder sur TikTok, par rapport à l’usage de la couleur.
  • Scientifique, vous dites ? Vous pouvez développer (hum, là je réalise la mise en abîme, « développer une idée », sur un sujet comme la photo. Brouuu…! NDLR).
  • Il y a des éléments techniques très concrets, chimiques, physiques, qui participent de l’histoire de la photographie, et ensuite il y a la partie texte, issue de lectures scientifiques, mais aussi de témoignages… et transmettre à un public c’est aussi un travail scientifique, n’importe qui ne peut pas le faire… Mais quand je dis « scientifique », j’y inclus les « sciences humaines », il faut monter un discours derrière et ça peut pouvoir dire qu’il y a des choix qui sont faits.
  • C’est politique la couleur ?
  • Alors il faudrait que vous lisiez les livres de Michel Pastoureau, et oui… il démontre que c’est politique, que c’est symbolique, et que c’est culturel. Par exemple le « rose » au Japon n’a pas du tout le même sens, la même valeur que le « rose » en France, je « jaune » en France au XVème siècle, on ne le considérait pas comme le « jaune » aujourd’hui, il était investi de symboles qui ont évolués avec le temps, mais j’aurais aussi pu citer le « vert » et le « rouge ».
  • La couleur fédère tout le monde aujourd’hui…
  • Oui, les couleurs de l’arc en ciel rassemblent… ! Ce qui est fondamentalement fascinant reste l’histoire, l’avènement de la couleur, ça part de l’antiquité à aujourd’hui, et oui, c’est passionnant de constater ces évolutions.
  • Alors, Monsieur Aubert, est-ce que la vie est mieux en couleurs ?
  • Ça dépend… Des fois, on est mieux en noir et blanc (rire)… non, en plus je le dis, la photographie en noir et blanc, c’est chouette aussi… Alors quand on dit « noir et blanc », vous pouvez avoir des nuances de gris différentes…
  • Cinquante nuances de…
  • Oui, cinquante nuances de gris (rire), je n’ai pas fait exprès… ! (éclat de rire). Le « blanc », chez les Inuits, je crois qu’ils possèdent 18 mots, pour définir le blanc, la neige… Nous nous avons le blanc-cassé, le blanc-coquille d’œuf, si c’est encore un blanc… Voilà… Tout ça est très culturel et très relatif…
  • Monsieur Aubert, est-ce que le public crestois reçoit favorablement vos offres, vos propositions, toutes les manifestations culturelles dont vous avez la charge ?
  • Vous savez, en fait, on fait des propositions… Mais voyez le « Centre d’Art » où nous nous trouvons maintenant, il a trouvé son public… et même « ses » publics, car se ne sont pas toujours les mêmes personnes qui viennent, mais en tous cas, ça marche… il y a du public, ce qui nous encourage, ce qui justifie que ces services publics soient ouverts, qu’on dépense de l’argent pour mettre en place des expositions originales, car, il y a des recettes en face… Oui, il y a un public dans la Vallée de la Drôme, pour les expositions un peu pointues. On peut dépasser le localisme, et quand vous regardez les statistiques du Centre d’Art, il y a beaucoup de monde qui vient de Grenoble, de Lyon, des Bouches-du-Rhône, et l’été il y a aussi des visiteurs de l’étranger.
  • Merci Monsieur Eric Aubert.

A présent, je fais évidemment le visiteur. J’adore flâner dans un musée. Je m’arrête devant chaque œuvre, et je tombe vraiment sous le charme. Parfois il est arrivé qu’une oeuvre me découvre. D’ailleurs, je ne suis pas le seul, Monsieur le Maire Hervé Mariton, après que nous ayons échangé les civilités d’usage, s’est lui-aussi laissé aller au voyage de la contemplation. Bien évidemment, lebrillant.fr n’a pas voulu troubler cette quiétude mêlée de réflexion en lui posant des questions qui auraient pu perturber ce moment introspectif. Entre l’homme et l’art se créé un tête-à-tête intime, et ça, nous le respectons.

Maintenant, j’ai rendez-vous avec Madame la Commissaire de l’exposition, celle qui a mis en place les œuvres, les a organisées par thématique, bref… celle qui est un peu le chef-d’orchestre de ce « Triomphe de la Couleur ».

  • Bonjour, je m’appelle Mathilde Falguiere, et donc je suis Conservatrice du Patrimoine, et Responsable du Département de la Photographie dans une institution qui s’appelle La Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, voilà mon titre complet…
  • Mathilde, qu’est-ce qui vous amène ici au Centre d’Art de Crest ?
  • Alors, d’abord il faut savoir que La Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, qu’on appelle la MAP, pour aller vite… Est à la tête d’une des plus grandes collections françaises de photographies, puisqu’on estime qu’on a 20 millions de photographies… autant des négatifs, que des tirages… et il y a quelques années, assez loin d’ici, en Normandie, on a organisé un colloque sur la photographie et la couleur, et on nous a demandé d’imaginer une exposition sur l’histoire de la photographie couleur, à partir de nos collections, puisque nous avons beaucoup de choses, nous avons la possibilité d’expliquer en détail comment on est passé de la photographie en noir et blanc à la couleur…
  • La naissance de la photo couleur remonte à quelle date ?
  • Alors le premier procédé couleur industriel, c’est « l’autochrome » des Frères Lumières en 1903. Avant il y a eu d’autres procédés, mais qui sont tellement complexes, qu’en fait ils sont restés artisanaux et confidentiels. Mais alors si 1903 est la date de cette création, il va falloir attendre l’entre-deux guerres, et même après la seconde guerre mondiale, car c’est vraiment là que cette pratique se met à exploser.
  • Mathilde Falguiere, vous ne le savez pas, mais dans ma prime jeunesse j’ai connu la télévision avec une seule chaîne, puis deux… mais toutes deux émettaient en noir et blanc, et donc, j’ai aussi vécu le passage du noir et blanc à la couleur à la télé. Et vous savez quoi Mathilde, le jeune téléspectateur que j’étais a vécu ce passage du noir et blanc à la couleur, comme une déception…
  • Alors, c’est marrant que vous disiez ça, parce que c’est un peu ce qui s’est passé au même moment en photographie, C’est à dire que quand la couleur s’est mise à exploser après guerre, elle a beaucoup été réservée à la publicité, on disait qu’elle était tapageuse, qu’elle était trompeuse, qu’elle était décevante… Alors, même si les photographes la pratiquaient, il y avait pour eux une hiérarchie entre la couleur et le noir et blanc. Et quand la photographie a voulu se légitimer en tant qu’art, les premiers tirages qui sont entrés dans les Musées, c’était des photographies en noir et blanc, d’ailleurs, il y a toute une section ici, dans l’exposition, où on montre que les photographes pratiquent les deux, mais pour la couleur c’est la publicité, pour le reportage c’est le noir et blanc. C’est le côté « noble » de la photo. Et en fait, il faut attendre bien plus longtemps, dans les années 80, pour qu’une nouvelle génération de photographes se disent « on ne va plus composer, non plus indifféremment, en noir et blanc ou en couleur », mais ils ont intégré la couleur dans la conception de la photographie, en construisant l’image avec la couleur, et en travaillant sur des procédés qui font des couleurs plus subtiles, pour que la couleur ait à son tour, sa place dans l’histoire de l’art.
  • Est-ce qu’aujourd’hui il faut opposer un Robert Doisneau à un David LaChapelle ? L’un pour son noir et blanc tout en nuance, et l’autre pour ses photos aux couleurs criardes ?
  • Alors non, il ne faut pas les opposer, parce que…bon, déjà Robert Doisneau, on le sait peu, mais en temps que photographe, il a recréé des scènes, donc ce n’était pas forcément de l’instantané, mais n’oubliez pas que Robert Doisneau a aussi fait de la couleur, d’ailleurs on redécouvre ses clichés couleurs depuis peu. Moi j’ai vu ses œuvres il y a quatre ou cinq ans, à Arles, et dans ce cadre, Robert Doisneau a proposé tout un reportage en couleur. Donc en fait, il y a énormément de photographes qui ont fait de la couleur, je pense notamment à Willy Ronis, qui est comme Doisneau, dans cette veine humaniste… et quand à la toute fin de sa vie, il compose un album photo de ses 600 meilleures photos qui condense, qui récapitule ses œuvres, il n’y a pratiquement que du noir et blanc… il n’y a, je crois, que deux photos couleurs sur six cent… Mais quand on regarde ses diapositives, ou ses négatifs… en fait, la couleur c’est peut-être 20 voir 30% de sa production. Donc, en fait, il y a aussi « un tri » de la part des artistes et de ce qu’ils présentent.
  • Mathilde Falguiere, avec votre permission, je vais me livrer à des comparaisons improbables, mais pourtant réelles. Imaginons que le passage de la photo en noir et blanc, soit comparable, là je parle de cinéma, à ce passage du muet vers le parlant… Aujourd’hui, je poursuis mon analyse, on corrige les photos grâce à Photoshop, et on tourne des films sur fonds verts pour pouvoir « réinventer » des univers improbables… Alors, Mathilde, c’est quoi la prochaine étape de la photo ? Vers quoi va t-elle nous amener ?
  • C’est une bonne question… alors on pourrait dire que c’est le passage au numérique parce que ça permet « d’hybrider » encore plus les images, de brouiller la frontière entre la fiction et la réalité, même si… la retouche photographique et le trucage ont toujours existé. Alors, peut-être que nous approchons d’un mélange entre photo et cinéma, je pense ici aux « photographies immersives », où on pourrait être « dans » une photographie en 3D, donc là ça ne bougerait pas, ce ne serait pas comme du cinéma, et ça, je pense que c’est une idée qui peut se développer. Alors, j’ai personnellement vu une démonstration dans une exposition, et alors vous portez un casque et vous pouvez entrer dans une scène, et alors ce qui est rigolo c’est qu’en fait, ça reprend une technique très ancienne qui s’appelle « la stéréoscopie »… c’est un système de « double plaques » qu’on voit dans une visionneuse, d’ailleurs tout ce que je vous dis est visible dans l’exposition, et c’est vrai que quand on s’en approche, on voit la scène en relief… Alors évidemment, si le principe est le même, je vous laisse imaginer, que le système est devenu beaucoup plus sophistiqué aujourd’hui.
  • Mathilde… Ça vous fait pas flipper tout ça ?
  • Moi je suis technophobe (rire), je ne suis pas une « bonne cliente » de tout ça (re-rire)…

Allez-y… Immergez-vous dans ce « Triomphe de la couleur », au Centre d’Art de Crest… Si les arcs-en-ciel existent, c’est d’abord parce qu’on peut les voir.

Je vous l’ai dit en début d’article, Le Centre d’Art de Crest se trouve pile en face du boulodrome de Crest. Et vice-versa. Et moi… j’ai d’ailleurs déjà eu l’occasion de le signaler dans ces colonnes, j’aime la pétanque. Je suis un pointeur du genre 8,5 / 10.

Donc, je traverse et je me trouve face à une équipe, à l’heure de l’apéro. Enfin… ça c’est suivant les fuseaux horaires…

  • Bonjour, moi je m’appelle Jean-Pierre (avec la moustache sur la photo NDLR), voilà, on est avec les copains, à la buvette du boulodrome de Crest. Alors moi je suis électricien et on a une manifestation samedi pour le secteur du Val de Drôme, et donc voilà… on va faire une centaine de repas entre-nous. C’est a dire qu’on va avoir une friteuse en 380, on a aussi une « plancha » en 380, donc il faut un électricien compétent pour pouvoir faire tout ça quoi… Pour samedi (hier, NDLR), on sera 16 à 18 équipes. Il y a 100 joueurs qu’il va falloir faire manger, et voilà…
  • Jean-Pierre, je sors du Centre d’Art, je vous rencontre et on parle voltage électrique, c’est vraiment « deux salles, deux ambiances » et pourtant dans les deux cas, on parle culture…
  • Ah oui, nous les boules c’est culturel, mais pour nous c’est aussi sportif. Non, c’est pas de l’art nous… Nous c’est bouliste, c’est vraiment… Nous on est dans le jeu… Alors j’ai rien contre les artistes, mais voilà, c’est pas notre domaine, non, non…
  • Cependant Jean-Pierre, vous êtes comme tout le monde, il a pu vous arriver de tomber « en arrêt » devant une œuvre d’art, d’avoir été touché par une création ?
  • Ah oui. Oui oui… J’étais à Valauris, et bon là bas c’est la poterie, et puis j’en ai acheté un peu, donc oui, effectivement, il y avait des sculptures de Jean Marais, et oui… il y en avait des pas mal… C’était curieux. Mais c’était sympa… Mais là j’avais le temps, j’étais en vacances, sinon c’est plus compliqué…
  • L’art c’est profond ou c’est superficiel ?
  • Ah… Pour moi, l’art ça retranscrit la pensée des gens, c’est ça la culture… et puis c’est la France aussi… L’art français, l’art contemporain… à tous les niveaux quoi ! C’est important l’art… Oui oui… L’art c’est notre culture. Mais moi si tu me donnais un milliard d’Euros, j’achèterais un truc contemporain, j’irais pas chercher La Joconde… Moi dans ce cas, j’aiderais un jeune qui démarre, un sculpteur, un peintre… Pour les aider ces jeunes. Parce qu’avec le Covid, les jeunes artistes, ils ont « morflé », tout ce qui est art, ça a « morflé », la musique aussi… ça a tout cassé ce Covid…
  • Jean-Pierre, est-ce que jouer aux boules, c’est un art ?
  • Je vous le disais, c’est un sport déjà, mais ça devient un art quand on est en finale… Des fois il y a la pression, et là c’est compliqué… Et c’est là qu’on dit : lui : « Lui, c’est un artiste »… Parce qu’il a joué comme il fallait, au bon moment…
  • Et quand vous voyez deux boules proches l’une de l’autre, vous pensez au second tour ?
  • (rire), Oui… le face-à-face… ! C’est exactement ça ! Allez… sur ces bonnes paroles… Je vous souhaite une très bonne journée…(éclat de rire).

Je ne vais pas le faire ce mauvais jeu de mot ? Et puis allez, pourquoi pas ? Voilà, cette visite du Centre d’Art m’a enthousiasmé, et pas une fois je n’ai pas eu les boules…

Pardon, faites comme si je n’avais rien dit… enfin pas tout à fait comme si je n’avais rien dit : Je vous encourage à vous rendre au Centre d’Art de Crest, apprécier « Le Triomphe de la Couleur » en ces temps parfois grisâtres, c’est vraiment revigorant. Vraiment. Et ensuite? Hop, une petite pétanque…!

Bonne visite. Et bonne partie… ?

Mathias Deguelle.

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