CREST: INAUGRATION DU BAR-RESTAURANT « SUR LES QUAIS ».

Bonjour les Brillantes, bonjour les Brillants.

D’abord, une chose… Je ne me justifie pas, j’explique. Bon, ici à Crest, les rencontres se passent très simplement. Un exemple : Tu sympathises avec le patron d’un bar-restaurant, le bonhomme est cool, entre lui et moi, « ça match », comme on dit en 2022. Et là, le gars cool t’annonce « oui, je connais bien lebrillant.fr, d’ailleurs j’aime beaucoup ce que tu fais »… Donc, à ce moment, je remets mes lunettes de soleil. « Si tu veux, je t’invite à l’inauguration de mon établissement « Sur les Quais », ce jeudi, le 12 mai ».

Je regarde le bonhomme cool. Je lui tends la main. Deal.

Et puis, après l’impulsion de la sympathie, vient la réflexion éditoriale.

N’allais-je pas me lancer là, dans un article façon « publi-reportage » ?

Hum… Bon, lisez ce qui suit et je vais vous prouver qu’il n’en a rien été.

Donc commençons par le commencement. Je cherche le « bonhomme cool », le patron du bar-restaurant « Sur les quais ». Il me voit. Souriant. Beau gosse. Au moment où je lui demande d’échanger deux mots avec moi, il est « au feu »… Il faut dire que l’inauguration a déjà démarré… Néanmoins nous convenons d’un échange qui ne doit pas excéder les cinq minutes (hum…) :

  • Bonjour, je m’appelle Léo De Leiris, ça fait cinq ans que j’ai repris l’établissement, donc le restaurant « Sur les Quais », c’était en août 2017, pour le développer au maximum, et petit à petit, on est là aujourd’hui, pour l’inauguration de la fin des gros travaux qui ont duré quatre mois, entre novembre et le mois de mars dernier.
  • J’imagine donc que ce renouveau avec tous ces travaux à la clef, sont la preuve que le bilan de ces cinq premières années d’activité est plutôt positif…
  • Alors c’est simple, quand nous avons commencé nous étions trois salariés, et aujourd’hui nous sommes quinze. Donc l’évolution peut se voir là-dessus. Mais on n’a pas voulu mettre « la charrue avant les bœufs », on a commencé avec une petite restauration du lundi au vendredi, et aujourd’hui nous sommes ouverts 7 jours sur 7, midi et soir. Avec deux équipes en cuisine et deux équipes en salle.
  • Alors au-delà de la salle « du rez-de-chaussée » qui est composé d’un comptoir et de tables qui la remplissent, la spécificité du restaurant « Sur les Quais », c’est son particularisme vertical…
  • Oui, il y a effectivement trois étages. Comme vous le disiez, il y a le « rez-de-chaussée » avec une salle de restaurant qui contient 26 couverts, ensuite il y a le premier étage d’une capacité de 20 couverts, et enfin, nous avons un dernier étage-terrasse qui sert de bar l’après-midi, et pour la restauration midi et soir, qui lui peut recevoir 25 couverts.
  • Soit en « pleine bourre » pas moins de 71 couverts ! Ce qui n’est pas rien. Sans compter les renouvellements de tables. Alors bien sûr les photos que Noé a prises vont nous éclairer, mais si vous deviez résumer, qu’est-ce qui a changé entre la version 2017 du restaurant et celle que vous nous proposez aujourd’hui ?
  • De la rigueur… Être honnête. Ensuite comme je vous le disais nous sommes ouverts tous les jours… En cinq ans il n’y a eu que deux jours de fermeture, un pour un enterrement, et un pour mon mariage. Si on excepte les deux semaines de fermeture pour Noël, on est ouvert tout le temps.
  • Mais je parlais de l’environnement, qu’est-ce qui a changé « physiquement » dans le restaurant, grâce aux travaux ?
  • Vous savez, on a commencé petit à petit, et aujourd’hui on a cherché à monter en gamme, les travaux ont été fait pour ça aussi. Pour apporter du confort, que ce soit pour le personnel, mais aussi pour les clients. Apporter « du mieux » dans l’assiette, une meilleure présentation, des produits plus travaillés… C’est pour ça qu’on est là, pour faire plaisir à tout le monde !
  • Quelle « success story » ! Je sens qu’une franchise va naître et que le restaurant « Sur les Quais » va faire des petits, partout, partout…
  • Alors si on met les bords de Drôme de partout, pourquoi pas, mais (rire), ça demande du travail quand même…
  • Merci, nous en sommes à cinq minutes et 23 secondes d’interview…Ouf… Presque en temps et en heure…Bonne inauguration Monsieur Léo !

Nous laissons Léo De Leiris retourner à sa tâche qui est « d’être partout à la fois », et nous entrons dans le restaurant. Nous commençons par la salle du rez-de-chaussée, et nous notons très vite la présence d’un couple attablé qui se prépare visiblement à dîner.

  • Bonjour je m’appelle Jean, et en fait exceptionnellement ce soir nous n’avions pas envie de faire la cuisine, donc on a décidé de « se faire un resto », et on est venus ici. Mais je vais vous surprendre, j’ignorais que c’était une inauguration, c’est la première fois que nous venons.
  • Le hasard est un arbre fruitier, et vous en êtes la preuve…
  • C’est ça, je suis le fruit du hasard (rire), ça va beaucoup plaire à mes parents ça, mais oui… (rire)… Mais pour vous parler de mon ressenti du lieu, moi j’aime beaucoup ce côté « un peu bricolage », il n’y a rien de trop sophistiqué, mais en même temps toutes les choses sont à leur place et cette simplicité-là me va très bien.
  • Mais je constate que vous n’avez toujours pas commandé vos apéritifs… ! Alors, vous m’avez dit, ce sera un Martini pour Monsieur, et un Sprite pour vous Madame… Considérez que votre commande est passée. Il faut toujours que je fasse tout… Maintenant, je vous donne la parole… à vous Madame. À votre tour de nous dire ce que vous pensez du lieu…
  • Alors, bonjour, je m’appelle Agnès, moi non plus je ne connaissais pas l’établissement. Nous ça fait cinq ans que nous sommes installés à Piégros la Clastre, mais ça me faisait envie parce que je trouve qu’ici ça a toujours l’air vivant, d’ailleurs ce qui m’a plu dès que je suis arrivée justement, c’est toute cette vie… Alors on tombe le jour de l’inauguration, donc c’est certainement encore un peu plus vivant, mais voilà… il y a ici une ambiance qui est vraiment attirante.
  • J’en conclue que si Jean est « le fruit du hasard », si ici c’est l’Eden, donc vous, vous êtes Eve…
  • (rire)… Ho la la… ! Alors dans ce cas, vous seriez le serpent ?
  • Non, moi je suis toujours la bonne pomme !

(éclats de rire).

Alors ce qui est commode quand vous représentez un média et que vous êtes comme ici, invité à une fête inaugurale, c’est que vous pouvez circuler partout, et visiter les moindres recoins de l’établissement en toute liberté. Suivez-moi, direction les cuisines…

  • Bonjour, je m’appelle Alice, j’ai 17 ans, et je travaille ici les week-ends, car la semaine je suis en cours au lycée. Voilà, en fait je travaille pour pouvoir financer ma prochaine voiture. Alors ici l’ambiance est très familiale, il y a énormément d’entente, énormément de respect. Quand je suis arrivée je ne connaissais pas le métier de la cuisine, et j’ai appris « sur le tas », et maintenant, ça fait deux mois que je travaille ici et pour moi c’est comme une nouvelle famille. Alors mon job de tous les jours, c’est de faire les desserts, et ensuite je fais la mise en place de ces desserts et puis je les dresse. Voilà, moi je ne suis pas « en salle », je suis entièrement dans les cuisines, et j’aime beaucoup y travailler, même si je suis entourée de beaucoup de garçons… (rire général), non, je plaisante, ça se passe très très bien (rire)…

Je continue ma petite visite dans les cuisines, je contourne l’îlot central qui sert de poste de travail, je longe le piano, j’évite la salamandre, je ne touche pas au chinois, et je tombe sur un homme qui tient le manche (d’une casserole)…

  • Bonjour je m’appelle Ferdi, j’ai 29 ans, je suis commis de cuisine, et franchement… tout se passe bien ici, c’est vraiment un super travail, j’adore !
  • Vous êtes une brigade de combien de personnes ?
  • En fait, nous faisons des roulements, nous sommes des équipes de trois voire quatre personnes, et on tourne régulièrement.
  • Comment tu pourrais définir la cuisine de « Sur les Quais » ?
  • Alors, avant d’arriver ici, moi je travaillais dans la restauration rapide, donc c’était du kébab, et là… Je peux te le dire… Ça change du tout au tout ! Je préfère être devant les fourneaux, en cuisine, que faire la préparation des sandwichs ! Après, pour vous expliquer, j’ai fait un CAP de APR (Agent Polyvalent de la Restauration NDLR), du coup je suis habitué, je suis formé à tous types de cuisines, gastronomique, traditionnelle, restauration rapide, et même de collectivité…

Nous laissons Ferdi à ses (pré)occupations, il faut dire que ça bosse dur, et que nous arrivons un peu comme un chien dans un jeu de quille, alors que tous sont « en plein coup de feu »… Mais malgré tout, c’est leur gentillesse qui l’emporte, et tous ont accepté de ralentir un peu leur rythme de travail pour répondre à mes questions.

  • Bonjour, je m’appelle Roman, je suis second de cuisine ici, pour la deuxième année consécutive… Alors que dire ? Bah, super équipe, établissement au top, une cuisine super bien équipée, beaucoup d’employés ont été recrutés en plus, donc nouvelle formule… non, vraiment, on est super contents, et maintenant, on a hâte de bien travailler, et de faire une bonne saison…
  • Vous me dites « nouvelle formule », c’est une expression qui va se retrouver gustativement dans nos assiettes ?
  • Exactement. Le Chef Pierre Grolet, qui est donc le nouveau Chef de cuisine, et qui a fait une carte qui est très bien organisée, avec seulement des produits frais. Bon, sinon en surgelé il y a seulement les glaces pour les desserts, évidemment… Mais en fait, ce qui est super c’est qu’on s’est retrouvé sur les sauces, parce que moi je voulais être saucier à la base, et lui il fait une super sauce : « un jus miroir », et pour moi c’est juste la base de la cuisine… Donc voilà, tout est bien assaisonné, tout est bien travaillé… Alors il y a peu de plats, c’est une carte réduite, mais avec des super plats, bien élaborés, non vraiment… venez goûter !
  • Pourquoi avez-vous eu ce désir de devenir saucier, parce que là c’est la pratique de l’art du détail… mais un détail qui peut métamorphoser un plat…
  • Bien sûr, c’est l’art du détail, mais ce qui est génial dans la création c’est qu’on peut mettre beaucoup de choses dans une sauce, et puis… c’est très long. C’est entre 24 heures et 48 heures pour faire réduire un jus. On part sur 20 litres de liquide, pour arriver sur 1 litre à la fin… Donc voilà, la sauce c’est l’empire du goût, de la saveur, du suc, et c’est notamment ce qui fait un bon plat, donc si derrière il y a des bons produits, le jus vient le compléter et le magnifier… et là, vraiment, là c’est cadeau… !
  • J’ai l’impression d’entendre parler un alchimiste…
  • Mais c’est ça… ! La cuisine c’est de l’alchimie. En fait, nous notre mission c’est d’avoir un bon produit de base, et de savoir l’améliorer. Donc ce n’est pas de l’art…
  • C’est amusant ce que vous dites, parce que, il y a de nombreuses fois où j’ai pu entendre de grands Chefs cuisiniers prétendre le contraire…
  • En fait… oui, c’est de l’art… mais cet art ne pourrait exister sans le travail en amont de ceux qui produisent avant que leurs produits ne soient cuisinés… Vous voyez ? Tiens, alors j’en profite… parce qu’ici « Sur les Quais », on travaille essentiellement sur des produits locaux, donc je vais en profiter pour remercier « Caril de Dromadis », qui est notre unique fournisseur qui est super parce qu’il est présent 7 sur 7, on peut l’appeler à minuit, il sera là, donc voilà, c’est génial…

Les cuisines… Le cœur névralgique de tous restaurants. Et pourtant, ce sont des travailleurs de la coulisse, ils font, nous apprécions, mais jamais ou presque nous ne les voyons. Tiens… Justement, donnons la parole à la partie émergée de cet iceberg qu’est un restaurant. Les serveurs. Et là, en l’occurrence, la serveuse…

  • Bonjour, moi je m’appelle Amandine. Je suis serveuse ici depuis deux ans. En fait mon vrai titre c’est « cheffe de salle », parce que je suis la plus ancienne de l’équipe. Alors, puisqu’avant d’allumer votre micro vous m’avez demandé de vous définir notre type de clientèle, je vais vous dire, nous avons nos habitués le midi, après, l’été, on a beaucoup de « passage », mais je vais vous le confier : on a vraiment une super clientèle, alors je ne vous dis pas ça parce que je travaille ici, mais sincèrement, on a une super clientèle, que ce soit au niveau de la restauration, ou de la « limonade », que ce soit des gens de Crest ou des alentours, ou même des touristes, on a vraiment pas à se plaindre… Alors comme le restaurant est constitué de trois étages, c’est vrai qu’en temps que serveuse on a tous les escaliers à monter… Mais l’avantage c’est qu’on n’a pas besoin de s’inscrire dans une salle de sport (rire), voilà… ça nous muscle et c’est le top !
  • Merci Amandine… Bon service !

C’est sur le mots d’Amandine que nous quittons l’intérieur des cuisines de « Sur les Quais ». Enfin… pas tout à fait… Allez, à présent, nous grimpons au deuxième étage, où vous l’imaginez, ont lieu ces agapes mondaines propres à toutes inaugurations…

Le banquet est généreusement fourni…

Mais, attendez… Un détail attire mon regard… Noé regarde ça… !

Merci pour l’attention carotte-concombre avec ce petit rajout de sauce à la ciboulette pour faire « le point »… Quelle classe ! Il ne faut pas je j’oublie de signer « le livre d’or » de la Maison !

Maintenant, pour conclure cet article, et avant de revêtir ma cape, permettez-moi de revenir sur mon « explication qui n’était pas une justification », celle que j’évoquais en tout début d’article, et donc, de son corolaire : « Ne suis-je pas en train de faire un publi-reportage ? »…

Eh bien non, à l’instar de Eliott Ness, lebrillant.fr est incorruptible. Quand il arrive pour vanter les mérites d’un établissement qui participe au dynamisme de la ville de Crest, il paye ses consommations comme tout le monde. La preuve en image…

Bon, il ne fera aucun doute que c’est moi celui des cinq qui a consommé la boisson « soft »… Ou alors, ou alors… peut-être que même pas, en fête…

Comme l’a si joliment dit Frédéric Beigbeder : « À quoi reconnait-on un bon restaurant ? Les verres à vin y sont plus grands que les verres à eau ».

  • Tchin, Tchin… ! Et bon appétit « Sur les Quais » !

Photos : Noé Richard-Clément. Textes : Mathias Deguelle.

Une réflexion sur “CREST: INAUGRATION DU BAR-RESTAURANT « SUR LES QUAIS ».

  • 15 mai 2022 à 16h47
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    Ah vous alors, vous êtes super, Mr Le Brillant ! J’ aime beaucoup le ton de vos reportages et là, je n’ai plus qu’une envie c’est d’aller tres bientot m’asseoir à une table de ce restaurant. Merci !

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