ANNAÏK VIALLET: AU NOM DU BIEN-ÊTRE.

Bonjour les Brillantes, bonjour les Brillants.

Le moral des français est en berne. Terminé l’abondance et l’insouciance. Pourtant à part la crise énergétique, à part la baisse de notre pouvoir d’achat, à part une écologie destructive, à part les problèmes d’insécurité, à part une éducation nationale moribonde, à part… à part cette liste non-exhaustive de tous ces petits soucis, je ne vois vraiment pas d’où vient notre pessimisme.

Et si aujourd’hui je vous présentais une femme qui ne nous veut que du bien ? Allez, laissez-vous tenter, c’est totalement indolore. Donc, nous partons à Montmeyran, pour une petite visite chez Annaïk Viallet…

  • Bonjour…
  • Bonjour, je m’appelle Annaïk Viallet, je suis esthéticienne de métier. Alors c’est un peu difficile de me définir au sein de mon métier puisque j’emprunte des chemins qui ne sont pas encore tracés, mais j’ai quand même une qualité d’esthéticienne puisque ça fait vingt ans maintenant que c’est ma profession. J’ai passé trois diplômes en esthétique à Valence, à partir de l’âge de seize ans, donc j’ai passé mon CAP, mon Bac pro et mon BTS. J’ai travaillé en tant que salariée, mais très peu finalement car je me suis très vite rendue compte que je voulais suivre ma propre voie et faire ce que j’avais réellement envie de faire (rire).
  • Est-ce que cette envie de suivre votre propre voie est une réaction vis-à-vis du monde de la cosmétique dite industrielle, un monde dans lequel vous ne vous reconnaissiez pas ?
  • Oh, je ne dirais pas que je ne cautionnais pas ce monde, d’abord parce que j’y ai travaillé, donc non, mais en fait, le message que je veux véhiculer, c’est qu’on peut faire autrement. On peut se rapprocher des choses qui se trouvent autour de chez nous, par exemple de petits producteurs de matières premières végétales, voilà… tout ce que je veux dire c’est que autour de chez nous, localement, on a des merveilles, on a de petits trésors cachés qu’on ne soupçonne pas et que la nature ici dans la Drôme, nous offre généreusement. On n’a pas besoin d’aller chercher à l’autre bout du monde des matières premières végétales ou minérales, on a tout ce qu’il nous faut ici, autour de chez nous. Mais surtout je veux rendre hommage aux petits producteurs, aux petits agriculteurs qui bossent de façon acharnée pour travailler avec eux main dans la main, pour qui veut créer un nouveau monde. Un monde avec plus de solidarité et plus de naturel, avec moins de CO2, mois d’impact carbone et une nature beaucoup plus saine.
  • Mais au fond quel est le regard que vous portez aujourd’hui sur le monde de la cosmétique industrielle ?
  • Alors au niveau de la cosmétique je dirais que scientifiquement pas mal de brevets ont été trouvés car la cosmétique d’aujourd’hui est devenue une science, on a su transformer les matières premières grâce à la chimie, et parfois même grâce à la pétrochimie. Ce que je veux dire c’est que c’est un ajout de matières qui n’ont rien à faire dans ce processus… tout ça pour donner de la conservation, pour donner de l’efficacité, pour donner de la fluidité au produit, et pour moi, là on se perd. On se perd parce qu’on en veut trop. On veut trop de perfection. On veut le meilleur produit qui serait sensé nous faire atteindre le nirvana, le truc qui va nous rendre éternels. Alors au risque de décevoir, je le dis tout de suite, ça n’existe pas ! (sourire), nous sommes de toutes façons voués à mourir, et je pense que c’est de là qu’il faut repartir : de s’accepter soi-même, de plus travailler sur soi, sur ses peurs, sur ses blocages que de chercher une crème miracle. Quand on travaille sur soi, on arrive beaucoup mieux à s’accepter, qu’en allant chercher à l’extérieur de soi ce qui pourrait nous rendre meilleur, plus belle et dans un mieux-être.
  • C’est amusant… j’ai presque l’impression d’écouter une psychologue…
  • Oui, et c’est d’ailleurs pour ça qu’il est difficile de me définir en temps qu’esthéticienne, parce que si vous voulez, je n’ai pas trop de limite, je ne me restreins pas qu’à ma seule qualité d’esthéticienne. J’ai traversé beaucoup d’épreuves dans ma vie, ce qui m’a amenée à faire beaucoup de développement personnel, à travailler énormément sur moi, sur mes blocages et du coup je le véhicule, et à travers mes soins c’est aussi ce que j’offre, mes soins ne se restreignent pas qu’à un soin de peau, ou qu’à un soin du corps, à travers un massage. Je travaille aussi sur l’âme, l’esprit, le corps, et tout ce qui est karmique. Voilà, ça m’est tombé dessus, je ne l’ai pas décidé, il y en a qui font des formations pour devenir énergéticien, moi je ne l’ai pas choisi, ça m’est tombé dessus du jour au lendemain, et depuis je travaille avec ces méthodes, et les gens viennent me voir pour ça, pas seulement pour ma qualité d’esthéticienne.
  • Ce sont plutôt des femmes ou des hommes qui viennent vous voir ?
  • Alors, moi je fais de l’accompagnement holistique féminin, donc je travaille vraiment sur le féminin. Holistique je le précise, c’est ce qui appartient à la sphère humaine dans sa globalité, donc ça va être le corps physique, ça va être l’esprit, ça va être le mental, mais aussi le corps astral, l’âme… bref, énormément de choses, voilà, ça regroupe tout ça. Alors le mot holistique me définit très bien car moi je cherche des mots pour expliquer ce que je fais parce que ce que je fais est parfois difficile à expliquer.
  • Ce qui veut dire qu’avant chaque séance de soin, il y a une partie où vous parlez pour faire connaissance avec votre cliente ?
  • Pas du tout ! (rire), je ne veux absolument pas parler avec ma cliente… enfin, non, ce n’est pas que je ne veuille pas parler, mais je n’aime pas trop qu’elle me dise pourquoi elle est là, je n’aime pas trop parler parce que je n’aime pas trop qu’on me guide… en fait, la cliente qui vient me voir à l’instant T, elle a besoin de travailler quelque chose dans sa vie, dans son être, au moment présent, et c’est moi qui vais aller le trouver, le travailler… voilà, je n’aime pas trop être influencée on va dire, je n’aime pas trop les directives « tiens moi je voudrais que vous travailliez sur tel ou tel point », non, j’aime bien trouver moi-même ce qu’il se passe, et ensuite il y a le soin et donc je propose à la personne… parce que c’est quand même assez intrusif d’aller fouiller à l’intérieur de quelqu’un et donc je pose simplement la question suivante : « est-ce que vous voulez savoir ce que j’ai trouvé sur vous ? Ce que j’ai vu… », et cent pour cent des fois la réponse est « oui », et là à ce moment, j’explique tout ce que j’ai vu, tout ce que j’ai ressenti, tout ce que j’ai travaillé, tous les blocages que j’ai pu enlever, comment ça s’est passé. Par exemple, quand il y a eu un décès récent je le sens, quand il y a eu un avortement, un bébé perdu, je le sens, une histoire familiale ou générationnelle, je le sens également, et je le guéris. Voilà, c’est très vaste, je vois tous types de douleurs et c’est beau parce que je pénètre dans sa sphère personnelle et intime avec beaucoup de bienveillance, et je donne de l’amour de façon inconditionnelle au moment où je fais le soin, c’est ce que mes clientes me disent, et c’est ce que je trouve beau, voilà c’est ce que j’arrive à véhiculer.
  • Est-ce que vous avez un don ?
  • Bonne question (sourire), je répondrais qu’on a tous la capacité d’avoir une extrême sensibilité, que nous sommes tous capables de travailler cette sensibilité, d’aller à l’intérieur de soi-même en premier lieu. Parce que c’est ça la clef : aller à l’intérieur de soi-même, se comprendre, se connaître… Alors je ne dirais pas que je me connais parfaitement, en tous cas, j’y ai travaillé, en m’écoutant, on peut alors se permettre d’accéder à cette sensibilité. On vient tous du même endroit, et on va tous retourner au même endroit, donc on a tous la même faculté parce qu’on est tous des êtres libres, mais surtout on est tous des âmes, en premier lieu. Après, les épreuves que j’ai traversé n’y sont pas pour rien, j’ai rencontré la mort enfin… j’ai vécu des choses atroces qui m’ont permis de me recentrer et de m’ouvrir à ces sphères-là.
  • Vous me faites penser au métier de psychanalyste qui ne peut s’exercer qu’à la condition d’avoir préalablement suivi une thérapie. Vous pourriez exercez votre spécialité sans toutes vos blessures passées ?
  • Non parce que je ne saurais pas expliquer aux gens comment s’en sortir, comment se relever. Si je n’avais pas vécu toutes ces traversées du désert, si je n’avais pas vécu toutes ces difficultés, si je n’avais pas su me relever et me renforcer, si je n’avais su lâcher prise, je ne pourrais pas guider les autres pour le faire. On ne peut apprendre à quelqu’un ce qu’on ne comprend pas, et ce qu’on ne sait pas.
  • Bon, pour qu’on comprenne bien je vais imaginer une situation fantaisiste : je suis un enfant adopté, je le vis très mal et ça vous le sentez en moi, ok ? Donc dès lors ma question est simple : « quels sont les soins appropriés pour guérir de ces blessures ? ».
  • Et bien je vais être très franche, je ne sais pas… En fait, si vous voulez, les blessures de chacun sont complètement propres à la personne. Par exemple pour vous, un enfant adopté qui le vit très mal, ça peut être une blessure d’abandon de vos parents, mais pour une autre personne ça va être une blessure de trahison, donc suivant les cas on ne réagit pas de la même manière, c’est vraiment propre à chaque personne : comment il le transforme, comment il l’adapte, quelle blessure a pris la place dans son corps, dans son âme, dans sa vie ? Parce qu’on est tous différents, il existe un milliard de personnes, et toutes on leurs singularités et chacun réagit différemment, donc je ne peux pas vous dire comme ça comment je pourrais le traiter. En règle générale, si je m’en remets à mon expérience, je console les enfants intérieurs, je discute avec eux, je les prends dans mes bras, je les cajole, je les console, je peux également faire appel à la vierge Marie, car je fais appel à des guides, et la vierge Marie est une entité qui permet cet amour inconditionnel et incommensurable. Elle enveloppe de tout son amour, elle rassure, et ainsi j’aide à guérir l’enfant intérieur en lui permettant de lâcher tout son chagrin, en s’exprimant, en pleurant et en général il pleure beaucoup… voilà, ensuite je laisse infuser tout ça en continuant mon massage, j’arrête, et je reviens et en général quand je reviens, c’est terminé. Là je lui pose la question « de quoi as-tu besoin ? Comment pourrais-tu te sentir en sécurité ? », donc voilà, ce n’est pas moi qui décide, c’est vraiment l’enfant à l’intérieur de la personne qui va décider de ce qui le mettrait en sécurité.
  • Ça vous choque si je vous dis que vous avez un côté mystique ?
  • Non, il n’y a rien qui me choque.
  • Ce que je retiens c’est que vous vous adressez donc à l’enfant qui est à l’intérieur de nous, et que vos remèdes sont des massages, des masques, donc là nous sommes « à l’extérieur » de la personne. Comment l’extérieur peut influer sur notre intériorité ?
  • Parce que nous avons tous des facteurs sensoriels. On a un système nerveux qui se raccroche au cerveau, donc au mental, et le mental joue un rôle fondamental, surtout dans l’humain, sur l’ego notamment… tout ça prend énormément de place dans l’humain quand celui-ci le veut bien, et du coup toute la partie sensorielle, les odeurs, le touché, l’ouïe… c’est d’ailleurs pour ça que je travaille avec de la musique, tous nos sens permettent au mental de lâcher prise et de se sentir en sécurité, de se sentir accepté. J’ai eu des clientes qui m’ont dit « parfois je fais des massages, et je me sens toujours grosse, toujours moche, et vous quand vous me massez, je n’ai jamais senti ça, je me suis sentie totalement acceptée, et mon corps lui-aussi, je l’ai beaucoup mieux accepté », voilà, le sensoriel a un impact sur l’esprit.
  • A présent j’aimerais beaucoup que nous nous attardions sur la partie cosmétique de votre travail. Est-ce qu’il y a des plantes dédiées à telle ou telle souffrance psychique ?
  • Alors figurez-vous que c’est précisément quelque chose que je suis en train de travailler, à cette fin je vais d’ailleurs me former avec des naturopathes. Bon déjà, il y a les huiles essentielles qui permettent de calmer, par exemple je pense au millepertuis, à la lavande qui sont deux plantes calmantes, il y a également la gaulthérie qui permet vraiment de détendre tous les muscles profonds, il y a aussi la cannelle, enfin il y a énormément de plantes, mais pour tout vous dire par rapport aux blessures intimes je ne les utilise pas comme ça. Si vous voulez, en terme de produits je ne les utilise qu’au niveau du corps et ensuite, moi avec mes soins énergétiques encore une fois je vais travailler au niveau de l’âme, au niveau du karma etc… en fait le corps est le miroir de l’âme, il n’y a pas que les yeux (sourire), j’ai un bouquin qui s’appelle « Le grand dictionnaire des malaises et des maladies »…
  • … qui répertorie toutes les blessures, tous les maux du corps qui veulent dire quelque chose… excusez-moi du terme mais « quand on en a plein le cul », on peut facilement se faire mal au coccyx, quand « on en a plein le dos » pareil, quand il y a des douleurs au niveau des genoux, c’est « je » et « nous », donc c’est souvent des problèmes relationnels. Alors moi, les produits, je vais plutôt les utiliser sur des problématiques, par exemple une peau qui est très inflammée, quelqu’un qui a un visage qui rougit fortement, qui a une peau très sensible, intérieurement c’est quelqu’un qui va avoir une sensibilité exacerbée, donc les plantes vont arriver à calmer son visage, mais aussi le calmer à l’intérieur. Ce qui est magique avec les plantes et la nature c’est qu’il n’y a pas de hasard, il y a toujours des coïncidences ou des rencontres. Un autre exemple, la lavande va calmer au niveau de l’acné, le feu de l’acné et le feu à l’intérieur de soi, voilà. En règle général ce sont les adolescents qui ont de l’acné et cette période de l’adolescence est souvent difficile pour eux, et donc la lavande va calmer ces deux parties.
  • Donc vous fabriquez vos propres produits, on l’a compris, quel est le processus de cette fabrication ?
  • Je fabrique surtout mes gommages, mes huiles de massage, mes masques… et mes masques sont formidables ! (rire). Alors je travaille tout de même avec un peu de science, c’est-à-dire que le processus est à base d’une émulsion, donc eau dans huile, ce qui donne une crème et moi j’y ajoute des actifs par exemple de la spiruline de la Drôme, que je reçois sous forme de poudre, sinon je travaille avec de petits agriculteurs qui me fournissent en plantes sèches que je vais broyer pour ensuite les introduire dans mes soins, donc comme en cuisine, ça passe par une phase de cuisson c’est-à-dire que j’arrive au point de fusion au niveau de l’huile et au niveau de mon émulsionnant et ensuite je rajoute ma phase aqueuse, après je mélange, je mets mes actifs, je refroidis jusqu’au tiède parce que c’est très agréable d’avoir une partie tiède sur le visage, et pas froid, et en toute fin j’ajoute des huiles essentielles, parce qu’il ne faut pas les faire trop chauffer car elles sont très volatiles. Pour ce qui est du gommage, je suis encore en cours de recherche parce que je suis très exigeante (rire), j’ai actuellement un gommage avec du sel qui provient d’un petit producteur, mais je veux pousser un peu plus loin avec des noyaux d’abricots… j’avais cherché ce que je pouvais faire avec des grains d’amandes, mais c’est très difficile l’amande en France, alors vers Tain l’Hermitage j’ai trouvé un rassemblement de producteurs qui travaillent l’amande donc j’attends d’avoir cette poudre d’amande pour l’insérer dans mes soins, pour vraiment travailler uniquement avec des produits locaux. Mais il faut savoir que je fabrique mes soins quand ma cliente est là, donc ça me permet de composer en fonction de sa peau, des problématiques qu’elle a, des besoins qu’elle a, donc je vais lui fabriquer un produit « sur-mesure ». Quand je parle de soins « sur-mesure » ce ne sont pas des paroles en l’air (rire), j’adapte toute ma variété de produits à la personne. Et puis j’oubliais un détail, je ne mets pas d’eau dans mes produits, la phase aqueuse ce n’est pas de l’eau, ce sont des hydrolats, donc ce sont vraiment des essences de fleurs ou de plantes pour plus de qualité et d’actifs dans les produits.
  • Vous les vendez à la clientèle tous ces produits ?
  • Actuellement non, parce que c’est très compliqué au niveau cosmétique, c’est beaucoup de tests, de validations, donc pour l’instant ce n’est pas encore le cas, peut-être un jour… il y a un agriculteur juste à côté qui fabrique des hydrolats de roses, qui m’a dit qu’il faut passer par l’alimentation, parce que c’est beaucoup moins surveillé, et moins compliqué que la cosmétique.. voilà, j’écoute ce qu’on me dit, et je fouille ce qu’il est possible de faire ou pas (rire). En fait j’ai quinze milliards d’idées dans la tête, mais je suis obligée de cibler ce que j’ai envie de faire, et ce qu’il est possible de faire… et là je me sens un peu bloqué dans ma qualité d’humaine parce que mon cerveau va tellement vite, et mon corps ne va pas aussi vite que ma tête, et mon portefeuille non plus (rire), donc voilà, la vie m’apprend la patience. Ce que j’aimerais rajouter c’est que je ne fais pas de soins énergétiques sans toucher à la personne, il y a beaucoup de magnétiseurs par exemple qui travaillent sans toucher la personne, or moi je ne travaille qu’à partir de soins et ça ne me parle pas du tout de ne pas toucher la personne, pour moi ce contact physique est nécessaire, ce qui explique que je propose des massages, des soins du visages et des soins du corps.
  • Il faut que je vous le dise, depuis que j’ai créé lebrillant.fr j’ai constaté qu’ici dans la Drôme, les artisans du cosmétique pullulent, et je me posais la question suivante : ne pensez-vous pas que vous vous trouvez dans une région qui est saturée par ceux qui font ce rapport entre corps et plantes… N’êtes-vous pas victime d’une trop grande concurrence ?
  • Bonne question. Je ne sais pas, mais je pense que chacun doit suivre son cœur, et ce qu’il a envie de faire, je suis persuadée qu’il y a de la place pour tout le monde, pour moi il n’y a pas ce problème de place ou de concurrence, j’ai horreur de ce mot… Je suis mon propre chemin, si je dérange, je dérange, si je plais, je plais… je trace ma route. Vous savez, je n’ai pas deux visages, celui de l’esthéticienne et celui de la femme dans le privé, je suis Annaïk… Je n’ai pas de règle figée, tout est possible à partir du moment où il y a du respect et de la bienveillance. Ça fait seulement depuis février que je reçois, donc voilà depuis six mois, je me suis juste arrêtée pour faire mes enfants, et aujourd’hui je peux vous le dire, chaque cliente est différente, et toutes sont formidables.
  • Est-ce que vous avez pensé à cultiver vous-même les fleurs ou les plantes qui entrent dans la composition de vos produits cosmétiques ?
  • Oui, je cultive depuis le printemps mes propres roses de Damas, ma lavande, j’ai aussi du millepertuis, de la menthe et je compte développer cette activité au printemps prochain.
  • Annaïk, on va se quitter, mais rappelez-nous votre adresse physique et vos adresses sur le net.
  • Alors je reçois au 98 route de Crest à Montmeyran, donc c’est sur l’avenue des Genceaux, à la sortie ou à l’entrée du village selon d’où vous venez, il y a une grande affiche qui indique mon lieu de travail, ensuite vous pouvez me suivre sur Youtube ou sur Facebook avec mon nom : Annaïk Viallet, il y a également mon site : www.annaikviallet.com… Et puis par téléphone au 07 68 07 14 73. J’en profite pour vous dire que je fais également du coaching face-à-face, donc là je ne touche pas la personne, c’est vraiment du coaching en développement personnel, pour des personnes qui ont des blocages dans leur vie, qui n’arrivent pas à changer de travail, à changer de vie et qui veulent travailler sur leur problématiques de vie, mais attention, soyons clairs, je ne redonne pas confiance en la personne, c’est elle qui va renforcer sa confiance en elle, grâce à mes soins.
  • Nous allons conclure avec vos prix pour une séance…
  • Tout dépend. Je vais vous le dire, je rêverais d’un monde où une cliente m’apporterait un poulet contre des soins, un monde de troc (rire), non, en fait dans mon travail, en principe, un massage c’est 1 Euro la minute, donc pour une heure c’est soixante Euros, sauf que mes massages ne durent jamais précisément 60 minutes pile poil, moi je refuse de travailler les yeux rivés sur l’horloge, donc j’ai augmenté mes prix pour pouvoir me permettre de recevoir ma cliente dans toute sa globalité, donc je la garde une heure et demie, j’ai un massage d’une heure et quart et j’ai un quart d’heure de débriefing derrière, grâce auquel je vais pouvoir affiner mon travail, conclure la séance, pour qu’elle puisse repartir avec quelques clefs. Donc, voilà, vous me demandiez si je parle avant chaque séance, donc je ne parle pas avant la séance de soin, mais je parle après… Pour revenir aux prix, mon massage est à 75 Euros, mes soins du visage commencent à 65 Euros, le coaching est à 60 Euros et mon plus haut prix est à 150 Euros pour plus de deux heures de soins.

Au moment de retranscrire les mots d’Annaïk, j’ai remarqué un détail, qui peut-être n’en est pas un : après environ une demi-heure d’interview, elle a prononcé pas moins de 25 fois le mot « travail ».

Autant dire que pour elle, son occupation de « donneuse de soins » n’est pas une distraction et qu’elle prend vraiment son métier très à cœur.

Textes et photos : Mathias Deguelle.

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